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Multimédia : Le collège rural de Ndondol se branche grâce au solaire

mardi 10 février 2004

Le CEM de la communauté rurale de Ndondol, qui polarise 16 villages, a officiellement inauguré son installation de système solaire. Les enseignants de l’établissement et leurs 423 élèves peuvent maintenant mettre à profit cette énergie pour alimenter l’ordinateur raccordé à Internet et la télévision dont ils ont été dotés. Aux bénéfices de la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage.

“Cette installation est la bienvenue”, a déclaré Pape Boucar Ndour. C’est un jeune professeur d’Education physique au collège d’enseignement moyen de la communauté rurale de Ndondol, dans le département de Bambey. M. Ndour montre au ministre de l’Education, Moustapha Sourang et au Directeur du Bureau régional de l’éducation en Afrique (Breda/Unesco), Armoogum Parsuramen, les pages d’accueil des sites Internet du ministère de l’Education et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Dans la salle plutôt petite du bloc administratif de l’établissement, l’enseignant, assis en face d’un ordinateur raccordé au Net, explique que lui et ses collègues n’ont plus besoin de Dakar pour s’informer et se documenter. Pour cause, le collège rural vit, depuis peu, au rythme de l’énergie solaire produite par deux panneaux solaires qui alimentent les équipements d’ordinateur et téléviseur. Dimanche, les populations de la localité, le président de la Communauté rurale, le président du conseil régional ainsi que la communauté éducative de la région se sont donné rendez-vous dans la cour du CEM pour fêter l’événement, à l’occasion de l’inauguration de l’installation par le ministre de l’Education et le directeur du Breda. Selon le ministre de l’Education, Moustapha Sourang, les réalisations faites à Ndondol, tout comme les précédentes, s’inscrivent dans le cadre d’un vaste programme d’électrification des écoles notamment rurales par le système solaire. Il a ainsi remercié l’Unesco et le représentant de son bureau à Dakar pour le soutien apporté à l’école dans divers programmes comme celui de “l’éclairage solaire et d’équipements scolaires en milieu rural ” qui, a-t-il fait savoir, ont déjà équipé 4 établissements ruraux sur les 12 prévus. Il a indiqué aussi l’existence du programme “Renforcement de l’Education en milieu par l’Energie solaire”, dont la phase-pilote concerne 33 établissements répartis dans les 11 régions. Ces différents programmes, a souligné le ministre, sont appuyés par l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) qui l’intègre dans sa politique. De même, La Fondation SONATEL et des ONG étrangères comme “ Electricité sans frontières ” s’y intéressent, a noté M. Sourang. La politique d’électrification des écoles rurales, rappelle-t-on, suit l’acte de Dakar et s’articule au volet éducation et NTIC du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et au programme “ Solaire mondial ” portant sur dix ans et qui a été lancé en 1996. Pour M. Parsuramen, l’acte posé à Ndondol entre dans le cadre de l’acte de Dakar qui stipule “ l’impérieuse nécessité d’édifier des sociétés du savoir et de les fructifier en mettant un accent particulier sur les zones rurales ”. Le directeur du Breda a salué, dans l’exemple de Ndondol, la “ concrétisation de la vision du Sénégal en matière de NTIC ”. Cette dernière procède de la conférence nationale sur les NTIC, tenue en février 2000. Il a rappelé, dans la même veine, le souhait du président Abdoulaye Wade de “ démocratiser les connaissances, assurer l’équité et l’égalité d’accès à l’éducation de qualité à toutes les filles et à tous les garçons partout où ils se trouvent dans le pays ”. “ Très heureux ”, le principal de l’établissement avait, pour sa part, assuré que la mise en place de l’énergie solaire et la dotation d’un ordinateur et l’abonnement à Internet “ vont augmenter (leurs) perspectives pédagogiques. Un plus pour ce collège rural, “ premier de la région ” pour ses résultats scolaires, selon le président de la communauté rurale. Il a fait savoir que de 40 % de réussite au Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) en 2002, l’école est passée à 50 % en 2003. C’est que Ndondol “ a une longue culture de l’éducation scolaire ”, si l’on en croit le président du Conseil régional, Oumar Sarr. Il ajoute que cela a valu à la localité d’avoir le premier collège de la région. “ Grâce à cet éclairage solaire, l’établissement peut, au besoin, augmenter ses heures de cours en prolongeant les journées de classe ”, a souligné M. Sarr, par ailleurs président du réseau africain des Parlementaires pour l’éducation. Fruit du partenariat entre le gouvernement du Sénégal, en général, le département de l’Education en particulier, et l’Unesco, l’installation solaire, cette politique de mise en place du système solaire dans les écoles est la troisième opération du genre, après celles des lycées Mariama Bâ de Gorée, en novembre 2003 et John F. Kennedy, quelque temps plus tôt. Selon Oumar Sarr, l’installation dans les zones rurales, généralement défavorisées, de l’énergie solaire accompagnée de l’équipement en ordinateur raccordé à Internet contribue à réduire, “ d’un degré très positivement appréciable ”, l’écart entre zone rurale et zone urbaine concernant les conditions et l’environnement de l’apprentissage. Le collège de Ndondol tient maintenant son énergie solaire, en attendant le branchement de l’établissement au réseau électrique de la localité réalisé par le Conseil régional. “ Je voudrais que cela vous incite à mieux travailler en classe et que cela vous offre le goût de la recherche, de l’investigation de chantiers nouveaux, de champs culturels plus propices aux études ”, a souhaité le ministre de l’éducation. Lui et les autres responsables intervenants ont demandé aux bénéficiaires du matériel d’en faire un outil précieux à préserver.

M. L. BADJI

(Source : Le Soleil 10 février 2004)

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