twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

SENELEC lance son compteur Woyofal : Quand l’électricité s’achète comme au marché du coin

jeudi 24 mars 2005

Comme le beaujolais nouveau, voici venu le compteur électrique nouveau Woyofal, présenté officiellement hier par les responsables de la Sénélec. Tel que décrit, le système à pré-paiement offre certainement moult avantages pour le client, mais à la différence du beaujolais, il n’est pas évident que tout le monde va s’arracher les compteurs Woyofal.

Samuel se rend à l’agence Sénélec la plus proche et achète un crédit d’électricité. Un ticket portant un code numérique de 20 chiffres correspondant à la quantité d’électricité achetée lui est remis, et il suffit à Samuel de taper ce code inscrit sur le clavier de l’interface Client pour que le chargement soit effectif. À partir de ce moment, le crédit acheté s’affiche sur l’écran du compteur et, comme avec les cartes téléphoniques pré-payées, au fur et à mesure que Samuel consomme de l’énergie, le crédit diminue jusqu’à son épuisement. Aussi, comme on achète une carte de crédit pour téléphoner, on peut désormais, au Sénégal, acheter une carte de crédit pour s’éclairer chez soi. Le système à pré-paiement Woyofal (alléger, en wolof), baptisé ’Nour’ (lumière) au Maroc, et qui va démarrer à Dakar par une phase pilote, offre la possibilité de procéder à l’achat de l’électricité au rythme du revenu du client, et sans doute plus de proximité grâce à la mise en place d’un réseau de points de ventes pour la recharge des cartes. Pas de facture, pas de frais d’abonnement, pas de coupure de courant pour défaut de paiement, juste un boîtier installé à la maison, moyennant tout de même quelque frais de timbre et de pose, et doté d’un écran à cristaux liquides sur lequel, s’affichent le crédit d’électricité disponible en kilowatt-heure, ainsi qu’une icône qui change d’aspect selon le niveau d’épuisement du crédit. Stressant, tout de même ? ’Pas du tout’, rétorque Samuel Sarr.

Toujours est-il qu’au cours de la phase-pilote du système qui va démarrer, 5000 compteurs Woyofal répartis entre toutes les agences de Dakar seront mis sur le marché, et ’dans la deuxième phase qui démarre dans un délai de 3 mois, 15.000 nouveaux compteurs Woyofal seront mis à la disposition des clients de Dakar’, indique Mamadou Mbaye Dia, directeur commercial de Sénélec, alors que la troisième phase qui démarre en 2006, sera étendue aux régions.

Pour l’heure, pour le premier achat de crédit, il faudra débourser 10 000 FCfa pour disposer d’un certain nombre de kilowatt-heure de consommation d’électricité. Ensuite, l’achat de crédit d’électricité pourra se faire à partir de 1000 FCfa.

Le projet avait déjà été évoqué par les responsables de Sénélec dans le cadre de la convention d’entreprise en 2004, a rappelé Samuel Sarr, directeur général de la Sénelec, au cours d’une conférence de presse tenue, hier, 23 mars à Dakar, où il a indiqué cependant que des études concernant la mise en place du système au Sénégal, remontent à 1993. Mais, souligne-t-il, ’la dévaluation du franc CFA, en janvier 1994, et ses conséquences sur le coût du compteur en avaient retardé l’application.’

Ce coup-ci, les cadres commerciaux de la Sénélec auraient sillonné quelques pays dont l’Afrique du Sud, la France, avant de jeter leur dévolu sur ce produit censé soulager le client, ’en lui permettant d’acheter et consommer librement’ son électricité fournie par Sénélec, étant entendu que beaucoup de clients, comme le rappelle le directeur général de la Sénélec, sollicitaient des moratoires ou des délais pour le règlement de leurs factures d’électricité. Et d’ajouter que ’ceci n’était même pas pour arranger le client.’

Si le système dont le démarrage a requis un investissement de 300 millions de FCfa, selon les responsables de Sénélec, ne nécessite plus de factures à établir et envoyer au client qui l’aura choisi, les agents qui jadis étaient voués à ces taches sont appelés à être redéployés à d’autres taches à la Sénélec, et comme l’a souligné Samuel Sarr, ’il n’y aura pas de licenciement.’

Dans ce contexte, le compteur conventionnel a tout de même de beaux jours devant lui, même si à terme et si tout se passe bien, selon Samuel Sarr, la société sénégalaise Simelec qui fabrique des compteurs électromécaniques, qui fournit le marché sénégalais et dont la Sénélec détient d’ailleurs quelque 34% de billes, pourrait nouer un partenariat avec une société sud africaine, pour fabriquer sur place des compteurs Woyofal made in Senegal. Notons au passage que la Sénélec a mis en oeuvre un ambitieux plan de développement avec des investissements de 174 milliards de francs CFA pour les années 2004, 2005, 2006.

Malick NDAW

(Source : Sud Quotidien, 24 mars 2005)

Post-Scriptum

Client ou Sénelec ?

