Changement de fréquence à l’Agence de régulation des télécommunications (Art). Daniel Seck remplace Malick Guèye à la tête de la direction générale de l’organe de régulation des télécommunications du Sénégal. Une passation de services qui a eu lieu hier dans les locaux de l’Art en présence des membres du conseil d’administration, du personnel de l’agence et de nombreux acteurs du secteur des télécommunications. Daniel Seck est le troisième sur la liste des Dg de l’Agence de régulation des télécommunications après Matar Seck et Malick Guèye que l’on surnommait "le plus jeune Dg de l’alternance". "L’Art est un bateau qui a pour cap une régulation saine et efficiente", caricature le Dg sortant qui considère son remplacement comme une escale technique à partir de laquelle, le nouveau capitaine doit maintenir le cap et l’équipage, tout en révisant le matériel technique à bord. En remerciant l’ensemble de ses collaborateurs, Malick Guèye nommé à la tête de l’organe de régulation en mai 2003, quitte ses anciens locaux en lançant un appel. "Je demande au personnel de l’Art de s’engager derrière M. Seck pour l’accomplissement des missions qui lui sont assignées", lance-t-il.
Pour rappel, Malick Guèye avait été porté à la tête de l’Association des régulateurs des télécommunications en Afrique de l’Ouest (Artao), lors de sa dernière réunion tenue à Dakar.
Remerciant le président Wade pour la confiance qu’il a bien voulu porter à son endroit, le nouveau Dg de l’Art dira que les missions qu’on lui a assignées, sont des objectifs stratégiques pour le Sénégal et il compte, dit-il, matérialiser la vision du chef de l’Etat en matière de nouvelles technologies de l’information et de télécommunications. "Mes prédécesseurs ont posé les premiers jalons. Je m’inscris dans la continuité". Sur ce point, Daniel Seck persiste et signe : "Je le dis et je le répète, ce qui est important c’est la continuité des services et les institutions", a-t-il martelé.
L’Art est un acteur incontournable dans le secteur des télécommunications au Sénégal. Et son nouveau Dg doit être constamment "au bout du fil" pour faire face aux nombreux dossiers qui l’attentent. Le premier coup de fil sera certainement la question de la libéralisation du secteur des télécommunications avec l’arrivée d’un deuxième opérateur sur le fixe et d’un troisième sur le mobile. Déjà, on avait annoncé le lancement de l’appel d’offre à la fin de ce mois, mais jusque-là, la ligne est encore brouillée.
A cela s’ajoutent les appels des syndicalistes qui estiment qu’il n’est pas question de libéraliser avec un agent qui embrasse trop. En effet, dénoncent-ils, l’Agence de régulation des télécommunications (l’Art) doit rester neutre. Or, rappellent-ils, c’est l’Art qui prépare, applique les textes et sanctionne. Cette situation contribue, selon le syndicat des travailleurs de la Sonatel, à fabriquer la concurrence et non à favoriser la concurrence.
Issa NIANG
(Source : Wal Fadjri, 25 juin 2005)
Bande passante internationale : 172 Gbps
4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
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Liaisons louées : 4 433
Taux de pénétration des services Internet : 99,03%
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3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
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40 375 professionnels (14,43%)
Taux de pénétration : 1,62%
3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
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