OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Juillet 2017 > La cybersécurité, une exigence vitale

La cybersécurité, une exigence vitale

lundi 17 juillet 2017

Cybersécurité/Cybercriminalité

Le monde d’aujourd’hui est fortement marquée par l’omniprésence du digital – ou du numérique – dans tous les domaines de la vie sociale, économique et politique. Comme le disait un spécialiste dans un article publié dans le journal Les Echos du 8 octobre 2013 « il n’y pas d’abri anti-numérique, car le numérique change la règle du jeu dans tous les secteurs.

Le numérique est le secteur de la croissance et de l’emploi du futur, il restructure toute l’économie comme le ferroviaire l’a fait au 19ème siècle. La 3ème révolution industrielle est numérique. » La 4ème révolution industrielle aussi fortement marquée par le numérique avec l’intelligence artificielle, la robotique, l’Internet des objets,les véhicules autonomes, l’impression en 3D, les nanotechnologies, les biotechnologies, le stockage d’énergie, l’informatique quantique.

De plus, les entreprises qui ont un haut niveau de maturité digitale surpassent leurs pairs en matière de performances économiques, notamment en termes de capacité à générer des revenus et de profitabilité. Il est clairement établi depuis plusieurs années que les premiers de la classe en capitalisation boursière, en valeur de marque et capacité d’innovation sont des entreprises du numérique.

Selon un rapport de Mc Kinsey datant de 2014, l’économie numérique représente 25% de la croissance mondiale. De son côté, le Digital Value Index d’Accenture de janvier 2016 prévoit que 25% de l’économie mondiale sera digitale en 2020.

Il est dès lors légitime, voire indispensable pour toute organisation, de vouloir comprendre, voire apprivoiser, ce qu’est le digital, ce que sont ses enjeux, défis, risques et impacts, ses innombrables opportunités afin d’en tirer le meilleur bénéfice.

Tourner à son avantage le numérique pour pérenniser son activité, améliorer ses performances et dépasser ses concurrents, tel est le véritable enjeu de toute stratégie digitale, telle est la finalité de toute transformation numérique.

Il convient néanmoins de bien comprendre que le plus important est ce que le numérique permet, ce que l’on fait avec le numérique. A mon sens, la question essentielle est celle de l’innovation dont le numérique est un formidable accélérateur.

En effet, de la maîtrise du feu à celle de l’atome, des sociétés humaines essentiellement régies par la loi animale du plus fort à celles policées par la morale et les valeurs religieuses, de l’usage de la pénicilline à la thérapie génique, des chaises à porteur de l’Egypte antique à l’Airbus A380, des tablettes sumériennes au Kindle d’Amazon, des cauris de l’empire du Mali au mobile money, … des êtres humains ont tout simplement eu l’audace de penser différemment, de sortir des autoroutes de la conformité et ont ensuite eu la volonté d’agir concrètement pour réaliser des choses qui améliorent la vie de leur communauté. Et c’est cela l’innovation !

Comme l’exprime fort justement Carmine Gallo dans livre « Les secrets de l’innovation de Steve Jobs’’ :

‘’L’innovation est une façon nouvelle de faire des choses qui entraînent un changement positif. Elle rend l’existence meilleure ».

Il s’agit dès lors d’essayer d’appréhender les ressorts de la réussite des grandes entreprises numériques qui sont en passe de dominer le monde pour en faire une source d’inspiration.

Ces grandes entreprises, qui sont pour la plupart américaines et chinoises et qui souvent nommées par des acronymes jargonnant comme GAFA pour Google/Amazon/Facebook/Apple, NATU pour Netflix/AirBnB/Tesla/UBER, BATX pour Baidu/Alibaba/Tencent/Xiaomi, ont un certain nombre de caractéristiques communes :

Le TOP management, souvent le fondateur, est porteur de la culture digitale de l’entreprise et garant de son ADN numérique. A titre d’illustration, voilà ce que Bill Gates écrivait dans son livre paru en 1999 « Pour prospérer à l’âge du tout-numérique, l’entreprise doit se doter d’une nouvelle infrastructure, une sorte de système nerveux… Avec le numérique, l’homme gagne une faculté décuplée d’invention et de création. »

L’ouverture de l’entreprise aux écosystèmes externes, à l’utilisation de leur intelligence collective et sa grande capacité à « exploiter la puissance de la multitude » [1]. Les exemples les plus éloquents sont l’App Store et Google avec leur près de trois millions d’applications développées par la « multitude ». Modèle achevé d’alliance avec la « multitude », Amazon compte plus de 288 millions de références dont 99% sont issus de la market place, donc de la « multitude ».

L’audace managériale et la volontéde sortir des autoroutes de la conformité sont érigées en règle de conduite et constituent un terreau fertile pour l’innovation.La propension à utiliser des business models de rupture en est une des illustrations les plus marquantes : service gratuit et revenus générés par la publicité, freemium, désintermédiation, etc.

L’excellence de l’expérience clients est érigée en valeur cardinale et en pratique quotidienne. Champion toutes catégories de l’expérience client, Amazon est réputé pour son obsession du client et la règle d’or inscrite dans son ADN pour constamment enchanter le client « inventer et simplifier ».
L’entreprise aspire à accomplir une mission ayant un but élevé : changer le monde, impacter son environnement ou marquer son époque. Steve Jobs n’avait-il pas pour crédo « d’ouvrir des brèches dans l’univers » et ne disait-il pas que « les gens qui sont assez fous pour croire qu’ils peuvent changer sont ceux qui y parviennent.

