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Philippe Wang, Huawei : « L’Afrique est libre de construire sa propre souveraineté numérique »

mercredi 3 juillet 2019

Philippe Wang, vice-président des Affaires publiques de Huawei en Afrique du Nord, aux questions de CIO Mag. Il explique la portée du nouvel accord signé avec l’Union africaine et assure que la cybersécurité est la priorité de la firme de Shenzhen.

CIO Mag : Pourquoi avez-vous signé à Addis-Ababa le 31 mai 2019 avec l’Union Africaine (UA) un Memorandum of Understanding (MoU) sur trois ans pour renforcer le partenariat de Huawei Technologies avec l’Afrique ?

Philippe Wang : Ce partenariat stratégique s’inscrit dans notre ambition d’accompagner la transformation digitale du Continent, laquelle passe par trois facteurs de réussite : des infrastructures sécurisées et de qualité favorisant une connectivité partout et pour tous, des services innovants, et une évolution en profondeur des organisations et des modes de travail. Il nous faut créer aujourd’hui en Afrique les conditions de succès de demain. En partenariat avec l’Union africaine qui a bien compris ces enjeux, Huawei développe une stratégie autour de ces questions essentielles pour permettre à nos clients d’expérimenter pleinement tous les services qui peuvent simplifier la vie quotidienne des populations en Afrique.

CIO Mag : Huawei s’est implanté en Afrique en 1998, au Kenya, et est aujourd’hui présent dans 40 pays africains : quelles offres propose Huawei sur le Continent (smartphones, réseaux, services de transfert d’argent par mobile, vidéosurveillance, etc.) ?

W. : En Afrique comme ailleurs, Huawei est fondamentalement un fournisseur de solutions technologiques. Notre mission est de constamment faire progresser la technologie des réseaux pour développer autour un écosystème d’applications et d’équipements permettant d’accéder à tous les services. Près de 200 opérateurs régionaux majeurs ont fourni des produits et des solutions Huawei à près d’un tiers de la population africaine. Nous travaillons avec les grands comptes de l’industrie, des transports, de l’énergie, de la finance, de l’éducation et de la sécurité urbaine.

Huawei a par exemple connecté plus de 2.500 établissements secondaires en Ethiopie pour permettre aux élèves d’apprendre en ligne et de partager leurs connaissances. Et Huawei, mise aussi sur la formation des jeunes talents africains dans le domaine des TIC. Pour les consommateurs africains, Huawei a introduit une série de smartphones et de terminaux rentables. Actuellement, la part de marché des smartphones Huawei se classe au deuxième rang dans les régions du Moyen-Orient et de l’Afrique, avec une part de marché qui s’élève à 21,5 %. Un objectif qui s’inscrit pleinement dans notre collaboration à long terme avec nos clients africains.

CIO Mag : Quelles garanties apportez-vous aux pays africains en termes de cybersécurité des infrastructures et des services ? Et quels sont les premiers pays africains à se lancer dans la 5G avec Huawei ?

W. : Les enjeux de cybersécurité deviennent de plus en plus cruciaux, et les équilibres de « blocs » qui prévalaient jusqu’à présent sont maintenant remis en cause. Pour la première fois de l’histoire technologique récente, un continent est libre de ne pas se faire imposer un choix, mais de bâtir sa propre voie et de se construire sa propre souveraineté numérique. Pour l’y aider, nous avons mis sur pied en 2010 un Comité mondial sur la cybersécurité qui couvre tous les aspects de nos activités commerciales. En effet, il s’agit d’intégrer les exigences de sécurité dans l’ensemble du processus de développement de produits et des processus de R&D.

De la conception et du codage des produits aux tests, Huawei intègre des exigences de sécurité les plus élevés au monde, afin de ne jamais avoir à transiger entre innovation technologique et cybersécurité. Nous avons été la première entreprise de l’industrie des communications à signer un accord dans le domaine de la cybersécurité avec les différents fournisseurs locaux pour les aider à renforcer la sécurité de leurs produits et services. La cybersécurité et la protection de la vie privée sont nos priorités. Concernant la 5G, Huawei teste déjà cette technologie avec les entreprises de télécommunications africaines situées en Afrique du Sud, à Maurice, au Maroc et en Égypte à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations de football qui a débutée le 21 juin 2019.

Propos recueillis par Charles de Laubier

(Source : CIO Mag, 3 juillet 2019)

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- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 11 081 424 abonnés Internet

  • 10 817 325 abonnés 2G+3G+4G (97,62%)
    • 2G : 33,28%
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    • 4G : 12,13%
  • 97 453 clés et box Internet (0,88%)
  • 145 964 abonnés ADSL/Fibre (1,341%)
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  • 2729 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 825

- Taux de pénétration des services Internet : 70,46%

(ARTP, 30 juin 2019)

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- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

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- 91 lignes publiques (0,03%)
- Taux de pénétration : 1,952%

(ARTP, 30 juin 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 201 494 abonnés
- Taux de pénétration : 109,38%

(ARTP, 30 juin 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)