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Solidarité numérique : une initiative africaine transversale

mercredi 24 décembre 2003

Nous ne reviendrons pas sur la littérature consacrée au Fonds de solidarité numérique pour les raisons évidentes de son explicitation par son initiateur, le Président Abdoulaye Wade, au moment de sa publication. Aussi, il est des thèmes du développement qui, de par leur technicité, la portée de leurs enjeux et leurs hautes sphères d’évolution, ne sauraient se rabaisser à des critiques subjectives exprimées par des gangsters de la langue plus soucieux de la crainte à inspirer que d’intention de décortiquer scientifiquement les insuffisances des stratégies de résorption des disparités Nord-Sud et de renforcement de la solidarité d’intérêts Sud-Sud.

Au sortir du dernier Sommet mondial de l’information (Smsi) de Genève, le principe de la création d’un Fonds mondial de solidarité numérique, vision antérieure au concept de la société de l’information, était soumis à la critique objective des véritables acteurs (architectes et administrateurs des réseaux, concepteurs et intégrateurs de solutions, chercheurs expérimentés, opérateurs de programmes et gestionnaires de projets, et autres propagateurs de rumeurs) qui, à des degrés différents, ont naturellement souscrit à l’idée du Fonds du solidarité numérique en attendant qu’ils affinent leurs réflexions d’ici Tunis 2005. Le fonds de solidarité numérique créé, et venant renforcer les actuels mécanismes de financement qui gagneraient à être clairs et précis, les populations du Sud ont, plus ou moins, les mêmes chances et d’opportunités de travailler et vivre au même rythme que celles des pays du Nord sans quitter le sol de Mère Afrique. Ce qui induit un gain considérable en temps, espace et économie.

Devant des enjeux aussi stimulants que ceux liés à l’amélioration des secteurs économiques et sociaux en Afrique par la recherche-développement et l’intégration massive de solutions technologiques, risquant de déséquilibrer le scandaleux déséquilibre socio-politique et économique Sud-Sud et insolent du Nord vis-à-vis du Sud afin de rétablir la justice dans les relations internationales, voici que des lobbies menacés d’extinction tirent inutilement à boulets rouges sur la personnalité du président Abdoulaye Wade protégée par des jeunes « armés de sciences jusqu’aux dents » qui ne se laisseront plus jamais décourager qu’ils étaient par la récurrence de politiques pieuses et résignées sur le sort d’éternels assistés antérieurement réservé aux africains. Cette vision daltonienne de voir les choses (au Sud les clignotants rouges et au Nord les verts) a été fragmentée puis ramenée aux calendes grecques. Aux rapports de force dans le jeu des relations internationales, nous substituons les arguments de l’évidence qui, tôt ou tard, terminerons de consacrer notre entrée au pas de charge dans la société de l’information. Et c’est avec des bottes de sept lieues que nous marcherons à pas de géants vers notre destin commun : l’Union africaine. Il reviendra aux jeunes, après la ronde des générations de décideurs, d’assurer fidèlement la continuité afin que la rupture soit fondamentalement évitée.

Le merveilleux dans tout cela, c’est que nous autres jeunes africains, sommes effectivement associés aux choix et décisions qui touchent directement notre avenir dans ce monde tel qu’il tourne et non point tel que nous l’imaginions à une époque de grande littérature puérile et bon enfant.

Aujourd’hui, « si nous disons oui aux défis des nouvelles technologies de l’information, c’est sans naïveté, car nous savons qu’elles recèlent des enjeux considérables. Enjeux de pouvoir car, aujourd’hui, celui qui peut le mieux être présent sur les autoroutes de l’information détient un pouvoir de manipulation considérable. Enjeux économiques colossaux étant donné le rôle des Ntic dans la circulation des capitaux et les sommes investies dans leur développement. Enjeux autour des coûts de la communication aujourd’hui prohibitifs pour les africains. Enjeux technologiques autour des choix qui seront faits en matière d’infrastructures et de mode de raccordement de l’Afrique aux grands réseaux internationaux. Enjeux en matière de recherche et de capacité à développer les technologies dans un sens qui correspond aux priorités et aux attentes des Africains », disait le Président Alpha Oumar Konaré, à l’occasion du sommet sur l’Afrique et les Ntic, le 17 octobre 1996 à Genève.

Notre option stratégique d’investir dans les nouvelles technologies est la résultante d’une simple vision de raccordement des populations rurales africaines aux réalités de la société de l’information telles qu’elles se déclinent et non point telles qu’elles peuvent se l’imaginer au fonds de leurs régions rurales. S’y ajoute des capacités techniques détenues par de jeunes très jeunes africains dans les domaines du développement, l’expérimentation et l’intégration des solutions technologiques adaptées aux différents processus de développement des secteurs économiques et sociaux du continent.

Rappelons-nous des pertinentes réflexions et enseignements prophétiques du dernier des Pharaons, le Professeur Cheikh Anta Diop qui disait : « Nous devons éduquer notre conscience en vue de la rendre apte à accepter de futures modifications »,…, « Si la jeunesse est en fonction de la tâche à accomplir, alors, nous sommes tous jeunes car nous avons tous à faire »,…, « Vous, jeunes africains, êtes condamnés à réaliser le fédéralisme sinon vous allez vivre l’enfer sur cette terre d’Afrique. » Il serait, pour le moins, téméraire, risqué voire inutile d’interpréter ces réflexions puisqu’elles parlent d’elles-mêmes le langage des textes sacrés portant sur l’unité de l’humanité.

Samba Alassane THIAM
Président de l’Association AfricaNet Sénégal

(Source : Le Quotidien 24 décembre 2003)

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