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Réflexions sur l’art numérique : L’Afrique dans l’urgence de pallier le retard

vendredi 12 mai 2006

Dans le cercle des artistes africains, les nouveaux médias ne bénéficient pas encore d’un usage assez régulier comme la peinture et la sculpture. Alors que dans les sociétés occidentales, la vidéo demeure une forme de peinture très développée. Et souvent les lauriers décernés dans le domaine de l’art numérique sont remportés par les occidentaux. Un travail doit être fait dans ce sens.

L’utilisation de l’art numérique n’est pas très développée chez les artistes africains. Le constat est unanime et peu d’initiatives sont constatées dans le milieu de l’art africain pour cette autre forme d’art. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : « De 2000 à 2006, trois des six Prix décernés au cours de la Biennale de Dakar, sont faits de support numérique. Mais un seul de ces lauréats vit sur le continent africain », a indiqué Viyé Diba, lundi, au cours d’un séminaire sur l’Art numérique. Les deux artistes kenyans, Ingrid Mwangi et Jimmy Ogonga qui ont commencé à développer cet art en 1999 ont réussi à impliquer des peintres et des sculpteurs de Naïrobi. Seulement, leur entreprise reste confinée dans leur milieu naturel, celui des artistes. « Bien qu’il existe des écoles où l’on enseigne l’art, nous manquons de forum fort pour nous exprimer », indique Jimmy Ogonga, un des panélistes. Aussi des difficultés se sont posées sur la commercialisation des œuvres faites à partir des nouveaux médias et la manière de faire passer le message.

Pour de nombreuses personnes, l’authenticité des œuvres faites à partir des nouveaux médias demeure une réelle préoccupation. Différentes de la sculpture - construite de façon concrète -, ces œuvres sont souvent présentées comme un « art corrompu », relève Ingrid Mwangi qui a présenté une œuvre numérique où elle exprime « son indignation sur les contradictions du monde ». Différent du cinéma et de la peinture, « l’art numérique se situe entre le réel et la fiction », a observé une participante au cours des discussions.

Entre les sociétés occidentales et celles africaines, l’écart dans l’utilisation de cette forme d’art est important. Dans les sociétés occidentales par exemple, la vidéo reste une forme de peinture qui a commencé à se développer depuis 1965. Ce qui n’est pas le cas en Afrique. Pour Henry Meyric Hughes, l’art numérique est utilisé comme une forme de révolte vis-à-vis de leurs parents et des sociétés totalitaires et des « fausses significations » données par les gouvernements totalitaires sur l’histoire des peuples. Ainsi, l’art numérique considéré comme une « virtualité de la création » reste tout de même difficile. Et les artistes africains ont un travail à faire dans ce sens. Pour mieux faire concurrence avec leurs homologues occidentaux.

Maguette NDONG

(Source : Le Quotidien, 12 mai 2006)

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