twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Mary Teuw Niane sur le programme « Un étudiant, un étudiant » : « Aller vers la baisse du coût des ordinateurs portables afin d’assurer la pérennité »

jeudi 7 avril 2016

Le Programme « Un étudiant, un étudiant » initié par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, répond à une directive du Conseil présidentiel sur l’enseignement supérieur. Le Programme vise à promouvoir l’utilisation des Tic afin d’élargir l’accès, améliorer la gestion, la pédagogie et également l’administration dans les établissements, a indiqué le ministre Mary Teuw Niane. Il revient, dans cette interview sur la dimension politique d’un tel programme et les mesures prises pour sa pérennisation.

Quelle est la dimension politique du programme « Un étudiant, un ordinateur » ?

Le président de la République a organisé la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur et présidé le Conseil présidentiel le 14 août 2013 au cours duquel il a pris onze décisions qui constituent la feuille de route de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Dans ces onze décisions, la deuxième porte sur l’amélioration de l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (Tic). Cela, pour élargir l’accès, améliorer la gestion, la pédagogie et également l’administration dans les établissements d’enseignement supérieur. C’est dans ce sens que le programme « Un étudiant, un ordinateur » a été établi afin que chacun de nos étudiants puisse disposer d’un ordinateur pour, à la fois, accéder à Internet, utiliser l’ensemble des ressources disponibles sur la toile et utiliser l’ordinateur comme un outil de travail qui lui permet d’être au diapason de la modernité.

C’est également dans la même veine que le gouvernement a facilité l’accès à l’ordinateur portable à travers une subvention aux étudiants qui sont en formation présentielle mais aussi ceux en formation à distance.

La réussite du programme dépend de la mise à disposition des étudiants du Wi Fi ou clés. Qu’est-ce qui est prévu à cet effet ?

Deux programmes ont été développés. Il s’agit de l’interconnexion des universités qui a permis de mettre à leur disposition une bande passante de deux fois 150 mégaoctets. Cette bande passante permet de mettre des points Wi Fi dans les campus pédagogiques. Mais, à terme, les campus sociaux seront couverts. En ce qui concerne l’utilisation des clés et puces Internet, une convention a été signée avec la Sonatel. Elle permet aux étudiants d’accéder à Internet durant un mois pour un montant de 2.000 FCfa. D’ailleurs, les autres opérateurs se sont alignés sur ce montant.

Certes une connexion de 300 mégabits est acquise, il se trouve que la connexion Internet est toujours faible voire défectueuse dans nos universités, pourquoi ?

Vous savez, il ne suffit pas simplement d’avoir une bande passante de 310 mégabits. Il y a tout un ensemble d’aménagements à mettre en place. C’est le cas d’ailleurs du volet complémentaire de l’Ucad qui lui permet d’accéder à l’Adie à travers Air Viber. Ce volet permettra à l’institution d’accéder à la fibre optique et donc à une bande passante plus large. Il y a également des aménagements internes à faire dans le campus pédagogique et des bâtiments. C’est tout cela, plus un système de gestion Internet qui permettra aux étudiants et au personnel enseignant d’accéder aux ressources pédagogiques. Si le système n’est pas géré et que tout le monde se met sur You tube ou à télécharger des films ou sur facebook, évidemment cela créera un engorgement et empêchera ceux qui font du travail pédagogique d’accéder aux plateformes qu’ils souhaitent. L’Ugb est sur la fibre optique de l’Adie, d’autres comme Assane Seck de Ziguinchor n’y étaient pas. Il a fallu faire un certain nombre d’aménagements avec l’Adie et la Sonatel pour leur permettre de profiter de cette bande passante.

Qu’est-ce qui est prévu pour la pérennité du programme ?

Pour aller vers la pérennité, il faut tendre vers la baisse du coût des ordinateurs portables. Dans ce sens, depuis l’année dernière, il y a eu l’introduction des tablettes. L’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) est l’une des grandes bénéficiaires de ce programme puisque l’ordinateur est l’outil de travail des étudiants. Cette année, l’Uvs va s’orienter vers les tablettes avec des puces 3G. Cela permettra de baiser les coûts et de faciliter la connectivité puisqu’il a été constaté, ces dernières années, que l’une des plus grandes difficultés rencontrée par l’Uvs c’est, d’une part, la mobilisation des ordinateurs portables à temps et, d’autre part, celle des clés qui n’ont pas été toujours disponibles au moment où elle en avait besoin. Un effort particulier est fait pour les étudiants de l’Uvs puisque la tablette, la puce 3G et la connectivité annuelle leur seront désormais données gratuitement. Cette décision a été prise parce que ces étudiants ne bénéficient pas d’œuvres sociales.

(Source : Le Soleil, 7 avril 2016)

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 35 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 592 990 abonnés Internet

  • 8 304 319 abonnés 2G+3G (96,6%)
  • 166 539 clés Internet (1,9%)
  • 103 706 bonnés ADSL (1,2%)
  • 18 426 abonnés bas débit (0,2%)

- Taux de pénétration des services Internet : 57,59%

(ARTP, 31 mars 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 288 652 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,95%

(ARTP, 31 mars 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 281 488 abonnés
- Taux de pénétration : 103, 25%

(ARTP, 31 mars 2017)

FACEBOOK

- 2 800 000 utilisateurs

(Facebook Ads, août 2017)