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Les EU aideront les pays pauvres à accéder aux techniques de l’information (Document sur « L’Initiative en faveur de la liberté numérique »)

vendredi 7 mars 2003

Le 4 mars, les États-Unis ont lancé une initiative destinée à permettre aux petites et moyennes entreprises des pays pauvres d’accéder à la technologie de l’information et de la communication (TIC).

L’Initiative en faveur de la liberté numérique (DFI en anglais) - programme conjoint du département d’État, de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), du Corps de la paix, de l’« USA Freedon Corps » et des sociétés commerciales Hewlett Packard et Cysco Systems - placera des bénévoles dans de petites entreprises auxquelles ils transféreront leurs compétences commerciales et techniques. Selon un communiqué de presse de l’USAID, le programme fera l’objet d’un projet pilote au Sénégal, pays démocratique séculier dont la population est à 94% musulmane.

À la Maison-Blanche, lors de la cérémonie organisée pour annoncer le lancement de cette initiative, le ministre du commerce, M. Donald Evans, l’a décrite comme « un nouveau modèle mobilisateur montrant comment le gouvernement fédéral, les responsables du développement, le secteur privé et les pays en développement peuvent œuvrer ensemble pour le progrès. »

La DFI montre la détermination du président Bush de promouvoir une ligne d’action novatrice en matière d’aide extérieure qui « stimule la création de revenus, la liberté politique et économique, la règle de droit et les droits de l’homme », a dit M. Evans qui a ajouté que cette initiative « contribue à créer un environnement favorable au développement économique mû par la technologie ».

Le Sénégal est le premier pays bénéficiaire de la DFI parce que c’est « un des pays les mieux gérés du monde en développement » a déclaré M. Andrew Natsios, administrateur de l’USAID, qui a précisé que les planificateurs s’attendent à ce que plus de 360.000 petites entreprises bénéficient du programme dans ce pays.

De son côté, le président du Sénégal, M. Abdoulaye Wade, a déclaré par vidéo-conférence, que « il n’y a pas de meilleur outil pour le grand bond en avant de l’Afrique que la TIC. »

Les bénévoles viendront du Corps de la paix et des sociétés partenaires.

« Le Corps de la paix a une longue tradition de projets axés sur la technologie de l’information et de la communication », a déclaré M. Gaddi Vasqez, directeur de l’agence. Le Corps compte plus de 1.500 volontaires dans la TIC et beaucoup d’autres sont actifs dans ce domaine par le biais de programmes éducatifs, a-t-il poursuivi.

Selon un communiqué de presse du Corps de la paix, la DFI visera avant tout à promouvoir la productivité et l’innovation dans les entreprises, à créer une infrastructure financière pour les entrepreneurs, à établir des fondations pour la croissance et pour l’accès à la propriété et à élaborer un cadre de réformes en matière de politique économique et de réglementation.

Selon Mme Carley Fiorina, présidente-directrice générale de Hewlett Packard, qui participait également à la cérémonie, « la technologie peut révéler le potentiel des individus, des collectivités et des pays ». Elle a ajouté que sa société avait appris que pour aider de manière efficace les collectivités pauvres, elle devait offrir des compétences au même titre que de l’argent ou du matériel.

Selon elle, 10% seulement de la population du globe peut se permettre d’acheter des produits informatiques. En rendant la technologie plus accessible, sa société espère ouvrir de futurs marchés.

Parmi les types de projets DFI envisagés par Hewlett Packard, on note la création de « cybercafés » publics et la création de partenariats avec des entrepreneurs locaux à des fins d’élaborer des « contenus [Internet] locaux pertinents. »

M. Vasquez a donné un autre exemple des possibilités du projet lorsqu’il a évoqué le cas d’un volontaire du Corps de la paix qui avait aidé un groupe d’artisans africains à élaborer un site Internet qu’ils utilisaient pour vendre leurs produits partout dans le monde.

Le président de Cisco Systems, M. John Morgridge, présent également à la cérémonie, a suggéré une autre possibilité : élargir le programme de cours que sa société offre sur la « toile » aux pays en développement pour y inclure des détails sur les moyens d’utiliser la technologie de l’information.

Selon M. Hernando de Soto, président de l’Institut pour la démocratie et la liberté de Lima (Pérou), « la technologie de l’information est en train de changer le monde. »

Le texte de la fiche descriptive de l’« USA Freedom Corps » sur la DFI et un extrait du site Internet de la DFI (www.dfi.gov) sont donnés ci-dessous.