Des entreprises non digitalement natives, mais qui ont compris les véritables enjeux du digital, se sont inspirées des champions du digital pour transformer en profondeur leur manière de fonctionner et de faire du business, pour innover, améliorer leurs performances et dépasser leurs concurrents. Des exemples d’utilisation intensive, judicieuse et réussie des opportunités existent dans divers secteurs et laissent pas de place aux atermoiements des hésitants et des conservateurs. On peut citer ceux de Starbucks qui utilise les réseaux sociaux pour conduire l’innovation produits avec le site My Starbucks Idea, General Electric qui a regroupé ses forces numériques dans GE Digital et qui se muscle sur le Big Data pour devenir une entreprises d’analyses et se positionner à terme dans le TOP 10 des éditeurs de logiciels, Air France qui a mis les nouveaux usages au cœur de sa stratégie avec une présence sur tous les nouveaux équipements utilisés par ses clients (smartphones, tablettes, montres connectées).

Gare alors aux traînards et aux réfractaires à la révolution numérique ! Ils risquent d’être la proie des nouveaux barbares et subir une mort brutale ou une agonie lente. La transformation digitale, qui est avant tout un changement culturel profond et une véritable affaire de vision et de stratégie, est une exigence de survie pour toute entreprise. Se transformer ou dépérir voire disparaître, telle l’alternative !

Dès lors, il convient pour les entreprises, les organisations, voire les états de prendre conscience de l’importance et l’omniprésence stratégiques du numérique et de se donner les moyens d’en faire un allié pour innover et améliorer la vie de leurs parties prenantes.

Mais attention à la protection des données et à la sécurité des systèmes d’informations, sans lesquels le chaos digital est à portée de clic !

Samba Sène
WISS AFRICA
sambasene@wissafrica.com
_+221 77 638 24 00

(Source : Réussir Business, 17 juillet 2017)


[1] L’Age de la multitude. Nicolas Colin/Henri Verdier

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4358/5322 Régulation des télécoms
  • 357/5322 Télécentres/Cybercentres
  • 3614/5322 Economie numérique
  • 2045/5322 Politique nationale
  • 5322/5322 Fintech
  • 518/5322 Noms de domaine
  • 2406/5322 Produits et services
  • 1463/5322 Faits divers/Contentieux
  • 778/5322 Nouveau site web
  • 5031/5322 Infrastructures
  • 1819/5322 TIC pour l’éducation
  • 190/5322 Recherche
  • 248/5322 Projet
  • 3743/5322 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1901/5322 Sonatel/Orange
  • 1605/5322 Licences de télécommunications
  • 278/5322 Sudatel/Expresso
  • 1192/5322 Régulation des médias
  • 1275/5322 Applications
  • 1068/5322 Mouvements sociaux
  • 1699/5322 Données personnelles
  • 127/5322 Big Data/Données ouvertes
  • 600/5322 Mouvement consumériste
  • 363/5322 Médias
  • 648/5322 Appels internationaux entrants
  • 1638/5322 Formation
  • 195/5322 Logiciel libre
  • 2527/5322 Politiques africaines
  • 1115/5322 Fiscalité
  • 169/5322 Art et culture
  • 635/5322 Genre
  • 1772/5322 Point de vue
  • 1152/5322 Commerce électronique
  • 1477/5322 Manifestation
  • 319/5322 Presse en ligne
  • 126/5322 Piratage
  • 211/5322 Téléservices
  • 903/5322 Biométrie/Identité numérique
  • 302/5322 Environnement/Santé
  • 345/5322 Législation/Réglementation
  • 356/5322 Gouvernance
  • 1754/5322 Portrait/Entretien
  • 147/5322 Radio
  • 746/5322 TIC pour la santé
  • 280/5322 Propriété intellectuelle
  • 60/5322 Langues/Localisation
  • 1122/5322 Médias/Réseaux sociaux
  • 1991/5322 Téléphonie
  • 193/5322 Désengagement de l’Etat
  • 1072/5322 Internet
  • 114/5322 Collectivités locales
  • 420/5322 Dédouanement électronique
  • 1244/5322 Usages et comportements
  • 1042/5322 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 559/5322 Audiovisuel
  • 3776/5322 Transformation digitale
  • 385/5322 Affaire Global Voice
  • 193/5322 Géomatique/Géolocalisation
  • 315/5322 Service universel
  • 668/5322 Sentel/Tigo
  • 177/5322 Vie politique
  • 1529/5322 Distinction/Nomination
  • 35/5322 Handicapés
  • 697/5322 Enseignement à distance
  • 695/5322 Contenus numériques
  • 595/5322 Gestion de l’ARTP
  • 187/5322 Radios communautaires
  • 1807/5322 Qualité de service
  • 435/5322 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5322 SMSI
  • 552/5322 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2947/5322 Innovation/Entreprenariat
  • 1404/5322 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5322 Internet des objets
  • 194/5322 Free Sénégal
  • 835/5322 Intelligence artificielle
  • 199/5322 Editorial
  • 2/5322 Gaming/Jeux vidéos
  • 49/5322 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous