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Libéralisation des télécommunications : Le oui... mais des employés de la Sonatel

samedi 17 janvier 2004

En réponse à la décision de l’Etat du Sénégal de procéder à l’ouverture totale du marché des télécommunications, conformément au cahier de charges, le personnel de la Sonatel a tenu hier une conférence de presse pour présenter à l’opinion publique sa « contribution sur la libéralisation du secteur des télécommunications au Sénégal ». M. Ibrahima Konté, le président de l’Intersyndicale des travailleurs de la Sonatel qui regroupe les trois syndicats d’employés et l’amicale des cadres, (Sntpt, Syts, Synes et Acson), a situé les enjeux économiques et sociaux de la libéralisation, tout en prévenant des risques et menaces qu’elle pourrait entraîner si certaines conditions ne sont pas remplies.

Le personnel de la Sonatel ne s’oppose pas à la libéralisation de la téléphonie fixe. « Cette politique menée dans de bonnes conditions peut être une chance historique pour le développement du secteur », a expliqué, hier, M. Ibrahima Konté, le président de l’Intersyndicale qui s’exprimait au nom du personnel de la Sonatel, hier à Dakar. Cette réflexion sur la libéralisation des télécommunications, initiée depuis 2001, a abouti le 20 décembre à une contribution du personnel à l’identification de conditions « idéales pour une politique sectorielle hardie et porteuse d’une croissance durable au bénéfice du pays ».

Pour le personnel de la Sonatel, le rôle assigné par le président Wade par ses pairs africains dans le cadre du Nepad place les télécommunications du Sénégal au centre d’enjeux aux dimensions multiples aussi bien au niveau national qu’au niveau africain.

Le porte-parole des agents de la Sonatel a rappelé les acquis de l’entreprise. Selon Ibrahima Konté, la Sonatel a investi de 1997 à nos jours 350 milliards de Fcfa et contribué au Pib à hauteur de 3 %. Elle a versé 137 milliards de francs Cfa à l’Etat, au titre de la privatisation intervenue en 1997 et, chaque année, elle paie plus de 50 milliards de francs de taxes et d’impôts et verse à l’Etat plus de 60 milliards de Fcfa de dividendes en tant qu’actionnaire, de 1997 à nos jours. La société, qui compte 1600 salariés et plus de 400 jeunes recrutés ces cinq dernières années, a créé plus de 26.000 emplois avec les télécentres et les distributeurs de cartes. Elle a également contribué, non seulement au développement économique et social à travers la Fondation d’entreprise Sonatel dans le domaine de l’éducation, de la santé et de la culture, mais aussi de la sous-région avec la création de la filiale Ikatel au Mali.

« La garantie d’un service universel doit rester un dispositif essentiel dans l’arsenal juridique et réglementaire devant accompagner la libéralisation du secteur des télécommunications », a soutenu M. Konté.

Toutefois, pour ce dernier, « autant les bases d’une libéralisation réussie du secteur existent, autant il convient de se prémunir des risques et menaces d’une libéralisation mal maîtrisée qui pourrait entraîner la déstabilisation du secteur des télécommunications et compromettre ainsi tous les acquis ». Il note que les conditions d’une libéralisation réussie doivent reposer sur la concertation, l’utilité et la transparence. Il faudra donc, estime-t-il, que « l’admission de nouveaux opérateurs s’accompagne de mesures de précautions et de sauvegarde des intérêts du pays, de l’investissement, des travailleurs et des consommateurs eu égard aux objectifs fixés ». Pour le représentant du personnel, la réussite d’une bonne libéralisation est subordonnée à la qualité de la chaîne de réglementation et de régulation des activités des opérateurs. Il a ajouté que l’indépendance du régulateur doit être garantie en plus de la nécessité d’une transparence de ses activités. Il faudra également éviter de fragiliser l’opérateur historique et veiller à la solvabilité des nouveaux opérateurs choisis, à ne pas rendre le marché atomisé et anarchique et à baisser les investissements. Il faut aussi veiller à ce que les recettes de l’Etat ne baissent pas et à ce qu’il n’y ait pas de spéculation dans le secteur.

MAMADOU SY

(Source : Le Soleil 17 janvier 2004)

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