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Santé et éducation : Les services sociaux de base cartographiés

vendredi 18 septembre 2015

Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national géomatique du Sénégal (Png), un atelier sur l’accès aux données géospatiales sur les services sociaux de base s’est tenu, hier, à Dakar.

La gestion du territoire, de ses ressources et des infrastructures est devenue un enjeu majeur pour le Sénégal. C’est ce qui explique la mise en place du Plan national de géomatique (Png) qui vise la maîtrise du territoire et de ses ressources à travers la visualisation de la répartition des infrastructures, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, des télécommunications, des services financiers, de l’hydraulique, de l’assainissement et des services communautaires, afin que leur utilisation soit la plus optimale possible. Dans le cadre de la mise en œuvre de ce Png, un atelier sur l’accès aux données géospatiales sur les services sociaux de base s’est tenu, hier, à Dakar. Cette rencontre a été l’occasion, pour les participants, de découvrir le nouveau portail web cartographique de consultation des indicateurs socioéconomiques et géographiques sur les services sociaux de base appelé « GéoSSB ». Cet outil moderne d’aide à la décision permet au public de visualiser la répartition des infrastructures et d’avoir ainsi un meilleur accès aux services sociaux de base, particulièrement dans les zones défavorisées. Ce qui fait dire à Gnagna Sow Diop, représentante du ministère de l’Economie et des Finances, que « le processus de la géomatisation est en bonne voie au Sénégal ». Selon elle, le Png est un outil essentiel pour une mise en œuvre efficiente de l’Acte 3 de la Décentralisation et du Pse. « L’information géospatiale est plus qu’une philosophie, car au-delà de la levée des restrictions sur le droit d’accès et de réutilisation, elle s’inscrit dans une démarche plus vaste de transparence et de participation vis-à-vis des citoyens », a souligné Mme Diop. Justement, le portail GéoSSB réalisé par l’Agence nationale de la démographie et de la statistique (Ansd), avec l’appui du Canada, s’inscrit, selon elle, « dans la dynamique de mettre à la disposition des citoyens les informations leur permettant d’apprécier le niveau des services sociaux de base dans chaque localité ». Quant au directeur général de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat), il a souligné l’impact considérable que la géomatique ne cesse d’avoir sur la vie des populations et des Etats. Selon Mamadou Djigo, par ailleurs secrétaire du Groupe interinstitutionnel de concertation et de coordination (Gicc) qui regroupe plus de 35 directions et agences nationales, « au-delà de la simple localisation d’un objet, d’un équipement ou d’un phénomène sur une carte, les données géospatiales donnent une image d’ensemble du monde en décrivant comment cet équipement est prévu pour résister au temps, aux événements qui peuvent l’affecter ou comment il pourrait répondre aux changements de son environnement ».

D’après M. Djigo, les initiatives prises par l’Etat, telles que l’actualisation du découpage et de la caractérisation des zones éco-géographique du Centre de suivi écologique, la modernisation du Cadastre et de la Dgid, l’infrastructure cartographique national de l’Anat, l’infrastructure de données géospatiales du Png, etc., constituent un terreau fertile pour valoriser l’information géographique. C’est d’autant plus vrai, a-t-il ajouté, que « ces initiatives ont déjà permis d’insuffler de meilleures modalités de collecte, de traitement et de diffusion de l’information géographique auprès des acteurs de la communauté géomatique et des citoyens de façon plus générale ».

Le recensement des entreprises bientôt lancé

Au cours de cet atelier, Mamadou Niang, de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), a annoncé le démarrage prochain du recensement des entreprises au Sénégal. « Cette opération nous permettra d’inventorier sur l’ensemble du territoire national toutes les entreprises et établissements au Sénégal, des plus grandes aux plus petites ; aussi bien les pharmacies, les boutiques, les boulangeries, que les salons de coiffure, etc. », a-t-il dit. Une fois l’opération terminée, ces entreprises vont pouvoir être localisées à travers une base de données géographique accessible à tout le monde. L’intérêt de ce recensement est double : il augmentera la visibilité des entreprises et facilitera la prise de décision par l’Etat pour les investissements. Cette expérience, le Sénégal ne l’avait connu qu’en 1974.

Elhadji Ibrahima Thiam

(Source : Le Soleil, 18 septembre 2015)

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