twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Remous autour du passage au numérique : Les professionnels recadrent le débat et proposent un conseil national

samedi 1er février 2014

Le débat passionnant autour du passage de l’analogie au numérique en 2015 ne laisse pas indifférente l’Organisation des Professionnels des TIC (Optic). Cette structure qui a droit de cité dans le secteur des technologies de l’information et de la communication, a campé le débat, situé les responsabilités et dépassionné les ardeurs. Les professionnels du secteur dénoncent le monopole de l’Etat et proposent la tenue d’un Conseil national de l’économie numérique pour éviter que le Sénégal ne perde le réseau à la date fatidique.

Optic opte pour la concertation pour lever les équivoques et réussir le passage au numérique imposé par l’Union internationale des télécommunications basée à Genève. Pour ce faire, l’organisation professionnelle commence par diagnostiquer le mal à la racine. En effet, d’après elle le ver se trouve dans le fruit.

Depuis l’appel à candidature publié par le Comité national de pilotage de la transition de l’analogique vers le numérique (Contan) pour « la mise en place d’une infrastructure convergente ». C’est pourquoi « le secteur privé sollicite la suspension de l’appel d’offres lié aux lots d’infrastructures télécom 2 et 3, le temps d’asseoir une véritable concertation ». Mieux, les professionnels veulent que « le Président aille plus loin, en mettant un place un instrument que tous les acteurs du secteur réclament : un conseil national de l’économie numérique », un cadre consultatif indépendant dont le rôle sera d’émettre des recommandations sur toutes les initiatives importantes du secteur.

Aussi, disent-ils, « ces deux lots (Réseau de fibre optique et Infrastructure LTE 4G) ne sont pas intrinsèquement liés à la problématique de passage de l’analogique au numérique. Autrement dit, aucune urgence ne peut donc être invoquée pour les inclure dans le périmètre. Cela d’autant plus que le nouveau code des télécommunications de 2011 et dont les décrets d’application n’ont pas été publiés, ne confère pas au Contan les compétences pour le pilotage de ces deux volets.

En effet, expliquent-ils, les lots 2 et 3 introduisent un changement majeur dans l’écosystème des télécommunications, notamment le monopole d’Etat à travers la propriété exclusive de l’Etat sur les infrastructures. Or selon eux, un tel bouleversement ne peut se faire sans concertation. Dès lors, disent-il, l’Artp, le ministère de l’Economie numérique, l’Adie et le secteur Privé devraient créer une bonne articulation des différents acteurs, pour la création d’emplois et le partenariat gagnant-gagnant de l’Etat avec le secteur privé et les opérateurs.

Non au Monopole de l’Etat

Pour Optic, un monopole d’Etat « fera perdre au Sénégal la position enviable qu’elle occupe aujourd’hui dans le secteur des télécommunications. L’Etat ne sera pas en mesure de suivre le rythme des évolutions technologiques très rapides du secteur et ne disposera pas des moyens colossaux qu’exigent les investissements futurs et leur exploitation ». Aussi, ajoutent-ils, « aucun opérateur télécom au Sénégal ne peut être contraint à utiliser l’infrastructure de l’Etat et le risque de fiasco financier est énorme pour l’Economie Numérique qui contribue à plus de 10% du Pib ». En définitive, les professionnels des télécommunications plaident pour un partenariat intelligent impliquant l’Etat du Sénégal, le secteur privé local et des investisseurs étrangers pour garantir la pérennité et l’évolutivité de l’opérateur Tnt.

Amadou Ba

L’As, 1er février 2014

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 11 081 424 abonnés Internet

  • 10 817 325 abonnés 2G+3G+4G (97,62%)
    • 2G : 33,28%
    • 3G : 54,50%
    • 4G : 12,13%
  • 97 453 clés et box Internet (0,88%)
  • 145 964 abonnés ADSL/Fibre (1,341%)
  • 17 953 abonnés bas débit (0,16%)
  • 2729 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 825

- Taux de pénétration des services Internet : 70,46%

(ARTP, 30 juin 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 307 030 abonnés
- 236 665 lignes résidentielles (77,08%)
- 70 274 lignes professionnelles (22,89%)
- 91 lignes publiques (0,03%)
- Taux de pénétration : 1,952%

(ARTP, 30 juin 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 201 494 abonnés
- Taux de pénétration : 109,38%

(ARTP, 30 juin 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)