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Sommet mondial sur la société de l’information : Les Africains en rangs serrés pour Tunis

mardi 6 septembre 2005

Adopter une position commune à Tunis, lors du Sommet mondial de la société de l’information qui se tiendra, du 11 au 16 novembre 2005, est l’objectif visé par la réunion des ministres africains chargés des technologies de l’information et de la communication sur la gouvernance d’internet ouverte, hier, à Dakar. "La réussite du grand rendez-vous de Tunis ne permet pas d’aller en rangs dispersés alors que d’autres continents sont unis", a mis en garde le président de la République. Me Abdoulaye Wade qui présidait, hier, la cérémonie d’ouverture de la réunion des ministres africains chargés des Technologies de l’information et de la Communication sur la gouvernance d’internet qui prend fin après demain, a rappelé que la position commune adoptée lors de la première réunion de Genève (en décembre 2003) a permis à l’Afrique de parler d’une seule voix. "Le Fonds de solidarité numérique mis en place en est une parfaite illustration. L’importance pour l’Afrique est de se doter d’un réseau numérique. Le réseau numérique permet aux Africains d’entrer, pieds joints, dans le monde moderne", a soutenu le président Wade.

La rencontre de Dakar devra offrir l’opportunité aux pays africains de débattre de la question cruciale de la gouvernance d’internet. Celle-ci comporte d’énormes enjeux politiques, économiques et sociaux. "Nous allons copier le Canada et les Etats-Unis pour entrer directement dans la société de l’information. Au lieu de passer par le développement de l’agriculture, la transformation, l’industrialisation du XIXe siècle, nous sautons à pieds joints dans le numérique. A partir de là, par un effet de feed back, nous allons agir sur le reste. Nous allons utiliser le numérique dans la lutte contre la pauvreté ", avait déclaré le chef de l’Etat, lors d’un entretien avec le magazine du Crdi.

Une position encore défendue, hier, par Me Abdoulaye Wade, initiateur du Fonds de solidarité numérique à l’occasion du premier Sommet mondial des villes et des pouvoirs locaux sur la société de l’information qui s’était tenu à Lyon (en France) en décembre 2003. En appelant l’ensemble des villes et des pouvoirs locaux du monde à soutenir le principe de ce nouveau fonds, les représentants des pouvoirs locaux se sont substitués, pour la première fois dans l’histoire de la négociation internationale, aux représentants des gouvernements. Cette irruption délibérée du local dans une négociation internationale classique s’est affirmée lors du premier Sommet mondial des Nations-unies sur la société de l’information de Genève, en décembre 2003, où l’on vit deux maires annoncer, en plénière, devant les hauts représentants des Etats que, face à la défaillance des Etats, ils soutiendraient et participeraient à la création du Fonds mondial de solidarité numérique initié par le président du Sénégal. Une initiative qui vise à réduire le fossé numérique Nord-Sud.

Le mécanisme du Fsn est simple : les autorités qui le souhaitent versent 1 % du montant de leurs marchés relatifs aux technologies de l’information et de la communication pour lutter contre la fracture numérique dans les pays du Sud. Le Fonds ne sera toutefois opérationnel qu’en 2006. Une Agence onusienne pour la solidarité numérique sera aussi installée à Lyon, l’année prochaine.

Le Fsn, dont l’objectif est de réduire les inégalités Nord-Sud dans l’accès aux technologies de l’information et de la communication, a été officiellement lancé, en mars dernier, à Genève (Suisse), en présence notamment du ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, et du président Abdoulaye Wade, père de l’initiative. Le chef de l’Etat n’a pas manqué de relever les efforts consentis par le Sénégal dans l’accès au numérique. "L’installation de l’intranet gouvernemental nous permet de gagner du temps et de l’argent avec des économies estimées à plus de 1 milliard de francs. Nous avons aussi lancé une Agence de solidarité numérique et sommes en train de doter les écoles d’ordinateurs". Après l’intranet gouvernemental au Sénégal, les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) mettront en place ce système. Une intégration numérique en vue. Pour le président de la République, le "grand" problème qui se pose aujourd’hui, est la réglementation de l’internet dominé par les pays développés. "L’enjeu de Tunis est de faire un pas vers la gouvernance de l’internet. Pour cela, il faut harmoniser nos positions sur ce problème stratégique. Il est indispensable que l’Afrique apporte sa contribution, ses mécanismes sur la gouvernance de l’internet. C’est toute la problématique de la rencontre de Dakar. Tunis va donc bénéficier des conclusions de la réunion de Dakar. La question essentielle est de savoir si l’Afrique peut définir une position commune", s’interroge Me Wade.

Une question à laquelle les ministres africains chargés des Technologies de l’information et de la Communication et les experts devront apporter une réponse comme les y invite le président sénégalais.

Johnson MBENGUE

(Source : Wal Fadjri, 6 septembre 2005)

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