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Radio municpale de Dakar : Une fréquence au cœur de la décentralisation

mardi 12 octobre 2004

Après les radios commerciales et les radios communautaires, c’est peut-être une nouvelle ère qui s’ouvre dans le paysage audio-visuel sénégalais, avec la création par la ville de Dakar d’une station Fm. La Rmd est cette nouvelle fréquence, qui veut s’implanter au cœur de la décentralisation.

Les émissions de la Radio Municipale de Dakar ont officiellement démarré hier, lundi, 11 octobre, sur la 95.5, au terme de quelques semaines d’essais techniques jugés concluants par les responsables de la structure. Après le spécial éducation, qui a rythmé l’antenne toute la journée du jeudi dernier, jour de la rentrée des classes dans les établissements élémentaires et dans le moyen secondaire général, la Rmd qui propose une nouvelle approche dans le traitement de l’information, a démarré ses émissions en direct du septième étage du Bulding communal, en trombe hier. Les auditeurs calés sur la fréquence qui a décidé d’investir la décentralisation ont pu découvrir l’émission « En profondeur » qui tente de revenir sur des questions de fond ou du moins toucher le fond de ces questions, par exemple.

En inaugurant cette approche dans le traitement de l’information, les animateurs ont un rôle clé. Et l’on a pu découvrir une ancienne connaissance des auditeurs de « Sud-Fm » et d’ « Envi-Fm », en la personne de Cheikhou, lancer les journalistes à tour de rôle, à l’antenne. Ici, les animateurs revêtent une autre casquette, celle de présentateurs, en intervenant dans les éditions du journal. D’autres voix déjà connues sur la bande Fm, comme celles de Macoumba Mbodji, ancien de « Sud-Fm » et d’ « Envi-Fm » qui devient le rédacteur en chef et celle de Doudou Coulibaly, jadis à « Manoré Fm », sont désormais entendues sur la Rmd.

La proximité qui rythme la décentralisation

Dans sa gestion de proximité, la Radio municipale de Dakar ne manque pas de s’intéresser aux déboirs des usagers de la route. Il a remis sur le tapis une ancienne émission consacrée aux embouteillages dans la capitale, avec « le point de la circulation ». Si la trouvaille revient à la première radio privée du Sénégal, « Sud-Fm », la Rmd tente d’améliorer le concept. Des reporters, à bord de motos, sont dépêchés dans plusieurs endroits sensibles de la ville pour faire le point de la circulation et orienter ainsi les automobilistes connectés sur la 95.5. D’autres émissions comme une chronique sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, un forum de l’emploi, des conseils en formation professionnelle sont également sur la ligne de mire de la Rmd Pour se faire, la mairie de Dakar, bailleur et promoteur de la Rmd n’a pas lésiné sur les moyens en mettant à disposition du matériel dernier cri et des studios bien aménagés. « La proximité est de rigueur et nous avons décidé d’investir le créneau de la décentralisation. Notre credo est d’encourager le débat démocratique et surtout de cultiver la démocratie locale », a indiqué Malick Diagne, chef du service de presse de la municipalité de Dakar annonçant ainsi la couleur. Dans ce processus qui consiste à accompagner la décentralisation les secteurs de la santé, de l’éducation, du cadre de vie, de l’urbanisme, entre autres, sont privilégiés. « A travers les émissions qui régissent sa grille de programmes, la Rmd veut devenir une vitrine pour les collectivités locales et les populations à la base doivent pouvoir s’exprimer librement et évoquer les problèmes auxquels elles sont confrontées », ajoute encore Malick Diagne.

Pour mettre en pratique cette approche dans le traitement de l’information, les formats qui sont utilisés laissent assez de place aux populations qui sont au cœur du débat. Avec le serveur vocal par exemple, les habitants d’un quartier peuvent directement poser leurs doléances et interpeller ainsi leurs élus locaux. « Nous voulons créer un cadre d’expressions plurielles », conclut le chef du service de presse de la ville de Dakar.

Moussa DIOP

(Source : Sud Quotidien, 12 octobre 2004)

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