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Processus de conduite nantissement d’une part des actions Sonatel de l’Etat

jeudi 4 juin 2009

Manoeuver à mettre en selle la Banque marocaine pour le commerce extérieur (Bmce) et écarter complètement de la course l’expertise locale. C’est ce qu’est en train de faire l’Etat, dans la conduite du processus de nantissement de 9,8% des actions Sonatel détenues par l’Etat, dénonce le Coordonateur de l’Intersyndicale des travailleurs, Mamadou Aïdara Diop.

La manière dont l’Etat s’y prend pour matérialiser le protocole d’accord signé le 30 avril 2009 avec les travailleurs de la Sonatel, est tout sauf rassurant pour ces derniers. Un accord qui portait surtout sur la suspension de la mise en œuvre du protocole signé avec France Telecom au profit d’un nantissement d’une partie des actions et le lancement d’une opération publique de vente (Opv) sur le reste des 9,8% de parts dont l’Etat voulait se départir.

Un mois après, les camarades de Mamadou Aïdara Diop se réduisent non seulement à dénoncer une absence totale de « visibilité sur la mise en œuvre du processus », mais font état d’une « nébuleuse » favorisée par l’Etat. En effet, le pouvoir est en train de mettre à la touche l’expertise locale qui, à travers Cgf Bourse, accompagnait les opérations, au profit de la Banque marocaine pour le commerce extérieur (Bmce). Une banque loin de rassurer les travailleurs. Tout en précisant qu’ils n’ont rien contre la Bmce, M. Aïdara affiche leur préférence sur le recours, « à compétence égale, à l’expertise nationale dans la gestion des dossiers de cette nature ». D’autant que, la Cgf Bourse a déjà fait ses preuves. Elle a eu à accompagner l’Etat dans les opérations de lancement d’obligations dans la sous-région qui ont eu un succès éclatant ». L’intérêt soudain de la Bmce, la « nébuleuse », le manque de « visibilité et de transparence de l’action » ne font que renforcer les craintes du syndicaliste. Un préjugé défavorable de M. Aïdara sur la Bmce, fortement renforcé par le fait qu’elle est impliquée dans l’affaire Air Sénégal international (Asi). « Et là-bas, tout le monde connaît la suite. On casse des sociétés, on les recrée sous d’autres conditions. Tout ça c’est la nébuleuse ». Toutes choses qui poussent M. Aidara à exhorter le gouvernement à se ressaisir, parce que « ce n’est pas bon pour le pays, il faut arrêter ».

Un comité de suivi composé de l’ensemble des protagonistes de l’accord signé le 30 avril dernier. C’est l’exigence dont l’Intersyndicale des travailleurs de la Sonatel attend de l’Etat une satisfaction rapide pour faire bouger les choses.

Les travailleurs de la Sonatel refusent de se faire endormir et affichent leur détermination à renouer avec les mouvements d’humeur pour un début d’exécution de l’accord signé le 30 avril dernier. C’est ainsi que l’Intersyndicale exige la mise en place d’un comité de suivi devant être composé de l’ensemble des protagonistes ayant participé à la signature. Il s’agit des travailleurs de la Sonatel, de l’Etat et du patronat. Ce qui permettra, selon Mamadou Aïdara Diop , de faire « régulièrement le point sur l’état d’avancement ». Mais aussi d’offrir la possibilité à l’ensemble des parties d’avoir « une bonne visibilité sur le processus ».

L’exhumation de leur plan d’actions est la menace brandie par les travailleurs pour amener l’Etat à aller dans le sens de leurs requêtes. Une démarche visant à « parer à toute velléité de retour en zone comme le syndrome Kawsara ». Un préavis de grève est ainsi déposé le 09 mai dernier. « A partir du 09 juin, nous serons en légalité de déclencher une grève sur l’ensemble du territoire si nos exigences, ne sont pas respectées », menace M. Aïdara. Une démarche dictée, de l’avis du syndicaliste, par l’attitude de l’Etat qui « a l’art d’endormir et de faire des choses en dessous ».

Le conseiller en informatique du Chef de l’Etat, Thierno Ousmane Sy, représentant la présidence de la République au Conseil d’administration, a également subi les foudres des travailleurs. « Sa dernière sortie ne nous rassure pas et nous le lui avons dit qu’il installe le doute à notre niveau et auprès de l’opinion publique nationale et internationale ». Les travailleurs n’arrivent pas à croire qu’il « continue à s’arc-bouter sur le prétendu droit de préemption de France Telecom », alors que, « dans les salons de la Présidence, les conseillers avaient dit que ce droit n’était plus opposable dès lors que Sonatel est inscrite à la Bourse ». Les travailleurs excluent en tout cas que France Telecom monte à un niveau supérieur dans le capital d’un seul pourcentage supplémentaire. « C’est exclu, nous sommes opposés à toute montée de France Telecom dans le capital », martèle Aïdara Diop. C’est ainsi qu’il avertit que la bataille des travailleurs est de faire en sorte que France Télécom retourne à 33%. Allant plus loin, les travailleurs affirment œuvrer pour la fin de la convention de concession qui se situe à 2015-2016, pour renégocier tout.

Birane Lo

(Source : Le Populaire, 4 juin 2009)

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