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Libéralisation des télécommunications Joseph Ndong en clair-obscur

jeudi 27 janvier 2005

Selon lui, « certains détails ne peuvent se régler que dans un cahier des charges bien fourni ». D’ailleurs estime-t-il, au plan institutionnel des dispositions ont été prises, des textes adoptés dans ce sens. Argument dénoncé par Momar Ndao de l’Ascosen qui estime que ce fameux cahier des charges risque d’être une sorte de fourre-tout. Pour le président de l’Ascosen, il faut qu’on soit volontaire dans la lettre de politique sectorielle. « C’est comme un pavé dans la mare. En tout cas, rien n’est encore précis » affirme-t-il. Cette libéralisation du secteur des télécommunications, effective depuis le 19 juillet 2004, a mis fin au régime de monopole de la Sonatel. De ce fait, d’ici à 3 mois, c’est-à-dire au cours du premier trimestre 2005, un appel d’offres international va être lancé en vue du choix d’un nouvel opérateur qui disposera d’une licence globale. En effet, pour le ministre des Postes, des Télécommunications et des Ntics, « l’Etat a défini une politique de libéralisation du secteur qui inclut une délimitation précise du périmètre des nouvelles licences à accorder mais aussi l’encadrement régulatoire qui devra gérer le fonctionnement du marché après la libéralisation. Par ailleurs, face à cette rude concurrence qui va bientôt avoir lieu dans le secteur des télécommunications, l’Etat compte renforcer et développer les capacités de régulation de l’Agence de régulation des télécommunications. A en croire le ministre Joseph Ndong, « nous comptons mettre les moyens techniques et humains pour que l’Art puisse jouer pleinement son rôle. Nous voulons une Art forte ». Cette lettre de politique sectorielle est définie par le président de la République Me Abdoulaye Wade et conduite par le gouvernement dans le secteur des télécommunications. Ainsi, à l’horizon 2008 c’est-à-dire d’ici quatre ans, le gouvernement du Sénégal s’est fixé neuf objectifs dans le secteur. Il s’agit de d’accroître l’offre des services et faciliter l’accès aux services de télécommunications et de l’information au plus grand nombre d’usagers. En particulier en milieu rural, en renforçant le parc téléphonique du Sénégal de 1 million en 2003 à plus de 3 millions en 2008, améliorer la desserte rurale en raccordant plus de 9500 villages d’ici à 2008 et la totalité des villages centres (41.200) d’ici 2010. L’Etat compte aussi assurer en permanence la disponibilité d’un réseau de télécommunication fiable, ouvert au monde en portant respectivement les taux d’efficacité des communications locales et interurbaines de 68% et 58% en 2003 à 80% et 70% en 2008 etc...

Fatou Bintou KONTE

(Source : L’observateur, 27 Janvier 2005)

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