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Quelle régulation pour la presse en ligne ?

dimanche 30 novembre 2014

Dans une démarche proactive qui est à saluer, la presse en ligne sénégalaise, à l’initiative de l’Association des professionnels de la presse en ligne (APPEL) qui réunit les « poids lourds du secteur » sous la direction d’Ibrahima Lissa Faye, a organisé un séminaire régional sur sa régulation, tant du point de vue du contenu que de celui du modèle économique, sans oublier les questions éthiques. Il faut dire que, depuis un certain temps, la presse en ligne est régulièrement mise en cause, surtout par les acteurs politiques, en raison des dérives constatées dans les forums de discussions qui sont aujourd’hui à la presse en ligne ce qu’étaient jadis les émissions interactives aux émissions de radio. Il faut avouer qu’il est difficile de consulter un de ces forums sans y lire des propos diffamatoires, voire des insanités, à l’encontre de tel ou tel responsable politique ou personnage public quand il ne s’agit pas de publicités pour des produits aphrodisiaques, des guérisseurs traditionnels ou des salons de massage d’un genre très particulier ou encore des propos visant des groupes éthiques ou des communautés religieuses. Interpellés, les responsables des sites en ligne rétorquent souvent qu’il leur est difficile, voire impossible, de modérer ces forums de discussions à la fois compte tenu du nombre de messages qui y sont postés que des charges salariales supplémentaires que cela représenteraient. Se pose également le débat opposant les partisans de la liberté d’expression, fusse au prix de certains dérapages, à ceux de la modération des forums que l’on a vite fait de présenter comme des censeurs qui ne veulent pas dire leur nom ! Les enjeux sont importants car, au-delà de la bienséance et de la protection de la dignité des uns et des autres, les commentaires dans les forums contribuant fortement au succès de certains sites, d’aucuns n’hésitent pas à accuser les responsables des sites en question de tolérer, voire d’entretenir, ce genre de pratique, histoire de faire grimper l’audience et par conséquent accroitre l’attractivité du site pour les annonceurs et in fine augmenter le montant des recettes publicitaires pour leurs propriétaires. La question de la régulation du contenu de la presse en ligne est donc en partie liée à la question de son modèle économique, si modèle économique générique il peut y avoir. En effet, chaque site d’information en ligne cherche à développer son propre modèle économique, les uns s’appuyant uniquement sur la publicité, les autres tablant sur les subventions de l’Etat pour équilibrer leurs comptes, d’autres encore finançant leur site à travers des subventions croisées provenant des recettes générées par la fourniture de services connexes (création de sites web, formation, expertise-conseil, etc.). Sur le plan éthique, se pose également la problématique de la reprise, totale ou partielle, des articles déjà publiés. Pour les sites que se limitent à être des agrégateurs de contenus, la question est moins sensible à partir du moment où ceux-ci indiquent généralement la source des articles qu’ils proposent. Par contre pour les sites, de plus en plus nombreux, à s’être dotés d’une rédaction en ligne, la problématique est beaucoup plus critique. En effet, il n’est guère acceptable de voir des articles ayant un caractère exclusif être repris en tant que tels par les « confrères », sans même mentionner la source ! De même, nombreux sont les articles qui ne possèdent aucune originalité, et donc n’apportent aucune valeur ajoutée, car étant rédigés à partir d’articles publiés dans des journaux papiers ne disposant pas d’un site web. Enfin que dire des articles qui ne font que paraphraser les informations mises en ligne par d’autres ? Comme on le voit, la presse en ligne fait face à de nombreux problèmes qui préoccupent au plus haut sommet de l’Etat puisque le Président de la république s’est récemment ému que n’importe qui puisse « se lever pour créer un événement et susciter un débat sur la page de commentaires avec tous les abus possibles ». La problématique de l’autorégulation du secteur et la démarche proactive de l’APPEL pour jeter les bases d’une régulation de celui-ci à partir des propositions faites par le secteur lui-même en direction de l’Etat est donc particulièrement pertinente. Reste à savoir quel accueil lui sera fait par les francs-tireurs de la presse en ligne, qui représentent l’arbre qui cache la forêt, et par les décideurs politiques qui ne sont guère habituées à ce type de démarche, préférant généralement imposer des décisions à la base plutôt que de partir de ses suggestions.

Alex Corenthin
Secrétaire aux relations internationales

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 35 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 592 990 abonnés Internet

  • 8 304 319 abonnés 2G+3G (96,6%)
  • 166 539 clés Internet (1,9%)
  • 103 706 bonnés ADSL (1,2%)
  • 18 426 abonnés bas débit (0,2%)

- Taux de pénétration des services Internet : 57,59%

(ARTP, 31 mars 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 288 652 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,95%

(ARTP, 31 mars 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 281 488 abonnés
- Taux de pénétration : 103, 25%

(ARTP, 31 mars 2017)

FACEBOOK

- 2 800 000 utilisateurs

(Facebook Ads, août 2017)