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La sécurité informatique en question sur le continent africain

lundi 11 mars 2013

Le bureau de la Cours de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) du Sénégal vient de faire l’objet d’une cyberattaque. Toutes les informations collectées par les enquêteurs contre Karim Wade, le fils de l’ancien président de la république du Sénégal et compagnies se sont envolées… Cette histoire, montée de toutes pièces, pourrait devenir réalité à n’importe quel moment… La semaine dernière, une “pilule amincissante” a attaqué le compte Twitter du ministère de la sécurité d’état de l’Afrique du Sud. Ô l’ironie.

Alors que la situation était reprise en main par les informaticiens en charge de la communication digitale du ministère de la sécurité d’état de l’Afrique du Sud, certains se sont demandé s’il fallait en rire, ou en pleurer ?

Si cela arrive au pays de Mandela, première économie du continent et où la cyber-criminalité aurait coûté 2,65 Milliards de rands (223 millions d’euros) de pertes en 2011, qu’en serait-il d’un pays comme le Sénégal, le Cote d’ivoire ou le Bénin qui est encore loin de pays comme le Kenya , le Ghana ou …L’Afrique du Sud.

Le piratage et la délinquance informatique qui sévissent autant en Afrique centrale qu’en Afrique de l’Ouest, plombent les économies du continent. C’est pour tirer la sonnette d’alarme que l’Union Africaine et la Commission Economique pour l’Afrique aux Nations unies (UNECA), ont rédigé une convention régionale qui n’attend plus que la signature de tous les Etats membres.

“Parallèlement à l’énorme essor des crimes financiers, nous observons un boom du piratage militant“, prévient M. Craig Rosewarne, consultant en sécurité informatique. “Et c’est là qu’on trouve les types dangereux –les types qui vont jusqu’au bout“.

“Ce ne serait pas difficile de paralyser le gouvernement. Il y a très peu de parades en place, si bien que même le plus basique des piratages marche dans la plupart des cas“

Pour Aida Opoku-Mensah, directrice de l’UNECA “Sans cette protection, les pays ne pourront pas profiter de l’économie numérique de façon durable, la cybercriminalité menace plus généralement la croissance économique du continent”.

“La convention envoie un message politique fort pour dire que l’Afrique est prête pour l’économie de la connaissance” plaide la responsable onusienne.

Amadoo

(Source : Afrique ItNews, 11 mars 2013)

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