OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2011 > Sonatel, y’en a marre !

Sonatel, y’en a marre !

dimanche 19 juin 2011

Point de vue

Il y a quelques mois de cela, ne parvenant point à mettre la main sur un de mes téléphones portables, perdu quelque part dans le fatras de mes bagages, je décidai alors d’appeler mon propre numéro avec un second téléphone. Histoire d’entendre la sonnerie et de m’en servir comme repère pour tracer, pister et débusquer la bête technologique qui, quelque part, se terrait.

Je fus à la fois heureux et désappointé. Mon bonheur venait du fait que j’entendais le téléphone sonner. Donc j’étais sûr qu’il était juste à portée d’oreille. Et que je ne l’avais guère perdu.

Mon désappointement provenait du fait qu’en composant mon numéro de téléphone, en lieu et place de la sonnerie d’attente classique, j’entendais plutôt une attente musicale personnalisée dont je ne me rappelle plus hélas de l’auteur.

Je venais de découvrir ainsi que j’aurais souscris au fameux service « dalale tone » de la Sonatel. Immédiatement, je composais le service client pour m’en plaindre. Je fus d’autant plus étonné que mon interlocutrice me fit savoir calmement que :

Ce service a été activé depuis plusieurs mois ;

Qu’il aurait coûté quelques centaines de francs à l’activation ;

Que depuis lors, tous les mois, j’étais débité de quelques francs ;

Que pour annuler ce service il faudrait encore débourser quelques francs.

Tout cela, à mon insu. Sans aucune forme de notification. Tout cela, sans pour autant que je n’ai eu à en faire la demande. Sans pour autant que je n’ai reçu un quelconque message de confirmation de la même demande.

Je me mettais dans une colère. Une noire colère. Fâché à l’idée que, depuis des mois, les différentes personnes qui m’appelaient sur ce numéro professionnel (des amis, des clients, des partenaires), allaient sans doute s’étonner qu’un professionnel de la communication ait été si peu professionnel au point de s’amuser à personnaliser de manière puérile sa sonnerie d’attente.

Passé ce moment d’émotion et d’indignation, j’imaginais les éléments ci-dessous dignes d’un scénario d’un film de série B :

Puisque je n’avais pas moi-même activé ce service, et qu’il a été rendu fonctionnel sans qu’une seule fois que je ne reçoive une alerte de la Sonatel allant dans ce sens, pour une éventuelle confirmation ;

Puisque la Sonatel dispose de millions de clients ;

Puisque toute activation du service, ainsi que l’abonnement mensuel, ainsi que les frais de désabonnement coûtent, au total, plusieurs centaines de francs ;

Combien de centaine millions de francs la Sonatel aurait-elle gagné sur le dos des pauvres goorgoorlous que nous sommes à travers ce système d’activation fou. Au cas où, bien sûr, mon cas n’aurait pas été une simple erreur isolée. Et que ce qui m’est arrivé soit arrivé à bien d’autres abonnés ?

La seule évocation de ce scénario m’outrait profondément. Mon indignation, comme par anticipation sur les formules généreuse de Hessel, céda le pas au souci de m’engager, de dénoncer et de combattre cette forme d’abus.

Quoi ? Faudrait-il que je paye, de nouveau, pour annuler un service que, point, je n’ai demandé ? Un service qui déjà m’avait coûté de l’argent ? Un service qui certainement m’a causé un préjudice moral que j’arriverai difficilement à estimer ?

Je me révoltais ; appelais le service client et lui tins ce discours :

je veux qu’ils enlèvent ce service qu’ils m’ont installé à mon insu ;

Je ne payerai pas un seul francs pour que ce service soit supprimé ;

Qu’il me rembourse ce qu’ils m’ont injustement défalqué.

Ma fermeté m’aida. Quelque minute plus tard, le même service qui avait soutenu qu’ils ne peuvent supprimer cette formule sans activation payante, m’appela pour me faire savoir que le service a été désactivé. Et quelques excuses me furent présentées.

Je jugeais alors l’incident clos.

Jusqu’ à hier soir.

Hier soir, à 21H 13, mon calvaire recommença. Je reçu trois messages.

Le message numéro 1 disait : « Bienvenue au service Dalale Tones ! Personnalisez votre musique dattente (sic) par appel au 20... ou sur www.dal...

Le message numéro 2 : « Vous avez copié la sonnerie « Boulene Ko Fate »pour 200 Fcfa. Elle expire le 17/07/2011

Le message numéro 3 : « Bravo, vos paramètres Dalale tone ont été traités avec succès ».

Surpris par ces messages, et craignant à nouveau que ne reprennent mes ennuis « dalatonneresques » d’il y a quelques mois, je demande à une amie de bien vouloir m’appeler. Et c’est pour constater que mon interlocutrice entend, au bout de l’autre ligne, cette fameuse chanson à orientation religieuse interprétée par, je pense, un certain Mbaye Dondé : « Bouléne ko fatté di gnaanal ».

Furieux, mécontent, à la limite ulcéré, j’appelle le service commercial. Et la Sonatel venait, par la même occasion, de me ponctionner 25 nouveaux francs, prix de l’appel vers ce service.

