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Regain d’intérêt pour l’identification des abonnés au mobile en Afrique, avec la montée du terrorisme

mardi 1er décembre 2015

Dans un contexte marqué par la montée en puissance du terrorisme sur le continent, le contrôle des utilisateurs du mobile, qui n’a pas toujours été menée avec rigueur sur le long terme, est actuellement repris ou renforcé par diverses nations. La prise d’otage survenue le 20 novembre 2015 à l’hôtel Radisson Blu de Bamako au Mali semble avoir accéléré le processus dans plusieurs pays d’Afrique.

Simple coïncidence ou réaction à l’attaque de Bamako, le Togo a renforcé l’identification de ses abonnés. Dès le 20 novembre 2015, l’Autorité de régulation des postes et télécommunications a servi un ultimatum de dix jours aux abonnés non-identifiés pour se mettre en règle. Le délai qui leur a été accordé est arrivé à expiration hier, 30 novembre. Les consommateurs toujours hors-la-loi devraient voir leur accès au réseau télécom suspendu. C’est en 2011 que le Togo a lancé l’identification de ses abonnés. Mais le processus n’a pas été très respecté par la suite dans le pays.

Au Mozambique, c’est depuis le 28 novembre 2015 que les opérateurs de téléphonie mobile Mcel, Vodacom et Movitel procèdent à la désactivation des cartes SIM non-identifiées sur leur réseau. L’identification des abonnés au mobile, le Mozambique l’a menée dans tout le pays en 2010. Cinq ans après, plusieurs cartes SIM continuaient à émettre sans être identifiées. Le régulateur télécom a décidé de ne plus tolérer ce laisser-aller.

Du côté du Sénégal, Yaya Abdoul Kane, le ministre des postes et télécommunications, lors de l’examen du projet de budget de son département devant l’Assemblée Nationale, avait déclaré aux députés qu’à « partir du 30 novembre, toutes les puces non identifiées seront désactivées ». Le Sénégal avait procédé à l’identification initiale de ses abonnés aux télécoms en 2013.

Avant l’attaque de Bamako, le Cameroun et le Nigeria qui combattent toujours la secte terroriste Boko Haram depuis déjà plusieurs mois, ont également renforcé l’enregistrement des consommateurs des services télécoms en août et septembre 2015. Les deux pays avaient respectivement réalisé l’identification initiale de leurs abonnés en 2010 et 2012.

A l’instar de ces différents pays, plusieurs autres vont certainement suivre la tendance. Même s’ils ne sont pas encore visés par les actes terroristes, leur décision pourrait être influencée par leurs voisins directs. Exemple du Kenya qui a demandé en septembre dernier à l’Ouganda, au Rwanda et au Burundi d’identifier leurs abonnés pour renforcer sa sécurité et la leur.

(Source : Agence Ecofin, 1er décembre 2015)

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