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Libéralisation du secteur : Sentel prête à défier la Sonatel sur le fixe

jeudi 25 septembre 2003

Sentel n’attend que la fin du monopole sur la téléphonie fixe pour démontrer son savoir-faire en matière de télécommunications. Une libéralisation qui ne se fera pas sans elle, ainsi que l’a assuré son directeur général face à la presse.

La libéralisation de la téléphonie fixe prévue en 2004 ne se fera pas sans la Sénégalaise des télécommunications (Sentel). La filiale du groupe Millicom International Cellular Operation est déjà prête pour affronter la Société nationale de télécommunications (Sonatel) qui détient le monopole. "Le monopole est une mauvaise chose pour le développement économique, surtout dans les télécommunications. Il y a différents services que les opérateurs et les fournisseurs ne peuvent pas offrir aujourd’hui du fait du monopole. Le jour où le monopole sera derrière nous, les Sénégalais verront des services beaucoup plus performants. Ce ne sera pas seulement la téléphonie mobile, mais tous les services des télécommunications seront plus disponibles pour les consommateurs sénégalais", avance Amnon Avissar, directeur général de Sentel Gsm.

Sentel n’attend que la fin du monopole pour démontrer son savoir-faire en matière de télécommunications. "Il faut que la problématique posée par le monopole de la Sonatel soit réglée pour que Sentel puisse accéder à la téléphonie fixe, à la téléphonie publique. La libéralisation nous permettra également d’exploiter les transmissions de données qui sont très importantes pour les entreprises et les industries. La libéralisation sera aussi une opportunité pour fournir des services Internet indépendants de Sentel et de la Sonatel. Pour un développement rapide du marché, il faut qu’on le démocratise de manière profonde en libéralisant le secteur. La concurrence contribue à l’amélioration de la qualité des services offerts", souligne le Dg de Sentel Gsm qui était, hier, face à la presse.

Cette rencontre avec la presse était une occasion pour la société de téléphonie mobile de procéder à une baisse de ses tarifs. "Sentel Gsm baisse le coût de ses communications et devient l’opérateur le moins cher du Sénégal et de la sous-région, quelle que soit la destination et l’heure d’appel. Avec des tarifs qui ne sont, par exemple, que de 100 F Cfa la minute d’appel (pour un appel d’un abonné Sentel vers un autre abonné Sentel, en heures creuses), cette baisse de tarifs permet aux abonnés de faire une utilisation optimale de leur téléphone portable dans toutes les circonstances", soutient Lamine Diagne, le directeur commercial de Sentel Gsm. Poursuivant qu’avec ces tarifs très compétitifs, rendus plus accessibles avec la carte de 2 000 F Cfa, M. Diagne avance que "les utilisateurs de téléphone mobile sur le réseau Sentel auront plus de facilités d’utilisation de leur portable". C’était pour en déduire qu’avec une libéralisation de la téléphonie, ce sont les Sénégalais qui seront gâtés par la concurrence. "La communication téléphonique ne doit pas être un luxe, mais un moyen à portée de tous, afin de rapprocher les personnes, avec l’accès aux mêmes outils", souligne M. Avissar.

Les entreprises de la place ne sont pas oubliées dans la stratégie déployée par l’opérateur. "Sentel a développé une offre spécialement destinée aux entreprises, dénommée "Hello performance". Cette offre, explique le Dg de Sentel Gsm, est basée sur le principe du groupe utilisateurs avec 50 F Cfa la minute pour toutes les communications entre employés de la même entreprise. L’économie faite par ces entreprises est évaluée à 80 % du budget de communication initialement alloué à ce poste", estime M. Avissar.

Selon le responsable technique de l’opérateur privé Gsm, la filiale de Millicom International Cellular a couvert le territoire national. "Aujourd’hui, toutes les régions du Sénégal sont couvertes avec un réseau dense. Nous avons une visibilité permanente pour ne peut être surpris en terme de croissance", soutient Mouhamadou Diao Bâ.

Pour la couverture de son réseau, Sentel a consacré cette année plus de 6 milliards d’investissements. L’année prochaine, 7 milliards de francs d’investissements supplémentaires sont prévus pour maintenir la qualité du réseau face à l’augmentation du nombre d’abonnés et du trafic. L’investissement initial de Sentel Gsm était de 5 milliards de francs Cfa à sa création en 1999 où seuls 24 000 abonnés avaient confiance à l’opérateur. Ils sont à ce jour 250 000 clients. "Cette croissance tient tant à nos efforts de démocratisation concernant l’accès au mobile qu’à notre volonté de protéger une relation clientèle trop souvent laissée pour compte", explique Amnon Avissar.

Johnson Mbengue

(Source : Wal Fadjri 25 Septembre 2003)

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