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Rejet par l’Armp du contrat liant l’Artp à Global Voice : L’Odsent exige le départ de Ndongo Diao

samedi 18 septembre 2010

Après le rejet par l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) du contrat liant Global Voice à l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), l’Organisation des distributeurs de services numériques et de télécommunications (Odsent) exige « le départ immédiat » du Directeur général de cette dernière, Ndongo Diao, pour « manquements gravissimes ».

La tête du Directeur général de l’autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) est réclamée aujourd’hui par l’Organisation des distributeurs de services numériques et de télécommunications (Odsent). Ce qui doit être le prix à payer pour le rôle qu’il a joué dans le contrat ayant lié la structure qu’il dirige à Global Voice.

« La décision de l’Armp vient prouver, sans ambages, que M. Ndongo Diao, Directeur général de l’Artp, est coupable d’avoir raconté des faussetés aux Sénégalais. Car il s’agit en réalité d’une nébuleuse, avec un marché par entente directe, loin du Partenariat public-privé annoncé, un véritable contrat de gré à gré frappé de nullité, concocté par une autorisation mal fondée et irrégulière de la Dcmp, transgressant ainsi expressément les instructions sacrées de l’article 76 du Code des marchés publics ». À en croire l’Odsent, « M. Ndongo Diao, qui s’est adjugé, pour ses amis de Global Voice Group, avec la complicité de la Dcmp, une délégation de service public devant faire l’objet d’un appel à concurrence, conformément au Code des marchés, a trompé les Sénégalais à l’occasion sa récente conférence de presse où il déclarait que ‘l’exclusivité de la solution est détenue par Global Voice Group qui l’a déjà implantée, avec succès, dans de nombreux pays, seul Global Voice Group disposait des compétences requises’, que ‘le contrat signé avec Global Voice obéissait aux lois et règlements parce que étant un contrat de Partenariat public-privé’ ».

L’Odsent liste 3 raisons pour lesquelles Ndongo Diao doit être viré de son poste. Il y a d’abord « l’annulation de sa note de service du 15 avril 2010 portant transfert du siège de l’Artp vers un immeuble situé au centre-ville pour un coût exorbitant de près de cinq milliards de francs ». Ensuite « la décision N°127/ARMP/CRD en date du 15 septembre 2010 de l’Agence de régulation des marchés publics qui anéantit sa tentative de passer un marché de gré à gré avec la Société Global Voice Group pour le contrôle et la tarification de la terminaison des appels internationaux entrants au Sénégal ». Et enfin, l’annulation éventuelle du décret N°2010-632 du 28 mai 2010 par le président de la République, lequel décret certainement pris sous la tromperie du Directeur général de l’Artp et le rapport manifestement complaisant de la Dcmp ».

Un ensemble de manquements qui font que Odsent se demande « comment une telle autorité, un tel responsable, peut-il continuer à bénéficier de la confiance des plus hautes autorités de ce pays ? »

L’Odsent s’interroge : « est-ce que cet homme, garant de la police des services de télécommunications au Sénégal, qui est loin de respecter les institutions de la République, doit mériter la confiance du chef de l’Etat ? Est-ce que sa culpabilité, ses micmacs ne doivent pas être sanctionnés pour la restauration de la transparence et la légitimité républicaine ?

Qu’est-ce qui est en dessous de cette énorme transaction financière, de ce contrat malsain ostensiblement prémédité, préjudiciable à la notoriété internationale de notre pays ? Combien de milliards ont déjà coûté la « gestion de l’irrégularité du contrat » et qui va payer la facture ? pourquoi M. Ndongo Diao ne respecte-t-il pas les Sénégalais qui contribuent et qui attendent de lui la véritable révolution positive du numérique et des services de télécommunications au Sénégal ? L’Odsent appelle à des mesures. Elle exige ainsi « le départ immédiat et sans délai » de Ndongo Diao de la tête de l’Artp, « pour la restauration de la transparence dans le management des entreprises ». Elle lui reproche aussi « incompétence, insuffisance de résultats et manquements gravissimes très préjudiciables à l’intérêt national au profit d’intérêts privés à mille lieues des préoccupations des populations sénégalaises ».

Awa Dabo

(Source : Le Populaire, 18 septembre 2010)

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