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Malgré sa condamnation, le propriétaire du site ’’sénégalaisement.com’’ persiste

lundi 11 avril 2005

Le propriétaire du site ’’Sénégalaisement.com’’, Chritian Costeaux, a poursuivi de plus belle ses attaques contre la destination Casamance et les institutions nationales, poussant à ’’la haine ethnique et religieuse’’, a révélé vendredi à Ziguinchor, le gérant de l’hôtel Kadiandoumagne, Pascal Ehemba.

De nationalité française, M. Cousteaux avait été reconnu coupable du délit de diffamation et condamné le 6 janvier 2004 par le tribunal correctionnel de Ziguinchor. Cette juridiction avait même ’’décerné contre lui un mandat d’arrêt international’’, tout en ordonnant le retrait des propos diffamatoires en question.

Malgré le verdict de la justice sénégalaise, ’’la situation est devenue de plus en plus dramatique, grave’’, selon M. Ehemba qui s’exprimait lors d’une rencontre avec la presse. Alors même que plus d’un an après le jugement, la décision du tribunal ’’n’a (toujours) pas été exécutée’’, le mis en cause est aujourd’hui ’’en train d’abîmer certains sites hôteliers et même certaines personnes’’, a-t-il dénoncé avec force.

Un des nombreux textes du dossier de presse remis aux journalistes indique en effet que ’’des documents tirés le 6 et 7 avril 2005 du site sénégalaisement.com démontrent que non seulement M. Costeaux n’est pas inquiété, et continue à dénigrer de façon encore plus grave les hôteliers qui ont obtenu une décision de justice, mais tient des propos encore plus graves et diffamatoires’’.

Ces propos visent ’’les plus hautes autorités de l’Etat sénégalais, l’Armée sénégalaise, la police’’, précise le texte. Mais le plus grave est que M. Costeaux ’’tient des propos incitant à la haine raciale de type hitlérien et à la haine ethnique et religieuse entre les Sénégalais du Nord et du Sud’’, ajoute la même source.

Les allégations de M.Costeaux sont d’autant plus nuisibles qu’elles sont diffusées à ‘’destination de millions d’internautes’’, car ’’comme il le démontre lui-même, le taux de visite de son site a connu un succès vertigineux depuis 2004’’.

Devant cette situation, l’avocate Me Hélène Cissé qui avait plaidé le dossier n’a pas manqué de faire part de son ’’étonnement’’, soulignant que toutes les démarches avaient été faites auprès de la justice sénégalaise pour l’exécution du mandat d’arrêt international.

Selon elle, il est incompréhensible que plus d’un an après le jugement, M. Costeaux continue ’’à diffamer’’, tout en se permettant même ’’d’aller plus loin avec les institutions’’ du pays. D’autant qu’il serait venu, en mars 2005, au salon de tourisme de Versailles où il aurait rencontré des hôteliers venus de la Casamance. Tout aussi bizarre : M. Costeaux semble ’’informé de toutes les démarches relatives au dossier, avant, pendant et après le jugement’’.

Signe qu’il pourrait bénéficier de complicités, il avait réagi ’’quelques heures à peine après que le jugement fut déposé le 27 février 2004 auprès du procureur du Tribunal de Ziguinchor aux fins d’exécution du mandat d’arrêt international, par un mail envoyé le 28 février 2004’’. ’’Votre pseudo mandat d’arrêt international est évidemment une bidonnerie...’’, écrit-il par exemple.

Pour l’avocate, le moment est aujourd’hui venu de mettre fin à l’action du propriétaire du site incriminé, car ’’cette affaire dépasse le cadre de l’hôtel Kadiandoumagne’’ : elle pourrait être à l’origine de conséquences qu’il serait difficile de mesurer.

Une des preuves de ce danger est que ’’la mailing list de Sénégalaisement.com extraite du site de M. Chistian Costeaux (...) a elle-même été extraite frauduleusement par piratage internaute par intrusion et par utilisation frauduleuse du site de Sénégalaisement.com et piratage de boîtes à partir du Sénégal’’.

Chose inquiétante, ’’cette mailing list diffamatoire aurait été envoyée à des centaines voire à des milliers de personnes à partir de la Casamance, selon les propres confirmations du propriétaire du site et auteur des propos condamnés du chef de délit de diffamation’’.

Sur ce point précis, Me Cissé estime qu’il est possible d’identifier le responsable de ce piratage. Toutefois, la SONATEL exigerait une décision de justice avant de pouvoir communiquer à M. Ehemba, ses relevés de connexion. Une attitude que l’avocate éprouve beaucoup de mal à comprendre. Mais elle s’est dit prête à utiliser toutes les voies légales pour que M. Ehemba obtienne gain de cause, tout en faisant aussi part de sa détermination à reprendre en main le dossier.

(Source : APS, 8 avril 2005)

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