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Politique et publicité dans les radios communautaires : Les fondements d’une nouvelle orientation éditoriale

mercredi 23 août 2006

Les radios communautaires sont tenues de ne pas s’immiscer dans le débat politique, ni de faire de la publicité. Mais ces dispositions semblent tomber en désuétude. Les acteurs de ces organes de communication ne manquent pas d’arguments pour justifier cette nouvelle orientation éditoriale.

La politique et la publicité sont formellement proscrites à travers les ondes des radios communautaires. Ce règlement n’a d’effet que sur le papier. Car partout en Afrique et à travers le monde les termes du cahier de charges ne sont plus respectés. Parce que tout simplement les radios n’ont pas une liquidité financière leur permettant de se passer de la publicité. Dans certains pays comme le Burkina Faso, la question ne se pose presque pas. « Nous sommes aux débuts du dépassement de ce débat de la publicité sur les radios communautaires. Une radio ce sont des dépenses pour les ressources humaines, la maintenance des matériels. La publicité permet à la radio de supporter toutes ces charges », explique Napon Narcelle de la Radio rurale du Burkina. Pour son collègue de la radio Parana San (Mali) , Gustave Dakou, cette orientation est justifiée par l’impérieuse nécessité de survie.

« La publicité s’explique par ce souci de prendre en charge toutes les exigences du fonctionnement d’une radio », lance-t-il. Plusieurs séminaristes ont défendu autant que se peut cette violation des principes de départ. Toutefois, ils ont proposé des canevas pour se conformer à la vocation des radios communautaires ou à des radios rurales.

Pour certains responsables, il faut faire un tri des spots à diffuser. « Il ne faut pas accepter n’importe quelle publicité pour engranger de l’argent. Ce n’est pas acceptable qu’une radio communautaire fasse de la publicité sur la cigarette par exemple. Ce sont des radios du peuple, il faut donc leur montrer ce qui est bon. Je suis pour une publicité éducative. Je suis pour une publicité montrant le leadership féminin, ... », défend, Grégoire Gyu Roger Yacouto de radio « Ouessê » du Bénin. Son collègue, Gustave Dakou, abonde dans le même sens. Mais les animateurs de ces radios n’émettent pas sur la même longueur d’onde pour ce qui concerne le traitement de l’information sur la politique.

Toutefois, leur approche de cette question permet à ces organes de ne pas rester au-dessus de la mêlée des querelles politiciennes. « Nous faisons du traitement de l’information politique dans le sens d’une éducation citoyenne. Nous avons permis aux candidats lors des élections de venir exposer leur programme sans commentaire. Il appartient au peuple de juger celui qui lui convient le mieux », précise Grégoire Guy Roger Yacouto du Bénin.

I. SANÉ

(Source :Le Soleil, 23 août 2006)

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