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Maroc Telecom, acteur majeur des télécoms en Afrique

jeudi 11 août 2016

A coup d’acquisitions et d’investissement, Maroc Telecom s’est construit un portefeuille de 10 filiales dans 9 pays d’Afrique subsaharienne. Celles-ci sont devenues de véritables relais de croissance pour le groupe.

Fort de son expertise et de son expérience au niveau du marché des télécommunications sur le marché national où il est l’opérateur historique et leader, Maroc Telecom s’est engagé dès 2001 dans un processus d’internationalisation à la recherche de relais de croissance en prévision bien anticipée de la la maturité et de la relative saturation du marché marocain.

La première étape de cette stratégie d’internationalisation, souhaitée et pilotée par Abdeslam Ahizoune, Président du directoire de Maroc Telecom, s’est concrétisée en 2001 avec la prise de contrôle de Mauritel (51,5% du capital), l’opérateur historique des télécoms mauritanien à la suite d’un appel d’offres international.

Le succès de cette première opération en Afrique subsaharienne a donné de l’appétit à l’opérateur marocain qui a, par la même occasion, affiné sa stratégie pour acquérir, dans le cadre d’opérations de privatisations, 51% du capital d’Onatel (Burkina Faso) en décembre 2006, 51% de Gabon Telecom en février 2007 et 51% de Sotelma (Mali) en juillet 2009.

Une stratégie payante

Pour toutes ces acquisitions, Maroc Telecom n’a pas lésiné sur le portefeuille, en misant souvent plus que les autres prétendants lors des privatisations, conscient des potentialités de croissance des entreprises acquises.

Le potentiel à lui seul n’étant pas suffisant, Maroc Telecom, fort de son succès au Maroc, a appliqué la même recette à ses filiales africaines : modernisation des infrastructures, innovation, baisse régulière des prix et amélioration continue dans la gestion des différents domaines d’activités. Et les résultats n’ont pas tardé en termes de performances financières, d’amélioration de la qualité et de la couverture des réseaux, etc.

En 2014, et suite à l’acquisition de Maroc Telecom par l’émirati Etisalat, ce dernier a cédé à sa filiale marocaine 6 de ses filiales d’Afrique subsaharienne –Bénin, Côte d’Ivoire, Gabon, Niger, Centrafrique et Togo- regroupées sous la marque Moov, pour un montant de 650 millions de dollars.

A travers cette cession, Etisalat souhaitait que Maroc Telecom redresse et développe durablement ses nouvelles filiales comme elle a pu le faire avec Mauritel, Onatel, Gabon Telecom et Sotelma. Et à ce titre, l’opérateur a appliqué ses recettes : restructurations, mise à niveau, investissements et adoption de nouvelles règles managériales. Une stratégie qui devrait permettre à ces filiales nouvellement acquises de générer des revenus significatifs durant les années à venir.

Relais de croissance et perspectives

Il faut noter qu’à fin mars 2016, le groupe Maroc Telecom comptait 53 millions de clients. Les filiales représentent actuellement plus de 60% du parc clientèle et pèsent 41% du chiffre d’affaires du groupe (contre 20% en 2010). Ainsi, les filiales africaines jouent leur rôle de relai de croissance de l’opérateur historique.

Pour l’avenir, l’opérateur marocain devrait poursuivre son développement sur le continent africain où le marché des télécommunications est en plein essor. Si les taux de pénétration sont élevés dans certains pays, dépassant même les 100%, il n’en demeure pas moins que les perspectives du marché sont très favorables. En effet, en Afrique subsaharienne, les réseaux 3G et 4G sont encore faiblement développés.

Il reste que le secteur des télécoms est très concurrentiel. Et c’est pour se distinguer que Maroc Telecom mise sur les infrastructures. C’est ainsi que l’opérateur a investi sur un câble à fibre optique haut débit qui relie le Maroc, la Mauritanie, le Mali et le Burkina Faso d’une longueur totale de plus de 5465 km. L’appétit de développement de l’opérateur n’est pas prêt d’être rassasié et c’est de bon augure tant est patente la réussite de son processus d’externalisation en terre africaine !

Leila Ouazry

(Source : La Nouvelle Tribune, 11 août 2016)

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