L’Initiative en faveur de la liberté numérique

Aujourd’hui, lors d’une cérémonie à la Maison-Blanche, MM. Evans, ministre du commerce, Natsios, administrateur de l’USAID, Bridgeland, directeur de l’« USA Freedom Corps », et Vasquez, directeur du Corps de la paix, ont annoncé le lancement de l’Initiative en faveur de la liberté numérique (DFI). La DFI a pour objet de promouvoir la croissance économique en donnant aux petites et moyennes entreprises des pays en développement la possibilité de profiter des avantages de la technologie de l’information et de la communication (TIC). L’initiative est novatrice et ambitieuse, faisant appel à l’impulsion du gouvernement américain, à la créativité et aux ressources de grandes sociétés américaines et à la vision et à l’énergie des entrepreneurs du monde en développement. La DFI fera l’objet d’un projet pilote au Sénégal, pays démocratique séculier dont la population est à 94 % musulmane. Si le succès est au rendez-vous, le projet pourrait être repris dans d’autres pays.

Principaux éléments :

- Placement de volontaires dans de petites entreprises à des fins d’y transférer leurs connaissances des affaires et leurs compétences en technologie ; - Promotion de structures juridiques et réglementaires favorables à la croissance en vue d’accroître la compétitivité des entreprises ; et - Nouvelles manières d’utiliser l’infrastructure des techniques de l’information et de la communication existantes afin de rendre les petites et moyennes entreprises plus compétitives sur les marchés régionaux et mondiaux.

Aide au monde en développement

Un tiers de la planète risque de se trouver dépassé si l’on ne fait pas plus pour donner aux pays en développement les compétences, les connaissances et l’accès aux marchés dont ils ont besoin pour rester concurrentiels.

- Dans les pays en développement qui s’intègrent à l’économie mondiale, le revenu par habitant a augmenté de 5 % par an pendant les années 90. - Dans les autres, le revenu par habitant a baissé de 1 % au cours de la dernière décennie.

Une TCI bien conçue peut donner aux pays en développement un accès critique et peu coûteux aux marchés intérieurs et mondiaux, permettant à la main invisible du marché d’aider les pauvres

Objectifs

Favoriser l’innovation par le biais de bénévoles qui aideront les petites et moyennes entreprises

La DFI placera des bénévoles du secteur privé et des ONG dans de petites et moyennes entreprises pour les aider à développer leurs activités en leur montrant comment utiliser la technologie et en leur transférant leurs connaissances.

Encourager les réformes en matière de politique économique et de réglementation en faveur de la croissance

Le département d’État, le ministère du commerce, l’USAID, la FCC (Commission fédérale sur les communications) et d’autres organisations du secteur public et privé aideront les pays bénéficiaires de la DFI à élaborer des structures juridiques et réglementaires destinées à accroître la compétitivité de leurs entreprises.

Faire appel à l’infrastructure de l’information et de la communication existante pour promouvoir la croissance économique.

La DFI permettra d’identifier les occasions d’utiliser l’infrastructure existante (cybercafés et télécentres nationaux) pour générer des informations et des services (services financiers, informations sur les prix des produits de base, etc.) et ainsi aidera les petites et moyennes entreprises à être plus concurrentielles sur le marché régional et mondial.

Mesurer les résultats

Les projets DFI seront évalués à intervalles réguliers sur la base d’indicateurs mesurant la croissance de leurs activités, leurs gains d’efficacité, l’intégration avec leurs partenaires internationaux et leur création d’emplois.

Le projet pilote au Sénégal

Le projet pilote au Sénégal :

- inclura plus de 100 volontaires qui aideront, d’une part, les petites et moyennes entreprises à élargir leurs activités en utilisant la TCI et, d’autre part, les pouvoirs publics à lancer des réformes dans la réglementation ; - fera appel à quelque 200 cybercafés et 10.000 télécentres aux fins de générer des informations qui offriront des facilités commerciales aux petites et moyennes entreprises ; - profitera à plus de 360.000 petites entreprises et à plus d’un demi-million de Sénégalais ; et - formera et dotera en matériel les volontaires du Corps de la paix au Sénégal qui auront besoin d’ordinateurs portatifs et d’autres technologies pour leur travail. À l’heure actuelle, 130 volontaires du Corps de la paix travaillent au Sénégal.

Partenariat public-privé

La DFI est conçue pour avoir des effets considérables pour un coût modeste. Faisant appel aux volontaires et aux partenaires du secteur privé, le projet pilote pour le Sénégal est doté d’un budget de 6,5 millions de dollars sur trois ans.

(Source : Département d’Etat - Programmes d’information internationale 7 mars 2003)

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