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Startups : Digital Africa veut rassembler le meilleur de l’innovation africaine

lundi 11 juin 2018

Inaugurée lors du salon VivaTech, l’initiative Digital Africa et sa plateforme, lancée par l’Agence française de développement, accompagneront l’émergence de l’entrepreneuriat féminin et de l’innovation numérique en Afrique.

C’est en présence du chef de l’Etat rwandais Paul Kagamé qu’Emmanuel Macron a annoncé un financement à hauteur de 65 millions d’euros pour l’association Digital Africa. Le concours d’innovation numérique, lancé par l’Agence française de développement (AFD), accompagnera l’émergence de l’entrepreneuriat africain. « L’AFD va déployer dans les prochaines semaines un instrument spécifique (...) destiné à combler les failles d’accompagnement par des petits tickets, qui sont ceux dont ces startups ont besoin, de 30 à 50.000 euros », a annoncé le président français.

Le concours Digital Africa

Cette troisième édition du concours de startups « Digital Africa for Women » met à l’honneur les femmes et la promotion de l’égalité des genres sur le continent africain. Sont donc concernées toutes celles qui dirigent des startups ou proposent des solutions innovantes qui s’inscrivent dans cette dynamique.

Ouvert aux candidatures du 10 septembre au 19 octobre 2018, le concours permettra aux jeunes pousses de bénéficier d’un accompagnement financier et d’un accélérateur de projet. Le programme favorisera aussi leur insertion dans l’écosystème numérique africain où les startups sont en pleine expansion, tant dans le domaine de la téléphonie mobile que de la fintech.

Les projets éligibles au concours devraient être tournés vers les contraintes spécifiques aux femmes et facilitant l’accès à l’éducation, à la formation où à la santé, mais aussi au marché financier, à l’information sur les droits et sur l’accès aux services judiciaire, à la déconstruction des stéréotypes de genre, entre autres.

Réseau et plateforme numérique

Au-delà du concours annuel, Digital Africa est avant tout une association aux multiples casquettes. Créée par un consortium d’organisations institutionnelles et associatives, elle a pour principale mission de promouvoir et d’animer la plateforme numérique éponyme. Un lieu de mise en réseau des entrepreneurs et des écosystèmes qui sera, dès le mois d’octobre, enrichi d’une fonction de réseau social, d’un centre de ressources et d’un réseau de « business angels », a annoncé l’Agence française de développement.

Rémy Rioux, directeur général de l’AFD, parle d’un « formidable saut technologique, mas aussi économique et social, à condition de favoriser le développement durable et l’inclusion, notamment des femmes ». L’initiative ne s’arrête pas là. Un partenariat vient aussi d’être lancé avec la plateforme d’accélération de projets observer.africa, œuvrant elle aussi pour la transformation numérique en Afrique. Cet observatoire produit notamment des synthèses annuelles sur le développement de l’économie digitale dans les pays africains.

Des ressources organisées seront mises à disposition pour gérer ou gouverner une base de communs renouvelés et enrichis en continu, à laquelle s’ajoute l’organisation d’événements, de colloques et de conférences en Afrique et dans le reste du monde. À terme, la plateforme devrait fédérer des communautés de savoirs et d’initiatives, de sorte qu’elle puisse devenir un « bien commun » des acteurs de l’innovation et du numérique sur le Continent.

Le label Digital Africa

Pour la première fois depuis la création du concours, l’Agence française de développement a décidé de mettre en place le label Digital Africa. Principaux objectifs : soutenir la dynamique entrepreneuriale africaine ; impulser l’innovation par le numérique ; accompagner l’émergence d’entrepreneurs à impact social.

A travers son label, Digital Africa fédère les initiatives et les écosystèmes d’innovation africains, pour les accompagner en leur donnant accès à des ressources et des opportunités d’affaires. Il permettra de les mettre en relation avec les écosystèmes d’innovation européens pour penser le futur.

Une première manifestation vient déjà d’être labellisée. Il s’agit de la conférence Emerging Valley, lancée par le spécialiste de la tech africaine Samir Abdelkrim. La seconde édition de l’événement aura lieu du 19 au 21 novembre prochain à Marseille et à Aix-en-Provence. La principale volonté du fondateur de cet évènement est de faire de cette région un hub du business et des startups entre l’Europe et l’Afrique.

Marion Delpech

(Source : La Tribune Afrique, 11 juin 2018)

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