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Maintenance réseau, bâtiments, pylones, gardiennage... : La Sonatel libère ses charges pour rejoindre Orange Afrique de l’Ouest

lundi 31 mars 2014

Orange Afrique de l’Ouest a misé sur Dakar pour y implanter le centre de gestion des activités de 9 pays africains de son réseau dans sa politique de mutualisation. Et d’intenses négociations sont en cours entre le directeur général de la Sonatel, Alioune Ndiaye et les cadres, pour les convaincre de l’opportunité de la mutualisation.

La Sonatel va bientôt lâcher une partie de ses charges à Orange Afrique de l’Ouest comme la gestion et la maintenance des équipements, à savoir, les pylônes, l’énergie, les bâtiments, le gardiennage. Depuis des mois, des concertations se font en coulisses entre la direction générale de la Sonatel et des cadres de l’entreprise. Une initiative prise par le Directeur général de Sonatel, Alioune Ndiaye, pour expliquer les opportunités de la mutualisation. Un projet qui n’a pas encore enregistré l’adhésion des cadres de la Sonatel. N’empêche, la Direction générale continue les négociations avec les syndicalistes avant de donner son feu vert à Orange Afrique de l’Ouest. Le groupement qui va réunir 9 pays africains, a déjà choisi Dakar pour abriter le centre de gestion des activités des 9 pays communément appelé Global operation network center (Gnoc). C’est-à-dire une entité créée par les opérateurs du groupe Orange en Afrique l’Ouest et basée à Dakar, qui centralisera les activités de supervision et d’exploitation du réseau pour 9 opérateurs africains du groupe Orange. La direction générale renseigne que « le Gnoc emploiera les techniciens de Sonatel qui gèrent actuellement cette activité au Sénégal, en plus d’un besoin estimé, de 150 ressources additionnelles ».

Mutualisation n’est pas privatisation

C’est à ce titre que les projets de transformation désignés sous les vocables Ano (Outsourcing et Gnoc) et de Towerco pour les initiés ont fait leur apparition au sein de la Sonatel. Ces dénominations futuristes désignent en fait des concepts simples de gestion rationalisée de l’activité d’un opérateur télécoms de nos jours.

L’Outsourcing est ce modèle qui permet d’externaliser la gestion des équipements actifs des réseaux d’accès mobile chez un prestataire. Une étude d’opportunité sur ce volet est en cours à Sonatel pour une mise en œuvre éventuelle en 2015. Le Towerco « Tower companies » en anglais, désigne des sociétés spécialisées dans la gestion et la maintenance des équipements « passifs » du réseau, notamment les stations de base (Pylônes, Energie, Bâtiments, Gardiennage). Un projet de sous-traitance de ces activités annexes est actuellement à l’étude à Sonatel et devrait permettre à l’opérateur de se recentrer sur son cœur de métier.

Et pour rassurer les syndicalistes, la Direction générale de la Sonatel a fait savoir que la mutualisation n’est pas synonyme de privatisation. « La Sonatel gardera le même nom, aucun emploi ne sera perdu », précise la direction générale. Des arguments qui n’ont pas convaincu l’ensemble des cadres de la Sonatel. « Il y aura bel et bien des pertes d’emplois. Parce que nous allons assister à une disparition progressive des agents commerciaux dans les bureaux d’accueil des agences de la Sonatel. Ce sont des prestataires de services qui vont se charger de la vente et des informations liées aux réseaux de la Sonatel. Comme c’est le cas en France avec des boutiques Sfr », confient des cadres de la Sonatel.

Sonatel renoue avec l’histoire

La mutualisation qui est en cours à la Sonatel fera l’objet de plusieurs débats dans les jours à venir. Et on risque de revivre la bataille qui avait eu lieu entre les postiers et la Sonatel. Si l’on sait qu’il y avait un froid entre les deux entités après le retrait de la gestion des télécommunications à la Poste. Pour rappel, en 1983, il y a eu les journées nationales de concertation pour la création d’une structure dédiée aux Télécoms, séparée de la poste. Avant, c’était la direction des Télécoms au sein de la poste, qui ne s’occupait que des communications nationales. Alors que Télé Sénégal, une filiale française, s’occupait des télécommunications internationales et donc, ce sont ces concertations qui ont été à l’origine de la création de l’entité qui regroupe les télécommunications nationales et internationales, d’où la création de la Sonatel en juillet 1985.

A partir de 1988, il y a eu tous les programmes d’automatisation et du passage au numérique des centraux téléphoniques et tous les acteurs se souviennent des projets genre TFK (Thiès, Fatick, Kaolack). En 1997, il y a la privatisation qui avait impliqué tous les acteurs nationaux et internationaux. Le débat était : est-ce qu’il fallait libéraliser les secteurs des Télécoms en Afrique avant de privatiser les opérateurs historiques, ou bien privatiser avant de libéraliser ? Des émissaires de la Banque mondiale étaient même dans le débat. Et le Sénégal était un des rares pays au monde à faire l’option de la privatisation avant la libéralisation.

Mamadou Seck

(Source : L’Observateur, 31 mars 2014)

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