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Régulation de l’audiovisuel : Le Cnra réceptionne un nouveau matériel de monitoring

mercredi 30 avril 2014

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa nouvelle politique de régulation, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) a réceptionné, hier, un nouveau matériel de monitoring des médias. Ce système permet le monitoring de 24 télévisions et de 36 radios.

La régulation de l’audiovisuel au Sénégal est en passe de connaître un nouveau tournant avec la réception, hier, d’un nouveau matériel de monitoring des médias par le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra). Acquis auprès de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca) du Maroc grâce au soutien du chef de l’Etat et les contributions de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) et du Fonds de développement du service des télécommunications (Fdsut), ce système permet le monitoring de 24 télévisions et de 36 radios. Ainsi, du fait de la portée extensible de ce système, le Cnra envisage d’acquérir une solution qui lui permettra le suivi des médias sur l’intégralité du territoire national. Aussi, le système favorise « l’exploitation des contenus pour s’assurer du respect, par les éditeurs de service, de leurs engagements contractuels et disposer aussi à tout moment de la physionomie et des caractéristiques du paysage audiovisuel sénégalais ». En outre, « la technologie mise en place permettra d’établir un état des lieux qualitatif sur l’activité du paysage et de traiter les appréciations formulées par les usagers ».

Co-régulation

Pour le président du Cnra, Babacar Touré, dans le temps, la régulation a toujours été une décision de l’Etat. Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, elle se pose avec des modalités tout à fait inédites. « Cette étape est une manière de plus de bâtir le futur du secteur sur la base du respect des usagers autant que des opérateurs. Sur la base de l’offre de contenus et de la concertation. Nous devons travailler en bonne intelligence entre acteurs du secteur, pour valoriser le génie et l’adosser au principe de responsabilité », a-t-il indiqué, ajoutant qu’il a fallu réfléchir à asseoir une doctrine de la régulation. Selon lui, la régulation institutionnelle à elle seule ne peut pas tout faire. « La régulation concerne un secteur dont la raison d’être est la liberté d’expression », a fait comprendre Babacar Touré. Non sans souligner l’importance de l’auto-régulation, laquelle, à l’en croire, revêt un aspect fondamental. D’où toute la pertinence de travailler sous le socle de la responsabilité et d’adhérer à la pratique de l’auto-régulation. De l’avis du président du Cnra, ledit système permettra au Maroc et au Sénégal de disposer d’une plateforme commune de régulation.

Outil de démocratie

D’après M. Touré, cette « nouvelle pratique du monitoring est une manière d’accompagner la démocratie et la justice sociale en mesurant la représentation et le temps de présence de tous les acteurs : politiques de quelque parti qu’ils soient, hommes et femmes en parité, jeunes et seniors dans une société où l’information et la connaissance ignorent les monopoles, urbains et ruraux, dans leur égal droit à l’information ».

De son côté, Jamal Eddine Naji, directeur général de la Haca, a fait part de sa fierté de voir le système de son pays adopté par plusieurs pays étrangers. Selon lui, ceux qui réussissent mise sur la co-régulation et l’auto-régulation. D’après lui, au Maroc, depuis 10 ans, ils sont passés par une première phase d’accompagnement technique. Aujourd’hui, a-t-il avancé, ils sont dans une deuxième phase qui consiste à l’accompagnement en ressources humaines avec un taux d’encadrement de 74%. Cette cérémonie a été aussi une occasion pour remettre des attestations aux 7 techniciens sénégalais formés par des experts marocains dans le cadre du partenariat entre le Cnra et le Haca.

Ibrahima Ba

(Source : Le Soleil, 30 avril 2014)

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