Une commerciale me reçu, aimablement. Malgré mes récriminations, elle me demanda de patienter. Une bonne demie douzaine de minutes plus tard, enfin, un nouvel interlocuteur. Qui, après multiples vérifications, fut incapable de me dire quand et comment on a pu activer ce service que je n’ai guère demandé. Il me promit fermement de transmettre mon dossier au service technique et qu’une solution rapide allait être apportée.

Confiant, je gardais espoir. Le lendemain, samedi 18 juin, je constate que le problème reste entier. Un autre coup de fil au service commercial et 25 francs perdus à nouveau ne me servirent à rien. Sinon que de me dégouter davantage de la Sonatel. Car mon interlocutrice me fit savoir qu’il n’y avait nulle trace de ma réclamation de la veille.

Je décidai alors de me battre. Autrement. En informant l’opinion publique d’abord. Pour que tout un chacun sache que la Sonatel n’a pas le droit de nous imposer un produit payant sans notre accord ; qu’elle n’a pas non plus celui de nous débiter des sommes d’argent. Des sommes faibles, en apparence, mais, qui, multipliés par des milliers ou des millions d’abonnées, pourraient atteindre des centaines de millions voire des milliards de francs.

Ensuite, juridiquement. J’entrais en contact avec l’Ascosen et me prépare actuellement à déposer une plainte à l’ARTP pour facturation abusive et désagréments multiples.

Stéphane Hessel a raison. Il est important de s’indigner. Il est tout aussi important de s’engager. Pour le symbole, pour le principe, je ne renoncerais pas. J’engage la bataille. En mon nom et au nom de tous ces citoyens floués et qui ont préféré dire : « ce n’est pas grave ».

Mamadou Thiam, chroniqueur
mamadouthiam@hotmail.com

(Source : Seneweb, 19 juin 2011)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4540/5300 Régulation des télécoms
  • 362/5300 Télécentres/Cybercentres
  • 3830/5300 Economie numérique
  • 1809/5300 Politique nationale
  • 5160/5300 Fintech
  • 547/5300 Noms de domaine
  • 2277/5300 Produits et services
  • 1514/5300 Faits divers/Contentieux
  • 773/5300 Nouveau site web
  • 5300/5300 Infrastructures
  • 1825/5300 TIC pour l’éducation
  • 196/5300 Recherche
  • 256/5300 Projet
  • 3781/5300 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1926/5300 Sonatel/Orange
  • 1648/5300 Licences de télécommunications
  • 286/5300 Sudatel/Expresso
  • 1636/5300 Régulation des médias
  • 1306/5300 Applications
  • 1132/5300 Mouvements sociaux
  • 1818/5300 Données personnelles
  • 129/5300 Big Data/Données ouvertes
  • 619/5300 Mouvement consumériste
  • 374/5300 Médias
  • 674/5300 Appels internationaux entrants
  • 1779/5300 Formation
  • 95/5300 Logiciel libre
  • 2494/5300 Politiques africaines
  • 1135/5300 Fiscalité
  • 175/5300 Art et culture
  • 647/5300 Genre
  • 1767/5300 Point de vue
  • 1189/5300 Commerce électronique
  • 1530/5300 Manifestation
  • 337/5300 Presse en ligne
  • 129/5300 Piratage
  • 206/5300 Téléservices
  • 934/5300 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5300 Environnement/Santé
  • 359/5300 Législation/Réglementation
  • 370/5300 Gouvernance
  • 1861/5300 Portrait/Entretien
  • 152/5300 Radio
  • 824/5300 TIC pour la santé
  • 287/5300 Propriété intellectuelle
  • 65/5300 Langues/Localisation
  • 1237/5300 Médias/Réseaux sociaux
  • 2199/5300 Téléphonie
  • 204/5300 Désengagement de l’Etat
  • 1126/5300 Internet
  • 123/5300 Collectivités locales
  • 433/5300 Dédouanement électronique
  • 1166/5300 Usages et comportements
  • 1072/5300 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 572/5300 Audiovisuel
  • 3722/5300 Transformation digitale
  • 399/5300 Affaire Global Voice
  • 223/5300 Géomatique/Géolocalisation
  • 321/5300 Service universel
  • 708/5300 Sentel/Tigo
  • 183/5300 Vie politique
  • 1600/5300 Distinction/Nomination
  • 37/5300 Handicapés
  • 713/5300 Enseignement à distance
  • 849/5300 Contenus numériques
  • 626/5300 Gestion de l’ARTP
  • 182/5300 Radios communautaires
  • 1829/5300 Qualité de service
  • 456/5300 Privatisation/Libéralisation
  • 137/5300 SMSI
  • 618/5300 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2928/5300 Innovation/Entreprenariat
  • 1490/5300 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5300 Internet des objets
  • 176/5300 Free Sénégal
  • 1025/5300 Intelligence artificielle
  • 204/5300 Editorial
  • 3/5300 Gaming/Jeux vidéos
  • 29/5300 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous