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Penser les enjeux de la Société de l’information : par rapport au devenir de la diversité culturelle

jeudi 11 mars 2004

L’irruption des technologies de l’information et de la communication a ceci de singulier que notait M. Olivier Sagna , le Secrétaire général de l’Observatoire sur les systèmes d’information , les réseaux et les inforoutes au Sénégal ( Osiris) qu’elle a non seulement bouleversé tous les schémas classiques d’accès à la connaissance humaine, mais que surtout elle offre des opportunités inouïs aux organisations citoyennes, dans l’expression de leur opinions en vue de la prise en charge par elles-mêmes de leur propre destin.

Le débat actuel sur Ntic pose donc en filigrane le problème des rapports entre cultures des pays nanties et celles des pays pauvres pour cette raison évidente soulignée par l’expert d’Osiris qui celui du prisme des valeurs de civilisations que ces ce redoutable et merveilleux outil moderne met fatalement en confrontation au-delà du fait souligné par ailleurs par l’économiste Samir Amin dont le propos sur la question sonne comme une sentence : « Le discours dominant associe abusivement la « révolution scientifique et technologique » en cours et les principe et la gestion libérale mondialisée comme s’il s’agissait de réalités inséparables pour ensuite déduire que celles des sociétés qui choisissent de s’intégrer « intelligemment dans cette double réalité seront »gagnantes » à coup sur...Les dérives du discours » post moderniste constituent alors l’idéologie d’accompagnement de cet économisme banal et vulgaire.

La révolution technologique contemporaine est un fait qu’il ne s’agit pas de contester, mais dont il faut analyser la portée réelle et la dynamique »

La question de la diversité culturelle et de sa survie désormais envisagée comme un des enjeux essentiels pour le futur du globe de l’émergence la société de l’information et de cette forme de mondialisation imposée par celle celle-ci aux pays du sud et notamment du continent africain est une des dimensions de la société de l’information qu’il importe d’analyser selon cette logique que Samir vient d’exposer. Il en a beaucoup été question au cours de la série de conférences virtuelles, tenues au moment où s’ouvrait à Genève le Sommet mondial sur la société de l’information par Lead Afrique francophone et l’organisation internationale non-gouvernementale Enda.

Il y a postulat de base sur lequel s’est adossé le projet qui a abouti à ces conférences virtuelles qui ont eu pour épicentre deux salles équipées d’ordinateurs de haut débit, ouvertes au public à Dakar - le centre de ressources Enda au 54 rue Carnot et le Cyberpop du Centre culturel Blaise Senghor- avec des relais africains permettant de la même façon - dans plusieurs pays du continent - à tout un chacun de suivre les conférences virtuelles sur quatre thématiques clés et de participer aux débats. Ce postulat, c’est celui de l’existence en plus de la classique « fracture sociale » d’une fracture numérique » qui divise les pays et les sociétés entre « info-riches » et « info-pauvres » et qu’il urge de combler au plus vite

Ces visioconférences qui , de l’avis de leurs organisateurs ,visaient à élaborer tout à la fois une vision partagée de la société de l’information et un plan d’action à mettre en oeuvre par les pouvoirs publics, les institutions intergouvernementales, la société civile, etc. qui pourront être suivies de n’importe quel ordinateur connecté à internet reposaient sur l’idée développée par Olivier Sagna selon laquelle : « Pour tous eux qui s’intéressent à la problématique du développement durable dans les pays pauvres, une des questions principales est aujourd’hui de savoir comment faire de sorte que le plus grand nombre d’acteurs puissent s’approprier ces outils dans un contexte où les prix des équipements informatiques (matériels et logiciels), des télécommunications et des abonnement internet restent inabordables pour l’écrasante majorité des pays pauvres et des pauvres des pays riches ; où les zones rurales dans lesquelles vivent la majorité de la population ne sont ni électrifiés, ni desservies par des réseaux de télécommunications fixes ou mobiles ; où les points d’accès communautaires à Internet sont en nombre limité et le taux d’alphabétisation est souvent supérieur à 50%, : où les structures sociales traditionnelles font que de larges secteurs de la société , notamment les femmes et les jeunes sont marginalisés etc.. » .

(Source : Le Soleil 10 mars 2004)

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