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Secteur des des technologies de l’information et de la communication : les acteurs préoccupés par la gestion-du spectre des fréquences

mardi 28 mars 2017

La communauté africaine des radiocommunications se réunit à Dakar, depuis hier, lundi 27 mars, pour réfléchir sur la question des fréquences qui constituent une ressource rare pour le monde entier. D’où la nécessité pour Abdou Karim Sall, directeur général de l’autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), d’anticiper sur la gestion du spectre des fréquences pour un meilleur développement du secteur des Tic.

« La gestion des ressources dites rares, plus particulièrement, les fréquences, est au centre de notre préoccupation, car engendrées par l’avènement des communications électroniques résultant de la convergence numérique des technologies de l’information et de la communication ». Ces propos sont du directeur général de l’autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp). Abdou Karim Sall s’exprimait hier, lundi 27 mars, lors du séminaire régional sur les radiocommunications 2017 qui s’est ouvert à Dakar et ce jusqu’au 31 mars.

Selon lui, l’usage futur des technologies de l’information et de la communication devra assurer la mobilité, la flexibilité, la couverture nécessaires pour que les utilisateurs soient immergés dans un environnement de connectivité ubiquitaire. Toutefois, précise-t-il, l’infrastructure correspondante ne pourra être mise sur pied que si le spectre des fréquences radioélectrique est disponible et utilisé selon des modalités nouvelles.

Pour développer le secteur des Tic, Abdou Karim Sall souligne la nécessité d’anticiper sur la gestion du spectre des fréquences. « Au moment où, on est en train de mettre en place la 4G dans certains pays africains, la discussion sur la 5G a été entamée. Il faut donc anticiper sur la gestion du spectre qui, s’il n’est pas bien géré, peut nous empêcher d’être à l’aise dans les évolutions technologiques futures », indique-t-il.

Faisant le point sur la transition de l’analogie vers le numérique, le directeur général de l’Artp soutient : « le Sénégal a respecté la date qui a été retenue par l’Union internationale des télécommunications. Nous émettons aussi bien en analogie qu’en numérique. Le maillage est en train d’être fait. Les décodeurs sont en train d’être vendus. Je pense qu’il faudrait qu’on maintienne le rythme du déploiement pour que très prochainement on puisse déconnecter l’analogique pour que nous puissions utiliser la bande 700 dans le cadre de la technologie de la quatrième génération ».

Ndèye Aminata Cissé

(Source : Sud Quotidien, 28 mars 2017)

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