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Sénégal : De l’impérieuse nécessité d’avoir un Point d’échange Internet (IPX) !

mardi 21 juin 2016

Depuis les début de la connexion à internet au Sénégal, les communications par email voyagent dans le temps (et les réseaux câbles et sans fil) avant d’arriver à ses destinataires. Ce parcours “fatidique” d’un contenu coute très cher à notre pays car nous ne disposons pas d’un point d’échange Internet ou IPX (Internetwork Packet Exchange) qui permettrait de réduire le volume de données inutilement envoyées hors de notre pays.

Mais c’est quoi au juste l’IPX ?

Pour donner une définition simple, un point d’échange Internet local (IPX) est un centre de routage de trafic internet conçu pour router et garder le trafic local dans le pays c’est à dire ”quand j’envoie un email à un sénégalais localisé dans notre pays, le trafic n’a pas besoin d’aller a un centre en Europe pour ensuite être re-routé vers le Sénégal pour atteindre son destinataire”.

Pourquoi un IPX au Sénégal ?

Aujourd’hui, le Sénégal ne peut plus être leader car la Gambie dispose déjà d’un IPX à Sérékunda de même que la Cote d’Ivoire à Abidjan.

Un IPX sénégalais est une nécessité sur le plan sécuritaire (la souveraineté numérique sonne plutôt creux et pompeux) car toutes nos données personnelles ne seront pas à la merci de la NSA américaine et/ou du Frenchelon (le réseau d’écoutes télécom de la France) et la CDP devrait en être ravie.

Un IPX sénégalais est une nécessité financière car le traffic de Dakar routé inutilement vers l’Europe pour ensuite revenir à Touba coûte nécessairement de l’argent aux opérateurs donc au consommateur sénégalais (qui reçoivent toujours la charge des coûts). Une bouffée certaine sur notre balance de paiements (ça existe toujours ?).

Un IPX sénégalais est une nécessité économique car c’est une plateforme habilitant un écosystème de services présentement difficilement vendables à cause des obstacles techniques liés à la configuration d’un réseau dont le nœud central se trouve à des milliers de km dans un autre pays. Un réseau local ultra-rapide et allégé contribuera à l’émergence de services e-commerce pour satisfaire la demande croissante des sénégalais en services d’habilitation et de convenance.

Finalement un IPX local est une nécessité technologique car le niveau de performance du secteur des télécoms et services impact sur la qualité du link entre nœuds de l’internet sénégalais et ses horribles temps de latence. Un IPX local permettra d’optimiser le traffic local et international et d’alléger la charge sur le lien international surtout avec la politique de CDN (content delivery nodes/network) de proximités des acteurs comme Apple, Google, Facebook.

Win-win-win all around, right ?

On ne saurait tarder avec cet important outil dans un monde où le paradigme de génération de richesses a shifté de l’électricité à l’information. Pour fouetter l’orgueil des Sénégalais, la Gambie l’a déjà fait, alors pourquoi pas nous ? Sachant que des compétences sénégalaises l’ont déjà fait pour d’autres pays comme le Bénin.

(Source : Social Net Link, 21 juin2016)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 35 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 9 354 455 abonnés Internet

  • 9 077 056 abonnés 2G+3G (97,10%)
  • 151 437 clés Internet (1,60%)
  • 107 550 abonnés ADSL (1,10%)
  • 18 412 abonnés bas débit (0,20%)

- Taux de pénétration des services Internet : 63,21%

(ARTP, 30 septembre 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

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(ARTP, 30 septembre 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 556 649 abonnés
- Taux de pénétration : 105, 11%

(ARTP, 30 septembre 2017)

FACEBOOK

- 2 800 000 utilisateurs

(Facebook Ads, août 2017)