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Afripedia, un projet pour développer Wikipédia en Afrique

samedi 30 juin 2012

Fruit d’un partenariat entre l’association Wikimédia France, l’Institut français et l’Agence universitaire de la francophonie, Afripedia entend faciliter la consultation hors ligne de Wikipédia en Afrique et la production d’articles sur l’Afrique écrits par les Africains.

Wikimédia France (WMF) a annoncé qu’elle a signé le 15 juin une convention avec l’Institut français et l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) pour lancer Afripedia, un programme commun autour de Wikipédia en Afrique francophone.

L’association, qui soutient la diffusion libre de la connaissance et notamment les projets hébergés par la Wikimedia Foundation, explique :

« Alors que l’essentiel des contributions sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia est aujourd’hui le fait de contributeurs du Nord, l’Institut français, l’Agence universitaire de la Francophonie et Wikimédia France souhaitent faciliter, en Afrique, la consultation hors ligne de Wikipédia ainsi que la production d’articles consacrés à l’Afrique et rédigés par des contributeurs africains. Le projet prévoit également des formations à l’utilisation de l’encyclopédie et à la production de contenus sur les projets Wikimédia. »

Diffusion sur clés USB

Le projet sera basé sur les technologies de diffusion hors ligne de Wikipédia diffusées par Kiwix et aura plusieurs phases, expose le communiqué de WMF :

développement logiciel pour produire des versions hors ligne de Wikipédia puis d’autres projets Wikimédia comme le Wiktionnaire, intégration de ces versions sur des clés USB « fonctionnant sur un mini-ordinateur extrêmement économe en énergie, sans écran et sans clavier, diffusant le contenu de la clé par wifi hors-ligne (le contenu de la clé est accessible simplement en se connectant par wifi sur le réseau ainsi généré, sans qu’il soit besoin de connexion internet), installation et formation dans les campus numériques francophones du réseau de l’AUF, formation à la contribution à Wikipédia, en français et dans les langues locales des lieux d’implantation.

Après un premier déploiement à l’automne 2012 dans une vingtaine de campus numériques de l’AUF, le projet sera évalué, et si ses résultats sont bons il sera déployé à plus grande échelle en 2013.

Sur les 285 langues dans lesquelles existent des versions de Wikipédia, le français arrive en 3e position en nombre d’articles (1,266 million d’articles), après l’anglais (3,986 millions) et l’allemand (1,426 million), et en pages vues en 5e position (709 millions en juin) après l’anglais (la moitié des 15,5 milliards de pages vues du mois), le japonais, l’espagnol et l’allemand.

Sauf erreur de ma part, la première langue africaine parmi les 285 de Wikipédia est le swahili, avec un peu plus de 24.000 articles. Dans la version en français, on peut accéder aux articles sur le continent entre autres via le portail Afrique (54.000 articles).

Des connexions Internet très chères

Il y a quatre ans, une enquête participative RFI / l’atelier des médias sur le prix de l’Internet exposait la situation de l’Afrique, où la connexion était une des plus chères du monde (d’où l’intérêt de versions offline, comme ici de Wikipédia). La situation s’améliore doucement, notamment avec des nouveaux câbles sous-marins, expliquait en février dernier Jeune Afrique, qui soulignait la cherté des tarifs africains :

« L’abonnement mensuel haut débit (1 mégaoctet) est facturé aux particuliers 114 euros au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, environ 130 euros au Bénin et plus de 150 euros au Cameroun. Seul le Sénégal, avec des baisses de prix de 10% à 15% ces dernières années, se rapproche un tant soit peu des tarifs pratiqués au Maghreb. La connexion de 1 Mo y coûte 38 euros, quand elle en vaut 18 en Tunisie et seulement 9 au Maroc. »

Thierry Noisette

(Source : ZDNet, 30 juin 2012)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 12,4 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 391 liaisons louées
- 628 621 abonnés Internet
- 447 787 abonnés 3G (71,2%)
- 95 561 abonnés ADSL (15,2%)
- 84 882 abonnés RTC (13,06%)
- Taux de pénétration des services Internet : 5,2%

(ARTP, 31 décembre 2012)

- 2 269 681 utilisateurs d’Internet
- Taux de pénétration : 17,5% de la population

(UIT juin 2012)

- 3475 noms de domaine enregistrés en .sn
- 3178 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal mars 2012)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 340 019 abonnés
- Taux de pénétration : 2,78%
- 1852 lignes publiques

(ARTP, 31 décembre 2012)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 11 470 646 abonnés
- Taux de pénétration : 94,24%

(ARTP, 31 décembre 2012)

FACEBOOK

- 730 940 utilisateurs
- 5,93 % de taux de pénétration de la population totale
- 36,74% de taux de pénétration de la population en ligne
- 12ème rang africain pour le nombre d’utilisateurs
- 93ème rang mondial pour le nombre d’utilisateurs
- 18ème rang africain pour le taux de pénétration
- 157ème rang mondial pour le taux de pénétration

(Socialbakers, 27 avril 2013)