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Sommet mondial de la sociéte de l’information : Pour une présence plus remarquée des médias africains

mardi 20 septembre 2005

Les participants à un forum préparatoire sur le Sommet mondial de la société de l’information (Smsi), prévu en novembre prochain à Tunis, ont appelé à plus de solidarité de la part de la communauté internationale pour soutenir les efforts de développement de la presse africaine. Au terme de ces assises, tenues pendant le week-end dans la capitale camerounaise, Yaoundé, ils ont souhaité que la phase de Tunis apporte des solutions concrètes et durables à la fracture numérique qui sépare les pays du Nord des pays du Sud, les médias des pays riches et ceux des pays pauvres. Ils ont plaidé pour que les organismes spécialisés et les partenaires au développement puissent apporter un appui conséquent aux programmes de formation des professionnels des médias et qu’un fonds international soit créé pour le développement des médias du Sud à l’occasion du Smsi de Tunis. Le forum en a également appelé à la dépénalisation des délits de presse partout sur le continent et exhorté les pays africains à offrir un cadre propice au libre exercice de la profession et à l’essor de médias libres et de qualité.

Constatant l’état de dégradation avancée dans lequel se trouvent la plupart des agences de presse nationales sur le continent, une situation qui contribue à marginaliser davantage l’information africaine sur la scène internationale, le forum a recommandé la mise sur pied d’un vaste programme de réhabilitation et de modernisation de ces organes. Et ce, pour qu’ils jouent pleinement le rôle qui doit être le leur dans la Société mondiale de l’information. "Le moment est venu de créer une Société de l’information libre, inclusive et équitable, dans laquelle tous les citoyens du monde ont les moyens techniques et financiers nécessaires pour accéder librement à l’information et au savoir, et en tirer parti pour leur plein épanouissement", ont souligné les participants. L’heure, ont-ils martelé, est également venue pour les gouvernements, les institutions internationales et les autres acteurs de la communauté internationale, de respecter les engagements pris au cours des dernières années en matière de liberté et d’indépendance de la presse africaine.

Pour les participants au forum, la Société de l’information doit pas être une société exclusivement marchande. C’est le devoir de tous de contribuer à sauvegarder l’aspect éthique de la Société de l’information, notamment la préservation de la diversité culturelle en promouvant les valeurs de démocratie, de tolérance et de dialogue entre les peuples, les communautés et les nations.

Pour le ministre camerounais délégué à la Communication, Gervais Mendo Ze, il convient d’abord de se demander si les médias africains sont aujourd’hui à même de se libérer des contraintes institutionnelles, économiques, techniques et déontologiques qui inhibent leur épanouissement et fragilisent leur rôle en tant que maillons essentiels de l’avènement des démocraties pluralistes et libérales, et d’Etats modernes et prospères arrimés à la civilisation de l’intelligence.

"Réfléchir à ces enjeux, c’est poser en même temps la question de la nécessaire solidarité des pays africains, individuellement fragiles face à la menace redoutable et accrue qui tend à en faire un dépotoir des sous produits des technologies du Nord, renforçant ainsi une domination que consacre l’influence des équipements sur les contenus des médias africains", a-t-il expliqué à la Pana.

Pour Mme Faïzi Azouz, membre du comité d’organisation du Smsi, l’un des enjeux du sommet de Tunis consistera, pour les Africains, à se regarder avec leurs propres yeux, et non plus à se connaître à travers ce qu’en disent les autres. "Nous devons être en adéquation avec nos racines, d’autant que la réflexion des autres n’est pas toujours la bonne et retenir que sans l’Afrique, qu’elle se porte mal

(Source : Wal Fadjri, 20 septembre 2005)

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