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Mobiliser la société civile pour le suivi des résultats et engagements du SMSI

mardi 28 février 2006

A l’issue du Sommet mondial sur la Société de l’information (SMSI) organisé du 16 au 18 novembre 2005 à Tunis (Tunisie), les participants ont solennellement proclamé que leurs « efforts ne s’arrêteront pas avec la fin du Sommet » dans la déclaration intitulée « Engagement de Tunis ». Dans ce document, ils se sont notamment engagés à travailler à la mise en oeuvre du pacte de solidarité numérique mentionné dans le Plan d’action de Genève. Ils ont également adopté l’Agenda de Tunis pour la Société de l’information qui affirme clairement que l’édification d’une société de l’information inclusive sera une œuvre de longue haleine nécessitant une forte mobilisation afin d’assurer une mise en œuvre et un suivi durables des résultats et des engagements de Genève et de Tunis. Aujourd’hui que les lumières du Sommet se sont éteintes, les gouvernements, le secteur privé et la société civile ont la responsabilité collective de faire en sorte que les résolutions adoptées soient effectivement matérialisées. Cependant, il nous semble aller de soi que c’est à la société civile de jouer le rôle de sentinelle car il ne faut pas trop attendre des gouvernements, accaparés par la gestion du quotidien ni du secteur privé, préoccupé par la recherche du profit ni même des organismes internationaux souvent paralysés par la lourdeur de leur fonctionnement. C’est pourquoi il faut se réjouir de la mobilisation de la société civile sénégalaise qui vient, à la suite d’un processus à la fois souple, transparent et consensuel, de porter à la tête de la Coordination nationale de la Société civile africaine pour la société de l’information (SCASI) Fatimata Sèye-Sylla. En tant que Président d’Osiris, c’est avec satisfaction et fierté que nous avons accueilli cette élection à la tête de la coordination nationale SCASI-Sénégal car elle est tout un symbole. Femme, informaticienne, diplômée du célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT), dirigeante de société, responsable de projet, militante de la cause des femmes et des exclus du système éducatif, Fatimata Sèye-Sylla a été de tous les combats pour la promotion d’une société de l’information inclusive depuis près d’une décennie. Compte tenu de son profil, il ne fait aucun doute qu’elle saura conduire à bien le processus devant aboutir à la constitution d’un bureau et des structures nécessaires au fonctionnement de la coordination nationale. La mise sur pied de cette structure est cruciale car il ne faut pas oublier que nombre de questions essentielles, soulevées dans le cadre du SMSI, sont toujours en discussion et n’ont pas encore trouvées de réponses satisfaisantes notamment celles qui se déroulent dans le cadre du Forum sur la gouvernance d’Internet. Il en est de même pour la problématique de la solidarité numérique dont l’importance et la complexité ont également amenés certains milieux à proposer la création d’un forum afin d’en assurer le suivi. Plus généralement, l’Agenda de Tunis reconnaît que dans le cadre du SMSI toute une série de points relatifs à l’utilisation des TIC au service du développement (durabilité des projets liés à la société de l’information, besoins spécifiques des PME, réalisation d’applications par les pays en voie de développement, réforme de l’environnement institutionnel, juridique et réglementaire, rôles des collectiivtés locales et des communautés de base, rôle de l’état dans la coordination du financement et des politiques de développement des TIC, etc.) n’ont pas bénéficié d’une attention suffisante. Sur toutes ces questions qui restent en suspens, la société civile africaine, en collaboration avec la société civile des autres parties du monde, doit faire entendre sa voix et pour se faire être mobilisée comme elle l’a été dans le cadre de l’organisation du SMSI. En effet, dans l’expression « Société de l’information », quant au fond, c’est le terme « Société » qui est le plus important et par conséquent, il est nécessaire que les citoyens s’organisent pour que leurs intérêts soient au centre de tout ce qui se fera.

Amadou Top
Président d’OSIRIS

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