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La téléphonie continue sa mutation en Afrique

mercredi 22 octobre 2014

“Je t’appelle à 15 heures, j’espère que tu seras à la maison !”. Cette phrase n’a pas beaucoup de sens pour les moins de 30 en Afrique. En effet, pourquoi serait-il nécessaire de nos jours d’être à domicile pour recevoir un appel ?

C’est là une nouvelle preuve de l’avancée fulgurante des technologies sur le continent africain, puisqu’ il n’y a pourtant que quelques années, les téléphones fixes résonnaient encore fièrement de leurs sonneries monophoniques dans les salons des familles de la classe moyenne.

Abandonnés dans des tiroirs poussiéreux, les téléphones fixes sont en train de tirer leur révérence alors que le suspect évident, le téléphone portable, n’est pourtant pas le seul responsable de ce “technocide”.

Selon une étude publiée par la firme Frost & Sullivan, alors que le mobile vit ses plus beaux jours avec une part de marché de 94.6%, le fixe quant à lui ne représente de 3.6% du gâteau africain.

Selon le cabinet, les lignes fixes ont été ralenties dans leur croissance par un manque de compétition, d’investissements et d’innovation causés par un monopôle des droits d’exploitation des infrastructures par des entreprises qui appartiennent aux Etats en Afrique.

Les consommateurs africains n’ont ainsi eu d’autre choix que de se rediriger vers des offres de téléphonie mobile dont le processus d’obtention est autrement moins laborieux, même si la communication par le canal du mobile est souvent plus onéreuse.

Des solutions de substitution ont été proposées par plusieurs opérateurs africains, à l’image d’ Expresso au Sénégal et son offre fixe-mobile “Yobantel”, ou plus récemment d’“Eazifonn”, lancé par MTN au Ghana pour les PME ; tous les deux ont été reçus timidement par un public qui se trouve perdu face à une technologie qui n’offre ni la fiabilité du fixe ni la mobilité du… mobile.

Selon le cabinet de recherche, même si le mobile est aujourd’hui leader incontesté, son règne lui impose des mutations indispensables à son épanouissement :

Des investissements conséquents sont à prévoir

Pour une plus grande pénétration des Télécoms dans le continent, les différents acteurs devront ouvrir leur porte-monnaie. En effet, le manque d’infrastructures et les zones à faible densité de populations font que pour atteindre plus de monde, les opérateurs et les Etats devront investir des montant conséquents pour développer le domaine.

Plusieurs marchés frôlent la saturation

En Afrique du Nord et dans plusieurs pays d’Afrique noire (Afrique du Sud, Ghana, Mali, Gabon pour ne citer que ceux-là), on dépasse les 100% de taux de pénétration du mobile, même si la saturation est souvent due à la possession de plusieurs cartes SIM par un même utilisateur. Le tourisme est également un facteur non négligeable dans la saturation statistique du marché, avec l’acquisition de cartes SIM pour un usage de courte durée.

Les données prennent le dessus

Selon des analystes de l’industrie de l’information et de la communication, la concurrence accrue dans le domaine des Télécoms en Afrique pousse les opérateurs à être créatifs. Ne générant plus autant de revenus grâce aux services de voix, dont les tarifs sont perpétuellement en baisse, ces derniers se tournent vers les données et pensent des solutions qui encourageront les consommateurs africains à regarder plus de vidéos et à écouter plus de musique via leurs terminaux.

Sadibou Sow

(Source : Afrique ITnews, 22 octobre 2014)

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- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 8 761 804 abonnés Internet

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- Liaisons louées : 21 044

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(ARTP, 30 juin 2018)

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(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

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Téléphonie fixe

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(ARTP, 30 juin 2018)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
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(ARTP, 30 juin 2018)

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(Facebook Ads, décembre 2017)