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Le président Wade plaide pour l’entrée de l’Afrique dans la société de l’information

mardi 18 février 2003

Le chef de l’Etat, maître Abdoulaye Wade a réaffirmé, lundi à Genève, au cours de la deuxième session du Comité préparatoire du Sommet mondial sur la société de l’information, la nécessité pour les pays africains, actuellement en rade au niveau de la percée des technologies de l’information et de la communication, ’’d’entrer dans la société mondiale de l’information’’.

Me Wade qui intervenait au centre international de conférences de Genève en présence notamment de son homologue roumain, Ion Iliescu, a promis de poursuivre les réflexions entamées dans ce sens à Genève avec ses homologues africains, mais aussi lors du prochain sommet ’’France-Afrique’’ qui s’ouvre mercredi en France.

’’Je vais essayer également au sommet du G8 (NDLR : les huit pays les plus industrialisés dont la prochaine réunion se tiendra au début du mois de juin prochain à Evian) de défendre ce dossier’’, a promis Me Wade, non sans insister sur la place primordiale qu’occupent les technologies de l’information et de la communication dans le nouveau partenariat pour le développement économique de l’Afrique (NEPAD) eu égard au retard enregistré par le continent africain dans ce domaine.

Pour sa part, le président roumain, dont le pays avait abrité au mois de novembre dernier la Conférence ministérielle pan-européenne , a soutenu à l’instar de son homologue sénégalais que la ’’société de l’information est pour la Roumanie, une chance unique de réduire dans un court délai les grands décalages qui la séparent des pays industrialises’’.

Le problème des décalages de développement est ’’devenu un problème global qui a besoin de réponses globales’’, ont reconnu presque en chœur les deux chefs d’Etat, ajoutant que ’’nous ne pouvons plus imaginer des îles de prospérité dans une mer de pauvreté’’.

Auparavant, M. Yoshio Utsumi, secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications, institution spécialisée des Nations unies chargées d’organiser le sommet mondial sur la société de l’information, avait lancé un cri d’alarme en déclarant que ’’le moment était venu de convaincre les dirigeants politiques mondiaux, de mettre en place, de toute urgence, de nouveaux cadres politiques et juridiques adaptés au cyberspace qui contribueront a définir une structure dans laquelle les technologies de l’information et de la communication (TIC) pourront être utiles à tous’’.

En effet, malgré leur vulgarisation depuis le milieu des années 90, les technologies de l’information et de la communication sont utilisées à un niveau très bas dans les pays du sud ou en 1999, seules quelque 14 millions de lignes téléphoniques ont été recensées, soit moins que la ville de Manhattan (USA) ou de Tokyo (Japon).

Aussi, selon un rapport rendu public et concernant les usagers de l’internet, les chiffres montrent qu’en 2000, seuls, 6,7 pour cent de la population mondiale (dont 83 pour cent habitaient au Nord), se servaient de cet outil qui loin de dessiner ’’un village global égalitaire, montre une fracture nette entre les pays riches et les pays pauvres’’ amenant même les spécialistes à parler d’’’info-riches’’ et d’’’info-pauvres’’.

La nécessité pour les autorités publiques du continent africain d’asseoir une véritable politique pour une percée des technologies de l’information et de la communication se lit aussi à travers cet écart entre les USA qui comptent proportionnellement 540 fois de d’hébergeurs de sites que le continent africain’’.

Prévue jusqu’au 28 février prochain, la deuxième réunion de préparation du Sommet mondial de l’information qui aura lieu du 10 au 12 décembre 2003 à Genève, devrait permettre de poser les jalons pour un meilleur équilibre entre le nord et le sud et édicter des politiques de vulgarisation des TIC dans les pays du sud.

’’Le sommet mondial sur la société de l’information devra ainsi être le point de départ d’une nouvelle ère qui nous fera passer de la société de l’information à la société de la connaissance, du savoir partagé et de la communication humaine fondée sur plus d’écoute, de respect mutuel, de partage et de solidarité entre les nations et les citoyens du monde’’, avait déclaré lors de l’ouverture des travaux le président du Comité de préparation, M. Adama Samassekou.

(Source : APS)

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