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Nouvelles technologies de l’information et de la communication : L’Association sénégalaise démarre ses activités

vendredi 18 juin 2004

L’Association sénégalaise des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Tic) (Sitsa, Senegalese Information Technology’s Association) a été portée sur les fonts baptismaux, mercredi dernier. C’était en présence de M. Mamadou Diop Decroix, ministre de l’Information, de l’Intégration économique africaine et de la Promotion des Tic, de M. Thierno Ousmane Sy, conseiller spécial du président de la République pour les Tic, et des représentants du ministère des Postes et des Télécommunications et du ministère des Pme, de l’Entreprenariat féminin et de la Micro-finance. Il y avait aussi la présence de la directrice de la Digital Freedom Initiative (Dfi), Mme Fatimata Sèye Sylla.

M. Mamadou Diop Decroix a félicité « ces experts [qui] ont le profil et la compétence qu’il faut puisqu’ils exercent des rôles extrêmement importants sur la scène internationale » pour se réjouir de la création de cette association. « La ressource existe au Sénégal pour faire de notre pays une très grande nation de services », a encore martelé le ministre avant d’assurer les participants que son « ministère, qui a en charge la promotion des TIC, fera tout pour soutenir cette action [qui] va dans l’intérêt du Sénégal ».

L’histoire de la Sitsa a commencé il y a un an, le 22 juillet 2003, ainsi que l’a souligné sa secrétaire générale, Coura Fall, lorsqu’un groupe d’entreprises sénégalaises représentatives du secteur des Tic s’est réuni en atelier autour de ces questions. La déclaration de principe issue de cette rencontre a abouti à la création de la Sitsa, une association affiliée à l’Organisation mondiale pour les technologies et les services de l’information (Witsa, World Information Technology’s Organization).

« Première association sénégalaise globalisante représentant les industriels de l’information et les professionnels du secteur », selon son président, M. Mouhamet Diop, et sa présidente, Mme Coura Fall, la Sitsa, dans le but d’assurer la promotion de décisions adéquates et d’asseoir une économie numérique au bénéfice de tous, « fournit à ses membres et au gouvernement, les plaidoyers, la recherche, l’information, le conseil, le support technique, l’accréditation, l’éducation, la certification, la standardisation et des événements ». Dès à présent, l’association ambitionne de se positionner à la fois « comme un groupe de pression et un conseil de développement de l’industrie Ntic », mais aussi « comme une source fiable d’informations pour le gouvernement ». Dans cette optique, en « interlocuteur direct », elle entend « accompagner le gouvernement dans la définition des lois et règlements du secteur des Tic ».

Mais la Sitsa ne va pas, comme on pourrait du reste le craindre, devenir une sorte de corporation qui ne défendrait que les seuls intérêts des industriels et autres professionnels des Tic. Selon Mouhamet Diop, elle va prendre en compte aussi bien les intérêts des industriels et des fournisseurs de services que ceux des consommateurs. D’après ses statuts, l’adhésion à la Sitsa est d’ailleurs « ouverte à toutes les personnes, physiques et morales, du secteur privé et de la société civile qui œuvrent dans le domaine des Tic, dans le respect des convictions individuelles et dans l’indépendance à l’égard des partis politiques ». Du reste, a estimé le président de l’association, le débat sur la libéralisation, l’un des thèmes auxquels la Sitsa va évidemment apporter sa contribution, loin d’être un débat d’initiés, « est un débat national » qui doit concerner toutes les parties, aussi bien l’Etat et les entreprises que les acteurs de la société civile, les ciroyens.

La cérémonie de lancement de la Sitsa a également accueilli la contribution d’un expert américain, M. Brian Harris, qui a traité de l’expérience du Nouveau Mexique (« Competition in New Mexico »). Cet Etat des Etats-Unis, d’une superficie de 800.000 km2, a conduit sur une longue période une expérience de libéralisation des télécommunications dont les péripéties et les leçons pourraient enrichir l’expérience du Sénégal au moment où, après une libéralisation partielle, il va entrer, à partir de juillet 2004, dans une libéralisation totale du secteur des Nouvelles technologies.

A consulter, les sites de la SITSA (http://www.sitsa.sn) et de la WITSA (http://www.witsa.org)

ALAIN JUST COLY
aljust@aljust.net

(Source : Le Soleil 18 juin 2004)

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