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Promotion des contenus africains numériques : L’initiative est lancée

samedi 8 décembre 2012

50 millions de domaine en Afrique, c’est l’un des principaux objectifs de l’Initiative africaine pour la promotion de contenus africains sur le net dénommée « AFRICA CONTENT INITIATIVE ». Son lancement hier vendredi 7 décembre a permis de lever le voile sur le gap numérique qui caractérise l’Afrique en termes de contenus par rapport au village planétaire.

« AFRICA CONTENT INITIATIVE » ou Initiative africaine pour la promotion de contenus africains sur le net. Comme l’indique l’intitulé, le but est de « promouvoir et de développer le contenu africain sur la toile, afin de palier à cette lacune historique d’une Afrique absente et de refléter la véritable connectivité sociale et le creuset d’énergie, d’innovations et d’activités que constitue le Continent Africain », explique son promoteur, Mohamet Diop, patron de Kheweul.COM, le premier Registraire accrédité par ICANN en Afrique de l’ouest et qui a procédé hier, vendredi 7 décembre à Dakar, au lancement de ACI. Rappelons qu’un registraire ou registrar est une entité (publique ou privé) qui gère les noms de domaine. Les registrars sont accrédités par l’ICANN ou l’AFNIC qui les autorisent à créer des noms de domaines en ayant préalablement vérifiés qu’ils ne sont pas pris.

D’emblée, Mohamet Diop a donné le ton en indiquant qu’ « il n’y a que six (6) registraires en Afrique », pour dire qu’aucun pays africain n’a encore réglé le problème de l’appropriation de l’internet, d’où la nécessité de développer des synergies en Afrique. L’ambitieux projet ACI soutenu par l’Agence universitaire de la francophonie(AUF) et visant à promouvoir le contenu Africain sur internet donne d’ailleurs l’exemple de cette synergie car il se déroule aussi bien au niveau national (Sénégal) que régional, avec une extension dans sept (07) pays ciblés : Cote d’Ivoire, Bénin, Togo, Guinée Conakry, Mali, Nigéria, Ghana. L’objectif étant de comptabiliser 50 millions de domaine en Afrique.

La bataille des contenus

L’idée majeure de l’ACI est relative à l’aspect identitaire des contenus. Le constat est que la majorité des africains surfent davantage sur les sites non africains pour s’informer ou communiquer, à la différence des internautes des autres continents. La recherche se fait sur Google ou Yahoo !, les vidéos se regardent sur YouTube, le courrier électronique se pratique avec Gmail, Hotmail ou Yahoo !, la recherche de savoir se fait sur Wikipédia…

Tous ces services sont « étrangers » à l’Afrique et le plus souvent, même les contenus relatifs à l’Afrique sont hébergés dans des bases de données européennes ou américaines. C’est ce qui a fait dire à Alex Corenthin, gestionnaire du domaine national du Sénégal, que « des contenus africains existent bel et bien mais ils ne sont pas valorisés pour l’Afrique. » L’exemple de « kocc Barma », un groupe d’acteurs sénégalais qui a campé le thème du lancement de l’ACI et qui dispose d’un nom de domaine .com. Ce qui signifie, selon M. Corenthin, que « leurs contenus culturels sont ainsi utilisés par d’autres alors qu’ils pourraient être valorisés pour le Sénégal et l’Afrique avec un .SN. »

Ce qui revient à dire qu’il faut plutôt encourager la création de noms de domaine nationaux, d’autant plus que les noms de domaine renforcent la capacité de créer et de profiter des contenus locaux en ligne.

Or, on ne compterait que 450 noms de domaine nationaux au Mali, 1000 au Burkina Faso, 2000 en Côte d’Ivoire et 4000 au Sénégal contre plus de 2 millions d’enregistrements en France. En gros, l’Afrique ne comptabiliserait qu’un million de domaines sur les millions de domaines à travers le monde. Noms de domaine et contenus sont donc très liés et il a été relevé l’importance que les noms de domaines qui supportent les contenus africains soient administrés par des registraires basés en Afrique, sur des serveurs qui y sont installés.

Le défi reste cependant au niveau africain, le prix et les procédures d’enregistrement de noms de domaine, mais aussi et surtout la problématique de l’accès à internet. Il apparaît que pour valoriser des contenus, encore faut-il avoir accès à ces contenus. Or, les difficultés d’accès à internet ne sont que trop connues et c’est aussi la bataille que mènent, entre autres, des acteurs comme Tidiane Dem à travers Google Senegal dont il est le représentant.

Toujours est-il que durant deux jours, différents panels et ateliers de production de contenus accompagnés d’une série de table-rondes (panel) sur les problématiques de production des contenus en Afrique, et d’une série de spectacles, seront organisés à l’Agence Universitaire de la Francophonie, au Radisson Blu Hotel de Dakar, dans les Grandes Ecoles, et autres espaces, dans le cadre de « AFRICA CONTENT INITIATIVE » dont le promoteur parle d’un objectif ambitieux de 50 millions de domaines en Afrique et vise 1 million de sites web dans les deux prochaines années.

Malick Ndaw

(Source : Sud Quotidien, 8 décembre 2012)

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