twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Solidarité intersectorielle : Les ressources tirées des Télécoms vont financer l’Energie

jeudi 3 février 2011

Mettre l’argent des télécommunications, secteur qui draine beaucoup de sous, au service de l’énergie, un domaine souffrant de déficit, tel est le rôle que devra jouer la solidarité intersectorielle. Par ricochet, cela va contribuer au développement de l’accès au service universel des télécommunications.

Comment mettre l’importante masse d’argent que brassent les télécommunications au service de l’énergie, une denrée qui n’est pas toujours accessible à toutes les couches de la population des pays en développement ? Cette question a été prise en compte par le projet de Code des Télécommunications. Le développement de l’accès au service universel des télécommunications est largement tributaire de la fourniture en énergie. Le directeur des Télécommunications, François Dasylva, définit l’accès au service universel « étant l’ensemble des services définis de bonne qualité qui, indépendamment de la localisation géographique, est accessible à l’ensemble de la population dans des conditions tarifaires abordables ». Le service universel gère, par péréquation, le milieu rural, poursuit-il. Un constat : « En général, les opérateurs préfèrent rester dans les villes où il y a beaucoup plus de ressources à capter », au détriment des zones rurales. « Dans les villages, les gens, individuellement, ont des revenus qui ne peuvent pas leur permettre de gérer une ligne personnelle. Un des freins du développement des services, c’est l’énergie, il y a beaucoup de villages qui n’ont pas de courant. Il y a des villages au Sénégal où les gens ne voient pas la télévision, ils ont besoin, au même titre que tout le monde, de pouvoir voir la télévision de service. On a tenu à faire en sorte que le service universel comprenne cette partie », poursuit M. Dasylva.

Le Sénégal traverse un déficit énergétique qui hypothèque même l’accès à ce service universel des télécommunications. Tout comme la plupart des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’organisme communautaire a adopté à Ouagadougou, le 10 décembre 2010, une Stratégie de politique sectorielle qui vise à encourager le partenariat entre acteurs de l’énergie et ceux du secteur des télécommunications et des Tic. Il s’agira de mutualiser les ressources de ces fonds en faisant de sorte qu’elles contribuent au financement du secteur de l’énergie en vue de venir à bout de la crise énergétique. Ce qui favorisera par ricochet le développement du service universel des télécommunications. « L’argent du service universel ne servira pas seulement à faire des télécoms, mais également à mettre des sources d’énergie qui permettront d’installer le téléphone en brousse et de permettre l’arrivée de l’audiovisuel. Il y a des villages au Sénégal où les gens ne voient pas la télévision, ils ont besoin, au même titre que tout le monde, de pouvoir voir la télévision de service. On a tenu à faire en sorte que le service universel comprenne cette partie », explique le directeur des Télécommunications. Cette décision est guidée par un souci de faire jouer la solidarité intersectorielle, elle vise une meilleure articulation des politiques sectorielles pour un développement global amélioré.

Dossiers réalisé par Malick Ciss

(Source : Le Soleil, 3 février 2011)

Post-Scriptum

La question du contrôle des appels internationaux réglée par les nouvelles dispositions

Le nouveau Code, prend en compte le contrôle des appels internationaux entrants, un point qui avait soulevé une vive polémique l’année dernière, avec l’affaire Global Voice. Selon le directeur des Télécommunications, « dans le nouveau Code, il y a quelque chose qui permet de passer ce problème ». La trouvaille, c’est la possibilité de donner des licences d’opérateurs d’infrastructures. « Ce sont des gens qui vont venir avec des capacités de pouvoir véhiculer du trafic, par exemple, ils s’installent et disent à tous les opérateurs qui veulent amener le trafic hors du Sénégal ou qui veulent faire entrer du trafic dans le Sénégal, de prendre la capacité dans leur système. Ces gens leur paieraient des redevances, et en les payant, ils sont libérés de contraintes qu’un opérateur mécontent est capable de faire en perturbant entièrement le trafic », explique François Dasylva . A son avis, la licence d’infrastructures permet d’enrayer toute possibilité de sabotage du réseau en guise de protestation, « parce que celui qui vend ce trafic est autonome. »

Mots clés

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 35 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 9 354 455 abonnés Internet

  • 9 077 056 abonnés 2G+3G (97,10%)
  • 151 437 clés Internet (1,60%)
  • 107 550 abonnés ADSL (1,10%)
  • 18 412 abonnés bas débit (0,20%)

- Taux de pénétration des services Internet : 63,21%

(ARTP, 30 septembre 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 287 980 abonnés
- 219 734 lignes résidentielles (76,30%)
- 68 186 lignes professionnelles (23,68%)
- lignes publiques (0,02%)
- Taux de pénétration : 1,94%

(ARTP, 30 septembre 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 556 649 abonnés
- Taux de pénétration : 105, 11%

(ARTP, 30 septembre 2017)

FACEBOOK

- 2 800 000 utilisateurs

(Facebook Ads, août 2017)