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Prochaine libéralisation : Le privé sénégalais veut occuper la ligne

mardi 8 mars 2005

Le secteur privé sénégalais ne veut pas être tenu à l’écart des compétitions futures pour l’attribution de la prochaine licence dans le domaine des télécoms. Réagissant aux propos du Conseiller spécial du président de la République pour les Ntics, dans Le Quotidien d’hier sur l’imminence de la sélection d’un nouvel opérateur, M. Baïdy Agne a voulu faire entendre l’opinion du patronat sénégalais. Le président du Conseil national du patronat (Cnp), l’une des grandes structures patronales du Sénégal, a affirmé que « les nationaux veulent au moins 51% du capital de la prochaine société de téléphone ». M. Agne affirme que de nombreux sénégalais évoluent déjà dans le secteur de la téléphonie et des services de télécommunication : « Beaucoup d’entre eux nous ont déjà fait part de leur intention de s’impliquer dans l’attribution de la prochaine licence de téléphone. »

Reconnaissant que l’assise financière pourrait constituer un handicap pour nombreux de ses collègues, M. Agne veut toutefois mettre les pouvoirs publics face à leurs responsabilités. « La question du téléphone ne doit pas se poser uniquement en termes de milliards investis. C’est aussi une question de volonté de renforcement des capacités du secteur privé national. » Pour lui, c’est cette vision que l’Etat doit avoir à l’esprit, et encourager l’esprit d’entreprise national. Et pour lui, ce n’est pas en maintenant le secteur privé national hors de l’investissement privé important que l’on va contribuer à son renforcement. Il considère que c’est par une démarche similaire que d’autres pays ont pu asseoir une industrie de télécommunications de grande valeur.

« Qui est dans le secteur des télécoms en France ? C’est France Télécom, Vivendi, Bouygues. Ce n’est pas par hasard si ce sont toutes des entreprises françaises. Cela découle d’une démarche politique de l’Etat. » L’homme d’affaires se défend toutefois de prôner une politique d’exclusion en faveur des nationaux.

Au contraire, il s’agit pour lui, de permettre à l’Etat de sortir de son débat avec Sonatel, Sentel et éventuellement, d’autres opérateurs étrangers. « Si tout le temps, les gens veulent opposer le secteur privé national aux grands groupes multinationaux étrangers, nous seront toujours perdants, parce que nous ne ferons jamais le poids. Mais il doit être ici question de mettre en place des mécanismes de soutien aux nationaux qui voudraient s’engager dans le secteur, afin qu’ils puissent tenir leur rôle et développer le caractère de l’entreprise nationale. » Cela ne sera pour lui que justice, étant donné que des ressources humaines de valeur existent au Sénégal. Et elles s’impliquent déjà à un moindre niveau dans la téléphonie, dans l’attente de la libéralisation.

Mohamed GUEYE

(Source : Le Quotidien, 8 mars 2005)

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