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Sages-femmes et infirmiers renforcent leurs compétences grâce aux TIC

mercredi 12 mars 2014

Une salle avec une vingtaine d’ordinateurs installés en semi-rectangle sur des tables, des chaises, un écran démontable accroché sur l’un des murs et un vidéo projecteur. C’est le décor qu’offre l’une des salles de cours du Centre régional de formation en santé (CRF) de Thiès qui reçoit des sages-femmes et infirmiers chefs de poste sur l’utilisation de la plateforme de formation en ligne mise en place par la Fondation pour la recherche médicale en Afrique de l’Ouest (AMREF, en anglais).

Une visite au CRF en santé de Thiès organisée dans le cadre d’un voyage de presse de journalistes français et sénégalais a permis de voir le début de mis en œuvre de ce programme.

L’une des salles de cours du centre a été transformée en salle informatique pour recevoir une vingtaine d’infirmiers et sages-femmes en exercice dans toute la région pour une session de formation à l’utilisation de la plateforme e-Learning mise en place par l’AMREF en partenariat avec la Fondation Sanofi Espoir.

Cette formation entre dans le cadre d’un Programme régional de formation et de renforcement des capacités de sages-femmes africaines.

Maîtresse sage-femme au Centre de santé quartier 10ème, dans la commune de Thiès, Anna Ngom relève que la formation continue a toujours été un souci pour elle. "Aujourd’hui, cette formation en ligne offre surtout aux jeunes un plan de carrière du fait de la valorisation de leurs compétences", a-t-elle reconnu.

"On allait à des formations ponctuelles à travers des séminaires ateliers qui demandaient des déplacements sur plusieurs kilomètres et sur plusieurs jours au détriment du travail au niveau des structures de santé", a-t-elle souligné, pour dire que la formation en ligne est "plus adaptée aux réalités du terrain avec le manque de personnel surtout en zones rurales".

C’est une formation qui permet de "réduire l’isolement des sages-femmes et ICP en fonction dans les zones éloignées et d’augmenter également le nombre de centres utilisant la formation à distance et d’améliorer la couverture des zones rurales", a-t-elle souligné.

"Cette formation augmente nos compétences et va faciliter notre travail du moment où on a beaucoup de rapports à faire, elle va nous aider dans notre travail quotidien", a confié l’ICP de Diamaguène, dans le district de Mbour, Ndick Bakhoum. Elle espère subir d’autres sessions de formation pour faire le suivi.

Devant sa machine, la cinquantaine révolue, l’ICP estime que ces formations à distance peuvent remplacer valablement les autres formations où il fallait se déplacer vers des centres physiques. "Il fallait envoyer un courrier pour recevoir les permissions, déplacer un chauffeur. Mais maintenant avec la plateforme, on a les contenus, les enseignants encadreurs sur place et même les évaluations", a fait valoir l’infirmière.

Même appréciation pour l’infirmier superviseur dans le district sanitaire de Khombole, Sega Sarr, venu suivre cette première session d’orientation sur la plateforme e-Learning mise en place par l’AMREF.

"Cette formation en ligne est en phase avec l’évolution du monde et toutes les possibilités offertes par les TIC", relève l’infirmier.

Responsable informatique à l’AMREF, El Hadji Malick Diop gère tout ce qui est projet TIC comme la télémédecine et les formations en ligne. Formateur du jour pour une vingtaine de sages-femmes et ICP de la région de Thiès installés devant leurs ordinateurs, il explique pour une première session les étapes de l’utilisation de la plateforme.

Disposant d’un bout de papier avec leurs noms d’utilisateurs et leurs mots de passe, ils suivent devant leurs ordinateurs les instructions du formateur à l’aide d’une projection sur écran. Troquant leurs blouses et coiffes des salle d’accouchement contre des tenues de ville, ils redeviennent des étudiants dans la salle d’informatique nouvellement équipée pour les besoins du programme du Centre régional de formation en santé de Thiès.

L’objectif est de renforcer les capacités des sages-femmes et ICP en zones rurales. En 2014, il est prévu de former 100 bénéficiaires et de régler en même temps un gap qui existe entre les sages-femmes formées sur 3 ans avec le niveau BFEM et celles formées avec le niveau Baccalauréat.

Aujourd’hui, sages-femmes et infirmiers en service n’ont plus besoin de se déplacer jusqu’à l’ENDSS pour une formation continue qui l’éloignerait en même temps des structures de santé qui souffrent déjà d’un manque de personnel qualifié.

L’étudiant peut rester dans son environnement de travail, à la maison, accéder aux ressources, aux cours, à la documentation déposés par les enseignants. Les évaluations se font également en ligne. Avant cela, pour le démarrage, les étudiants suivent pendant cinq jours une session de formation sur l’utilisation de la plateforme.

Pour le chef de la division formation du ministère de la Santé et de l’Action sociale, El Hadji Diagne qui a reçu la mission avant le voyage de presse, il y a une Ecole nationale de Développement sanitaire et sociale (ENDSS) qui déroule une formation par une approche par les compétences, 7 centres régionaux de formation qui appliquent les mêmes modules. Toutefois, il avait toujours constaté dans les programmes de renforcement de capacités des professionnels de santé.

Pour le partenariat avec l’AMREF, il a soutenu que le programme devrait contribuer à régler la problématique avec une formation à deux vitesses : des sages-femmes formées à partir du niveau BFEM et des sages-femmes avec le niveau Baccalauréat.

"C’est également un programme de compétence pour lutter contre la mortalité maternelle et le ministère a la même option", a expliqué M. Diagne, relevant que l’Etat dispose des ressources humaines nécessaires, de l’expertise pour accompagner le Programme de renforcement des capacités des sages-femmes africaines.

Pour Cathy Forget, "le plaidoyer n’a pas été assez entendu puisque les taux de mortalité sont encore importants et que les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) de 2015 sont loin d’être atteints".

C’est pourquoi l’option a été faite de mettre le focus sur la formation des sages-femmes pour améliorer la santé maternelle et néonatale à travers également une campagne dénommée "Stand up for African mothers".

"Aujourd’hui il s’agit de se projeter au-delà de 2015 et les médias ont un rôle très important d’information auprès des communautés, puisque la prévention est une des meilleures armes en matière d’éducation à la santé", a-t-elle dit pour justifier la présence de médias français et sénégalais lors de ce déplacement.

L’Association nationale des sages-femmes du Sénégal accompagne le programme de formation mis en place par l’AMREF et la Fondation Sanofi Espoir.

(Source : APS, 12 mars 2014)

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