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Les compétitions de Startups en Afrique, ça commence à bien faire…

mercredi 21 octobre 2015

Gagnez 5 millions de dollars en billets repassés… Un voyage pour 2 à Katmandou… Deux hectares de terrain fertilisé par de la bouse de brebis métissées…

Les organisateurs de concours rivalisent de créativité pour attirer les entrepreneurs les plus valeureux.

Si les d’initiatives de ce genre sont louables et que certains concours ont été à l’origine de la naissance d’écosystèmes aujourd’hui florissants, il n’en est pas moins important de souligner que les compétitions ne sont pas toujours le coup de pouce dont les entrepreneurs africains ont besoin.

Une option moins coûteuse qu’un département R et D, pour les grands groupes.

Si chaque année, on annonce l’arrivée d’investisseurs prêts à mettre des « billes » dans les jeunes entreprises africaines les plus porteuses, la situation réelle ressemble plus à un « Groundhog’s day » où les porteurs de projets africains jouent le rôle de Bill Murray.

Face à cet état de fait, la solution la plus accessible reste souvent la participation à des concours, dont les prix représentent les seuls investissements auxquels ces jeunes pousses peuvent avoir accès.

Parmi les questions les plus fréquemment posées :

  • Quelles difficultés avez-vous rencontré durant le développement de votre projet ?
  • De quoi avez-vous besoin pour passer à la prochaine étape ?
  • Quels sont les membres de votre équipe ?

Autant d’informations que les Startupers partagent sans se rendre compte de la valeur du savoir qu’ils sont en train de divulguer.

Les organisateurs les moins scrupuleux n’ont plus qu’à ouvrir les formulaires de participation et se servir, disposant d’informations qui auraient coûté des dizaines de millions de Fcfa si elles provenaient d’un cabinet d’étude.

Des prix souvent offerts après la mort des entreprises. Ou pas du tout.

Pour pousser le vice plus loin, certains organisateurs de concours vont jusqu’à ne pas respecter leur engagement, annonçant des raisons rocambolesques à des entrepreneurs incapables de les traîner en justice.

Dans la majorité des cas, lorsque les plus sérieux d’entre eux restent fidèles à leur parole, les prix sont livrés 6 à 8 mois après la fin de la compétition, à des entreprises qui n’ont parfois pas pu survivre aussi longtemps sans les gains autour desquels ils ont taillé leur croissance.

Trop de concours tuent le concours…

Selon une étude publiée par la Banque Mondiale, le meilleur moyen d’accompagner la croissance en Afrique et de créer des emplois est de donner des millions de dollars à des entrepreneurs de manière totalement aléatoire.

Alors, au lieu de dépenser plus dans la communication autour de la compétition que dans les prix offerts, si vous voulez vraiment accompagner les entreprises, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

(Source : Afrique ITnews, 21 octobre 2015)

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