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La gouvernance locale tarde à « humer » l’ère du numérique

mercredi 1er juin 2005

Le ministère de la Décentralisation et des collectivités aspire un système de gouvernance locale beaucoup plus moderne. Il a initié hier, mardi 31 mai, un séminaire sur « le rôle des Ntics dans la gouvernance des collectivités locales ». Cet atelier a permis aux différents acteurs de la décentralisation d’échanger pour trouver une solution aux problèmes de la fracture numérique entre les collectivités locales du Sénégal.

Les 441 collectivités locales du Sénégal semblent refuser le développement. Rares sont les communes, les communes d’arrondissement et communautés rurales qui sont à l’ère du numérique. Le séminaire organisé hier, mardi 31 mai, par la direction de la formation et de la communication du ministère de la Décentralisation et des collectivités locales a permis d’en avoir le cœur net. Et c’est ainsi que les différents acteurs se sont lancés dans la recherche de solutions. Cette rencontre qui a été l’occasion de faire l’état des lieux des infrastructures, a permis de déterminer les besoins en offres et services, de dresser des axes de recherche de solutions de résorption du déficit technologique et ses nombreuses conséquences sur la qualité de services au citoyens, mais surtout de déterminer un nouveau paysage informatique des collectivités locales à partir de la cartographie des entités. Le ministre d’Etat, ministre de la Décentralisation et des collectivités locales, Aminata Tall qui a présidé l’atelier a reconnu que « Nos collectivités locales accusent un grand retard qu’il nous faut impérativement rattraper ». Elle révèle qu’une « enquête menée dans 43 mairies d’arrondissement de la région de Dakar a montré que sur toutes les communes visitées, l’informatisation est inexistante ou se limite, lorsqu’elle existe, à l’utilisation des outils bureautiques pour l’édition du courrier et des rapports ». Selon elle, « dans la grande majorité des cas, les fonctions de base liées à la gestion de la collectivité locale, telles que l’état civil ou la gestion comptable et budgétaire sont encore entièrement manuelles ». Et le maire de Diourbel de déplorer : « Aucun centre d’état civil n’est à la date de cette enquête complètement informatisé au point que ces services peuvent être mis à la disposition des citoyens ». Elle, souligne, en outre, l’écart qui existe en termes de développement et d’infrastructures entre la région de Dakar et les autres régions du pays qui est, de son avis, faible du point de vue de l’intégration du numérique dans les collectivités locales du Sénégal.

Le ministre d’Etat, ministre de la Décentralisation et des collectivités locales indique, par ailleurs, que « les Tic (Technologies d’information et de communication, Ndlr) nous invitent à une course de fonds et à un duel permanent, leur développement a engendré une nouvelle forme d’illettrisme celui des analphabètes du troisième millénaire ». Aminata Tall estime que l’intégration des Tic dans les collectivités locales participera indubitablement à la bonne gouvernance, à la transparence et à l’efficacité dans la gestion, mais surtout à l’interaction entre acteurs de chaque collectivité.

Ibrahima Lissa FAYE

(Source : Sud Quotidien, 1er juin 2005)

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