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Réseaux sociaux sur Internet : Les journalistes sénégalais ne sont pas à la page

jeudi 2 septembre 2010

Twitter, Facebook, Linkedin, Viadeo..., autant de réseaux sociaux mais également une sémantique devenue presque familière. Ces réseaux sont en train de révolutionner le métier de journaliste. En quelques clics, nous avons essayé de faire le tour de la question afin de savoir si les journalistes sénégalais étaient à la page.

Clavier, écran d’ordinateur et le confort douillet d’une salle climatisée de rédaction à la place d’un reportage plus traditionnel sous la chaleur étouffante en ces derniers jours du mois d’août. Cadre insolite pour un reportage mais pas anodin pour s’enquérir de l’utilisation par les journalistes sénégalais des réseaux sociaux. Ces technologies des temps modernes qui sont en train de révolutionner le métier de journaliste partout dans le monde ont-elles été appropriées par les journalistes sénégalais ?

Après quelques clics et surfs, le résultat est proche du néant. « Boy c’est le Sénégal, on n’est en retard sur tout » m’avertit un confrère taquin. Mais comme Saint Thomas d’Aquin qui ne croit qu’à ce qu’il voit, nous repartons à la recherche de témoins en utilisant les classiques dans ce secteur : le réseau et les contacts sur Facebook et Twitter, les réseaux sociaux les plus utilisés. L’histoire récente de l’activité des journalistes et des anonymes sur ces deux canaux montrent que c’est une perspective à prendre en compte. Certains journalistes sénégalais les minimisent souvent car ne savent pas leur utilité ou apport. « J’en ai entendu parler mais, franchement, je ne les utilise pas dans le cadre de mon travail ». Tel un refrain, c’est ce qu’on peut entendre de la bouche de beaucoup de journalistes sénégalais à la question « quelle utilisation professionnelle faites-vous des médiats sociaux ? »

Réseaux sociaux au secours du journalisme

Les exemples sont nombreux ! Les informations suintent d’abord sur les réseaux sociaux avant d’arriver sur les médiats dits traditionnels. Il y a eu l’étonnant sauvetage d’un avion sur Hudson River à New York, la crise iranienne au printemps dernier au cours de laquelle les journalistes étrangers étaient absents, le terrible séisme en Haïti du 12 janvier qui avait occasionné la destruction d’infrastructures, dans ce même pays, Wyclef Jean, le cofondateur du groupe de Hip Hop phare Fugees, à la fin des années 90, annonce, en exclusivité, son intention de faire appel sur Twitter à la suite de la non sélection de sa candidature à la présidentielle par la justice de la patrie de Toussaint Louverture. L’apport et/ou la concurrence des médiats ou réseaux sociaux est une des problématiques existentielles du métier de journaliste aujourd’hui.

Les premières informations glanées mènent vers Basile Niane, un journaliste de la radio Océan FM. Son expérience dans le secteur des Tic lui a permis d’être l’un des piliers du blogging au Sénégal. Il a créé en 2009 le réseau des blogueurs du Sénégal, il fait partie des coordonnateurs du projet avenue221.com dont l’objectif est de réunir les jeunes à travers une plateforme et leur permettre de s’exprimer sur des thèmes d’actualités.

Basile Niane avoue utiliser les deux grands réseaux sociaux (Facebook et Twitter). « Les réseaux sociaux sont le moyen de parler avec l’autre bout du monde ». Mais le jeune administrateur du réseau des blogueurs du Sénégal pense que « Twitter doit être plus utilisé dans le cadre professionnel. Les internautes ont besoin d’une information chaude et Twitter est bien fait à ce niveau là donc, pour moi, c’est un support de travail à 100% ».

« Je partage les liens des articles publiés sur les sites que j’administre et ce qui me permet d’avoir une audience accrue et par ricochet une communauté qui peut discuter des sujets d’actualités que je publie », annonce, en tchat privé sur Facebook, Mountaga Cissé, informaticien de formation mais blogueurs professionnel. Il est l’administrateur de « Itmag.com, un site dédié aux nouvelles technologies très couru par les professionnels » précise t-il.

Gadget ou utilisation professionnelle concrète

Basile Niane, animateur d’une émission hebdomadaire sur Océan FM, explique : « après chaque émission, je mets un lien Facebook et Twitter. D’ailleurs, j’ai créé une page Facebook pour mon blog, la radio, et autres sites. Je suis journaliste radio et il m’arrive souvent de transcrire tous mes reportages en presse écrite pour mon blog ». Vu les gentils offline de collègues comme Serigne Diagne, qu’un portrait dans le journal français Le Monde présentait comme le premier journaliste Geek africain, nous reprenons les modes classiques du reportage. Au bout du fil, il y a M. Diarra, journaliste chargé du desk international de Sud Fm, donc plus à même de s’y intéresser avoue ne pas utiliser les réseaux sociaux. « J’utilise les canaux traditionnels comme les dépêches, même si depuis quelques temps j’ai diversifié mes sources d’information comme les sites internet de RFI, de Jeune Afrique, de Yahoo !, ainsi que ceux des grands magazines ». Même son de cloche chez les jeunes reporters chargés de couvrir la banlieue de Dakar comme Mamadou Fofana de ZIK FM et Salif Sow de Rfm. « Je n’ai pas à ma disposition un matériel informatique me permettant de me mettre sur les réseaux sociaux. Je n’ai même pas d’ordinateur avec moi pour travailler à la maison. Souvent, je mets une semaine sans aller à la rédaction de notre radio. J’envoie mes éléments par téléphone », précise Salif Sow.

Et la rédaction du Soleil dans tout cela. « Euh... je connais mais franchement je me cantonne à une utilisation personnelle et ludique donc pas professionnelle » est la réponse la plus donnée dans les couloirs de la rédaction. Une personne semble sortir du lot, enfin pour ne fâcher personne, c’est la présentation qui m’a été faite. Oumar Diouf est spécialisé en culture, rubrique dont la nature première est son universalité dans un monde de plus en plus globalisé. A travers le subtile jeu des questions-réponses sur un tchat bien connu, même si nos burea

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