Des avantages pour le client, mais aussi et surtout pour la Sénélec qui va ainsi économiser sur ses factures et globalement sur son exploitation, même si pour Samuel Sarr, ’notre but est certes de maîtriser les coûts de l’entreprise, mais le premier objectif de Sénélec c’est servir le client’, déclare-t-il. Il n’empêche, et le directeur général de Sénélec l’a rappelé, la Sénélec dispose de 574 000 clients dont 5000 mauvais payeurs. De quoi se demander si la problématique du piratage des compteurs conventionnels ne serait pas la principale motivation des responsables de Sénélec pour introduire le système à pré-paiement qui au demeurant, n’est pas imposé au client, il convient de le souligner, comme l’ont d’ailleurs fait les responsables de Sénélec. Justement, il convient également de se demander si une fois un client optant pour le système à pré-paiement voudrait revenir au comptoir conventionnel, il n’y a pas de problème ? Nous avons posé la question au directeur commercial de Sénélec dont la réponse, plutôt évasive, a été : ’pour l’instant nous ne l’avons pas envisagé, mais il n’y a pas d’interdiction.’ Cela dit, ajoute-t-il, ’c’est comme un abonnement que vous résiliez pour passer à un autre.’ Qu’à cela ne tienne, revenons au piratage ou autre phénomène de rétrocession d’énergie, une pratique à travers laquelle des abonnés cèdent de l’énergie électrique à des non-abonnés et dont les compteurs conventionnels de Sénélec font l’objet, comme partout ailleurs notamment à Alger où, le piratage, ou vol de l’énergie électrique constitue un des chancres qui corrodent le tissu urbain de la capitale. Et bien, à l’effet de lutter contre ce phénomène, les services algériens concernés ont pris un ensemble de mesures qui se résument, entre autres, à la généralisation de l’utilisation du compteur électronique qui a l’avantage de signaler toute tentative de sa manipulation, ou encore l’opération d’installation du compteur pré-paiement, qui a vu 20 000 compteurs déjà placés à Alger, Boumerdès et Tipaza.

Ce n’est donc pas forcément à la poche du client d’abord que pense la Sénélec, mais à l’entreprise. Peut-on d’ailleurs leur en vouloir ?

On peut par ailleurs concéder à la Sénélec le fait, tout de même, de maintenir le système actuel de facturation, même si de toutes les manières, la commission de régulation est là pour y veiller. Mais si l’on en croit le directeur commercial de Sénélec, c’est un peu ce qui a retardé la mise en place du système au Sénégal, parce que, dit-il, ’il fallait se battre pour que le produit soit développé avec le même système de tarification.’

Dans un autre registre, il ne semble pas aussi aisé de disposer du compteur Woyofal, et là-aussi c’est comme pour les cartes téléphoniques pré-payées, dans la mesure où le consommateur est ainsi obligé de discipliner sa consommation. Ce n’est pas plus mal, mais à l’extrême... le stress est quand même-là.

M. N

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

153 153 153 144 144 144 238 238 238 168 168 168 145 145 145 170 170 170 171 171 171 160 160 160 172 172 172 173 173 173 154 154 154 174 174 174 226 226 226 155 155 155 176 176 176 177 177 177 237 237 237 250 250 250 241 241 241 157 157 157 178 178 178 251 251 251 236 236 236 180 180 180 259 259 259 181 181 181 159 159 159 248 248 248 183 183 183 239 239 239 256 256 256 185 185 185 162 162 162 186 186 186 187 187 187 191 191 191 192 192 192 234 234 234 194 194 194 195 195 195 196 196 196 197 197 197 198 198 198 199 199 199 229 229 229 233 233 233 202 202 202 228 228 228 204 204 204 232 232 232 206 206 206 253 253 253 208 208 208 209 209 209 210 210 210 211 211 211 212 212 212 213 213 213 214 214 214 254 254 254 217 217 217 218 218 218 249 249 249 219 219 219 220 220 220 230 230 230 222 222 222 252 252 252 255 255 255 242 242 242 243 243 243 244 244 244 245 245 245 246 246 246 258 258 258 260 260 260 48 48 48 61 61 61 59 59 59 12 12 12 11 11 11 70 70 70 53 53 53 127 127 127 132 132 132 75 75 75 123 123 123 15 15 15 52 52 52 110 110 110 49 49 49 14 14 14 28 28 28 13 13 13 73 73 73 164 164 164 77 77 77 112 112 112 113 113 113 18 18 18 102 102 102 105 105 105 78 78 78 119 119 119 65 65 65 47 47 47 16 16 16 120 120 120 90 90 90 133 133 133 81 81 81 116 116 116 20 20 20 135 135 135 136 136 136 137 137 137 21 21 21 129 129 129 35 35 35 22 22 22 67 67 67 7 7 7 79 79 79 69 69 69 108 108 108 84 84 84 87 87 87 96 96 96 23 23 23 25 25 25 106 106 106 82 82 82 32 32 32 76 76 76 72 72 72 115 115 115 26 26 26 104 104 104 29 29 29 58 58 58 30 30 30 46 46 46 31 31 31 62 62 62 88 88 88 55 55 55 101 101 101 86 86 86 10 10 10 80 80 80 114 114 114 92 92 92 100 100 100 85 85 85 36 36 36 125 125 125 37 37 37 38 38 38 109 109 109 74 74 74 51 51 51 50 50 50 39 39 39 83 83 83 40 40 40 66 66 66 68 68 68 93 93 93 99 99 99 60 60 60 57 57 57 24 24 24 41 41 41 42 42 42 134 134 134 19 19 19 43 43 43 111 111 111 17 17 17 117 117 117 97 97 97 94 94 94 54 54 54 71 71 71 122 122 122 33 33 33 56 56 56 131 131 131 98 98 98 34 34 34 89 89 89 91 91 91 45 45 45 107 107 107

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 35 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 965 676 abonnés Internet

  • 8 679 507 abonnés 2G+3G (96,81%)
  • 161 625 clés Internet (1,80%)
  • 106 126 abonnés ADSL (1,18%)
  • 18 418 abonnés bas débit (0,21%)

- Taux de pénétration des services Internet : 57,59%

(ARTP, 30 juin 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 288 658 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,96%

(ARTP, 30 juin 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 436 809 abonnés
- Taux de pénétration : 104, 30%

(ARTP, 30 juin 2017)

FACEBOOK

- 2 800 000 utilisateurs

(Facebook Ads, août 2017)