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La libéralisation des services demande toujours des règlements appropriés

dimanche 26 septembre 2010

Avec un commerce qui demeure excessivement dépendant des exportations de ressources naturelles, les pays africains pourraient voir leurs économies bénéficier de la libéralisation du commerce des services. Mais seulement si des cadres réglementaires nationaux appropriés sont mis en place, affirment certains experts en commerce.

Les ressources naturelles comme les minéraux, le poisson, le bois et les combustibles représentent 73 pour cent des produits d’exportation de l’Afrique, comparativement aux 14 pour cent des exportations de l’Union européenne (UE). Seulement cinq pour cent des exportations sont vendus à l’intérieur de l’Afrique, le reste étant destiné aux centres industriels de la Chine, de l’Inde, de l’UE et des Etats-Unis.

La dépendance du continent de ces marchés est devenue évidente lorsque la demande a chuté suite à la crise financière, mettant un terme à l’essor des produits de 2003 à 2008, a expliqué Sean Woolfrey, chercheur au Centre du droit commercial d’Afrique australe (Tralac), au cours de la réunion annuelle du Tralac du 16 au 17 septembre au Cap, en Afrique du Sud.

Le Tralac, une organisation à but non lucratif, fournit un soutien au renforcement des capacités des gouvernements et autres entités.

Les champs de pétrole de l’Angola, la ceinture de cuivre de la Zambie et les mines de diamants du Botswana, entre autres, ont dangereusement créé des voies de développement inégal, ont souligné les experts en commerce au cours de la conférence.

"Un important espace de politique est disponible quand il s’agit de ressources naturelles", a indiqué Woolfrey. "Mais de plus en plus cet espace est limité par des accords commerciaux préférentiels".

A titre d’exemple, il a mentionné les accords de partenariat économique (APE) que l’UE négocie actuellement avec les Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).

La Namibie, qui connaît une ruée vers l’uranium, s’oppose avec véhémence aux restrictions sur les taxes à l’exportation dans les APE. L’UE utilise la méthode de révision à la hausse des droits pour bloquer la transformation locale, en particulier dans les secteurs minier et forestier, bloquant les pays africains quand il s’agit de valeur ajoutée. Woolfrey a prévenu que "cela peut conduire à des politiques commerciales en riposte qui, à la fin, ne sont pas toujours favorables".

Il a souligné que l’apparition des géants économiques comme la Chine et l’Inde, avides de ressources naturelles, pourrait avantager les exportateurs "non pas parce qu’ils sont quelque peu des partenaires commerciaux plus bienveillants, mais parce que l’émergence du commerce Sud-Sud de ressources naturelles signifie plus de concurrence, ce qui est bon pour les fournisseurs".

La compétitivité peut être améliorée par la libéralisation du commerce des services mais cela serait aussi une bonne occasion d’améliorer les cadres réglementaires nationaux, a soutenu Trudi Hartzenberg, la directrice exécutive du Tralac.

Sa position contredit celle des gouvernements africains et les organisations de la société civile qui ont fortement résisté à l’insistance de l’UE dans les négociations difficiles sur les APE pour que les pays africains libéralisent leurs marchés pour les sociétés de services d’Europe.

Ce serait injuste, ont estimé avec quelque succès les opposants, de s’attendre à ce que les entreprises des pays en développement dans la région concurrencent sur un pied d’égalité les sociétés de services européennes.

"Cela donnerait par exemple aux opérateurs allemands l’accès au marché namibien, mais par contre il est très peu probable que Telecom Namibia Ltd, (la société des télécommunications de la Namibie) se rende en Allemagne pour reprendre Deutsche Telekom (la société des télécommunications de l’Allemagne)", a déclaré le vice-ministre des Finances de la Namibie, Calle Schlettwein.

La plupart des pays d’Afrique australe, en dehors du Botswana, sont favorables au report des négociations sur les services dans les discussions sur les APE. L’UE est en train de céder à contrecoeur à cette position.

Mais selon Hartzenberg, en l’absence d’un programme de développement des services, les consommateurs paient le prix de la prestation de services coûteuse des entreprises sud-africaines et des sociétés publiques "inefficaces".

"Les risques de la libéralisation sont exagérés", a-t-elle confié à IPS. "Les entreprises sud-africaines dans le secteur des services ont établi une présence commerciale dans les télécommunications, les services financiers et autres dans la plupart des pays d’Afrique australe, déjà sans qu’aucune libéralisation n’ait eu lieu.

"Il est difficile de se passer de ces services parce qu’ils impliquent souvent des investissements directs étrangers et la plupart des pays se plient en quatre pour les obtenir".

Par conséquent, il est opportun d’ouvrir la discussion sur les services, a estimé Hartzenberg.

"Même dans les pays les moins avancés, les services représentent une part croissante de l’activité économique en termes d’emploi. Les services sont également très importants pour le secteur des transformations. Il n’est pas possible d’être compétitifs en matière de transformation si nous n’avons pas des intrants de services compétitifs", poursuit-elle.

"Nous avons seulement besoin de jeter un regard sur les frais bancaires et les télécommunications dans notre partie du monde pour voir que ces coûts élevés et, dans certains cas, la mauvaise qualité des services, non seulement entravent le développement des entreprises mais aussi ont des effets très négatifs sur les consommateurs et les ménages".

Mike Humphrey, un expert en commerce, a ajouté : "La libéralisation ne signifie pas qu’il n’y a pas de contrôle. Il peut exister des restrictions claires ; ce n’est pas un chèque en blanc".

Que les pays ouvrent les secteurs de leurs services spécialement à l’UE est une question valable, a reconnu Hartzenberg. "Si l’UE bénéficie du principe de l’avantage au premier arrivant, cela peut êt

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