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Les coupures administratives d’internet coûtent cher à l’Afrique

vendredi 29 septembre 2017

Les coupures administratives d’internet ont coûté depuis 2015 l’équivalent de 200 millions d’euros aux pays d’Afrique subsaharienne, a révélé vendredi une étude, qui dénonce le recours croissant des gouvernements aux interruptions « politiques ».

Au moins 12 pays ont eu recours à ces mesures, le plus souvent avant des élections ou en périodes de manifestations, selon le rapport dévoilé à Johannesburg par la Cipesa (Coalition pour les politiques internationales sur les technologies de la communication et de l’internet en Afrique australe et de l’Est).

La dernière de ces mesures a été ordonnée au Togo, où internet a été interrompu alors que l’opposition multiplie depuis des semaines les manifestations contre le régime.

« Les coupures d’internet, même de courte durée, perturbent la croissance économique, interrompent des services essentiels, minent la confiance des investisseurs et dégradent l’image du pays », a résumé la Cipesa.

« Les gouvernements africains devraient s’interdire ce genre de fermetures », a insisté l’organisation.

Selon ses calculs, les 36 jours d’interruption administrative du web ordonnée depuis 2015 en Ethiopie ont coûté au pays 123 millions de dollars (environ 103 millions d’euros).

Le coût des coupures imposées pendant 93 jours par les autorités de Yaoundé aux deux provinces anglophones du Cameroun, agitées par des manifestations en faveur de leur autonomie, a été évalué à 38 millions de dollars (31 millions d’euros).

Des mesures similaires ont été récemment décrétées à la veille des examens nationaux en Ethiopie, pendant les élections au Tchad, au Gabon ou en Ouganda et pendant des vagues de contestation populaire en République démocratique du Congo (RDC), au Burundi, en Ethiopie et au Togo.

Au total, l’accès au réseau internet a été coupé pendant 236 jours cumulés en Afrique ces deux dernières années.

« Bien loin de favoriser la stabilité (…) en période de manifestations, élections ou examens, ces mesures mettent en danger l’activité économique et empêchent le retour à l’ordre normal », a insisté le rapport de la Cipesa.

(Source : Mali Actu, 29 septembre 2017)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 10 770 683 abonnés Internet

  • 10 512 647 abonnés 2G+3G+4G (97,60%)
  • 99 177 clés et box Internet (1,11%)
  • 138 743 abonnés ADSL (1,31%)
  • 17 952 abonnés bas débit (0,17%)
  • 2164 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 633

- Taux de pénétration des services Internet : 68,49%

(ARTP, 31 mars 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

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- 70 363 lignes professionnelles (22,86%)
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(ARTP, 31 mars 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
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(ARTP, 30 septembre 2018)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)