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Emploi et formation : le boom du coworking

samedi 5 mai 2012

Loyer modéré, flexibilité et émulation : les espaces de travail partagés font leur chemin en Afrique. Prisés des professionnels des nouvelles technologies, ces lieux agissent comme des catalyseurs d’innovation.

À l’image de l’agence 3W, pionnière au Sénégal en matière de communication web spécialisée dans les réseaux sociaux, nombre de start-up florissantes optent pour les espaces de coworking plutôt que de louer des locaux. Malgré l’augmentation de ses effectifs, 3W a ainsi choisi de rester domiciliée chez JokkoLabs, un espace de travail partagé ouvert il y a un an et demi à Dakar. « Le loyer y est certes plus abordable [environ 65 000 F CFA par mois et par personne, soit 100 euros, NDLR], mais c’est avant tout la flexibilité et l’émulation positive au contact des coworkers qui expliquent le choix de 3W », explique Karim Sy, fondateur du lieu.

JokkoLabs, du wolof joxko (« donne-lui ») et jotko (« rejoins-le »), accueille en tout une cinquantaine de « jokkoworkers », dont 25 permanents. Qu’ils soient blogueurs, community managers, développeurs ou graphistes, ils travaillent tous grâce aux nouvelles technologies. Le succès de tels espaces repose sur leur capacité à rassembler et à animer la « tech-communauté » locale en agissant comme des catalyseurs d’innovation. Rencontres et synergies y sont facilitées, permettant ainsi à des aventures entrepreneuriales originales de prendre forme, qu’il s’agisse de créer un site internet ou une application smartphone innovante.

Une quinzaine de strucures en Afrique

Le développement des structures de coworking a connu une explosion récente. Alors qu’il n’en existait que trois à travers le continent en 2010, on en dénombre aujourd’hui une quinzaine. Si les pionniers sont apparus dans la partie anglophone - notamment au Kenya -, l’Afrique francophone n’est pas en reste : elle en regroupe un bon tiers. Et les expériences s’avèrent concluantes au Cameroun, au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Abidjan, par exemple, possède déjà deux espaces de travail partagés, Akendewa et AMN Coworking Space.

En parallèle de ces espaces, d’autres organisations émergent pour aider les entrepreneurs du web. Certaines sont entièrement virtuelles, comme Venture Capital for Africa (VC4A), qui a conçu un portail de rencontres entre e-créateurs et investisseurs. « Nous connectons nos membres en fonction de leurs besoins, à la manière d’un réseau peer to peer », explique Ben White, son cofondateur. Les 200 start-up enregistrées sur le site ont des besoins compris entre 50 000 et 250 000 dollars (de 37 000 à 187 000 euros). La plateforme permet notamment à des business angels étrangers, souvent membres de la diaspora, d’accéder à des projets innovants qui n’auraient peut-être pas vu le jour faute d’investisseurs locaux.

Nicolas Teisserenc

(Source : Jeune Afrique, 4 mai 2012)

Post-Scriptum

Entrepreneurs invétérés

Plus que de simples gérants, les créateurs des espaces de coworking sont avant tout des entrepreneurs invétérés. Ainsi en Côte d’Ivoire, le président d’Akendewa, Jean-Patrick Ehouman, est également le fondateur d’une web agency baptisée AllDenY. Il a aussi fait parler de lui en mettant en place un site d’alertes, Ushahidi, lors de la crise postélectorale de 2011. Ce système, qui permet de signaler en temps réel les témoignages de violences sur Google Maps, a été inventé par une équipe d’un autre espace de coworking pendant les troubles de 2007 au Kenya. « À Abidjan, nous avons aidé à secourir 82 personnes en danger de mort en facilitant l’arrivée des secours et la mise en relation avec des médecins via un centre d’appels délocalisé au Ghana », relate l’entrepreneur. N.T.

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 12,4 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 391 liaisons louées
- 628 621 abonnés Internet
- 447 787 abonnés 3G (71,2%)
- 95 561 abonnés ADSL (15,2%)
- 84 882 abonnés RTC (13,06%)
- Taux de pénétration des services Internet : 5,2%

(ARTP, 31 décembre 2012)

- 2 269 681 utilisateurs d’Internet
- Taux de pénétration : 17,5% de la population

(UIT juin 2012)

- 3475 noms de domaine enregistrés en .sn
- 3178 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal mars 2012)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 340 019 abonnés
- Taux de pénétration : 2,78%
- 1852 lignes publiques

(ARTP, 31 décembre 2012)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 11 470 646 abonnés
- Taux de pénétration : 94,24%

(ARTP, 31 décembre 2012)

FACEBOOK

- 730 940 utilisateurs
- 5,93 % de taux de pénétration de la population totale
- 36,74% de taux de pénétration de la population en ligne
- 12ème rang africain pour le nombre d’utilisateurs
- 93ème rang mondial pour le nombre d’utilisateurs
- 18ème rang africain pour le taux de pénétration
- 157ème rang mondial pour le taux de pénétration

(Socialbakers, 27 avril 2013)