OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2015 > Septembre 2015 > La crise Burkinabé et le rôle des réseaux sociaux

La crise Burkinabé et le rôle des réseaux sociaux

vendredi 25 septembre 2015

Point de vue

Au delà des péripéties et des rebondissements qui mettent à nu le dessous des cartes et la duplicité des certains acteurs des négociations pour ramener la sérénité, considérons la crise Burkinabé comme un jalon de plus dans le processus de maturation des contradictions post coloniales. L’expression des espérances populaires trahies par les élites qui se succèdent à la tête des États africains dessinés à Berlin, sans la présence d’un seul africain, se précise. Le véritable fond du problème étant que, tant que nous n’aurons par restructuré la carte africaine en fonction des dynamiques historiques et sociales de nos identités véritables, nous continuerons à consolider le dispositif d’asservissement du projet colonial et à ramer à contre courant des aspirations de nos peuples.

Au regard du tollé général soulevé au cœur de la jeunesse africaine, par les péripéties de la crise burkinabé, il est heureux de constater la nette progression d’une conscience de plus en plus aiguë des véritables enjeux qui confinent l’Afrique dans un no man’s land politique et économique . Il est, au demeurant, de plus en plus évident que les idéologies importées, présentées, comme libératrices, étaient en fait partie intégrante du mécanisme d’asservissement intellectuel qui a empêché nos élites de fournir un effort intellectuel conséquent pour concevoir des outils de réaction appropriés. Après cinquante cinq ans d’illusions perdues, le temps du réveil est proche et la désapprobation unanime, de ce énième scénario éculé de bâillonnement du Peuple Burkinabé, est un signe que quelque chose de fondamental est en train de changer.

Le rôle des réseaux sociaux, sous ce rapport, mérite que l’on s’y arrête. Il faut se rendre compte que les réseaux sociaux deviennent une arme qu’il nous faut maîtriser et retourner désormais contre tous les ennemis de l’Afrique. Au regard de l’ampleur de la prise en charge du soutien au Peuple burkinabé par le dévoilement au grand jour de toutes les tentatives de détournement de sa volonté, il apparaît que la guerre de libération de l’Afrique se joue désormais dans ces espaces que ne peuvent brider aucune dictature. Il n’est plus besoin de rentrer dans le maquis pour exprimer son opposition à l’ordre établi et le combattre. Les voix traversent les frontières et peuvent converger pour mutualiser les énergies et les moyens en vue de changer l’ordre établi. Les réseaux sociaux sont un « champ de bataille »qui convoque l’intelligence et la créativité. À nous d’investir ce champ avec talent et panache pour engager la mobilisation des africains, et des véritables amis de l’Afrique, en vue de prendre en mains le destin de notre continent.Nous pouvons y partager les idées et les informations, aménager des espaces de fraternité et d’engagement à l’échelle planétaire, construire à partir de la des synergies inédites. Les réseaux sociaux, et plus généralement internet, sont donc une opportunité pour briser les frontières héritées de la colonisation. Il faut s’en saisir. Plus généralement, les NTIC sont des outils auxquels il faut donner du sens pour la construction de l’unité africaine et son développement. Ce sont des contenants dont nous devons définir les contenus dans le sens de la libération des énergies créatrices des africains ayant une haute idée de l’Afrique et déterminés à lui construire un nouveau destin.

C’est l’une des leçons que je tire des récents événements du Burkina-Faso, pays des hommes intègres qui venge encore et encore, Thomas Sankara, en se mobilisant afin que germe la graine du refus qu’il a plantée dans leurs cœurs.

« La patrie ou la mort ! Nous vaincrons ! »disait-il...Thomas hantera encore longtemps le sommeil de ses tortionnaires !

Amadou Tidiane WONE
Ancien Ministre

(Source : Dakar Actu, 25 septembre 2015)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4538/5169 Régulation des télécoms
  • 353/5169 Télécentres/Cybercentres
  • 3460/5169 Economie numérique
  • 1885/5169 Politique nationale
  • 5109/5169 Fintech
  • 527/5169 Noms de domaine
  • 1939/5169 Produits et services
  • 1521/5169 Faits divers/Contentieux
  • 768/5169 Nouveau site web
  • 5169/5169 Infrastructures
  • 1797/5169 TIC pour l’éducation
  • 193/5169 Recherche
  • 246/5169 Projet
  • 3455/5169 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1861/5169 Sonatel/Orange
  • 1645/5169 Licences de télécommunications
  • 286/5169 Sudatel/Expresso
  • 1033/5169 Régulation des médias
  • 1290/5169 Applications
  • 1075/5169 Mouvements sociaux
  • 1681/5169 Données personnelles
  • 151/5169 Big Data/Données ouvertes
  • 609/5169 Mouvement consumériste
  • 362/5169 Médias
  • 657/5169 Appels internationaux entrants
  • 1646/5169 Formation
  • 94/5169 Logiciel libre
  • 2200/5169 Politiques africaines
  • 1010/5169 Fiscalité
  • 168/5169 Art et culture
  • 605/5169 Genre
  • 1870/5169 Point de vue
  • 1144/5169 Commerce électronique
  • 1486/5169 Manifestation
  • 320/5169 Presse en ligne
  • 126/5169 Piratage
  • 206/5169 Téléservices
  • 1026/5169 Biométrie/Identité numérique
  • 317/5169 Environnement/Santé
  • 395/5169 Législation/Réglementation
  • 373/5169 Gouvernance
  • 1818/5169 Portrait/Entretien
  • 144/5169 Radio
  • 786/5169 TIC pour la santé
  • 280/5169 Propriété intellectuelle
  • 58/5169 Langues/Localisation
  • 1096/5169 Médias/Réseaux sociaux
  • 2079/5169 Téléphonie
  • 193/5169 Désengagement de l’Etat
  • 1050/5169 Internet
  • 120/5169 Collectivités locales
  • 424/5169 Dédouanement électronique
  • 1265/5169 Usages et comportements
  • 1044/5169 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 559/5169 Audiovisuel
  • 3321/5169 Transformation digitale
  • 389/5169 Affaire Global Voice
  • 175/5169 Géomatique/Géolocalisation
  • 349/5169 Service universel
  • 665/5169 Sentel/Tigo
  • 181/5169 Vie politique
  • 1636/5169 Distinction/Nomination
  • 34/5169 Handicapés
  • 708/5169 Enseignement à distance
  • 730/5169 Contenus numériques
  • 591/5169 Gestion de l’ARTP
  • 178/5169 Radios communautaires
  • 1851/5169 Qualité de service
  • 472/5169 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5169 SMSI
  • 478/5169 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2744/5169 Innovation/Entreprenariat
  • 1354/5169 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5169 Internet des objets
  • 171/5169 Free Sénégal
  • 814/5169 Intelligence artificielle
  • 204/5169 Editorial
  • 11/5169 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5169 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous