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La Banque mondiale recommande une série de réformes aux pays du Sahel pour accélérer la révolution numérique

vendredi 5 mai 2017

Dans son dernier rapport consacré à la situation économique des pays du Sahel, la Banque Mondiale pointe l’insuffisance de l’accès aux technologies de l’information et de la communication et appelle à réformer ce secteur en priorité.

Pour la Banque Mondiale, le constat est sans appel : la révolution des technologies de l’information et de la communication (TIC) n’a pas encore atteint les pas du Sahel. Dans son dernier rapport intitulé « Promouvoir la révolution numérique en Afrique subsaharienne : quel rôle pour les réformes » l’institution souligne le retard pris par la région.

La Guinée, le Mali, le Niger, la République centrafricaine et le Tchad accusent un retard particulièrement important. Dans ces pays, la part de la population disposant d’une connexion mobile fonctionnelle ne dépasse pas 64%, contre une moyenne de 71% sur l’ensemble de l’Afrique subsaharienne, et 95% à l’échelle mondiale.

La téléphonie mobile, moteur de croissance

Or les services offerts par la téléphonie mobile sont un moteur de croissance : outre les appels, le téléphone portable permet d’effectuer des transferts d’argent ou des paiements.

C’est pourquoi la Banque Mondiale appelle ces pays à poursuivre les réformes démarrées au début des années 2010, qui visaient à adapter les systèmes juridiques et réglementaires aux nouveaux services offerts par l’internet haut débit et les opérateurs mobiles virtuels, sans oublier la protection des données et la cyber-sécurité.

Réformer pour réduire les coûts

Ces réformes sont indispensables pour étendre l’accès à la téléphonie mobile dans ces pays. Selon la Banque Mondiale, elles permettraient de réduire les coûts de la téléphonie, encore prohibitifs pour une partie de la population. Sans cela, impossible de développer des services de paiement par mobile ou d’internet haut débit.

Pour pallier ce problème, la Banque Mondiale propose une série de mesures à mettre en oeuvre de manière prioritaire, comme l’amélioration des conditions de concurrence entre les opérateurs de téléphonie mobile, l’utilisation des ressources des fonds de services universel afin d’atteindre les personnes n’ayant pas accès au mobile ou l’instauration d’une fiscalité plus performante qui pourra être mis au service de la croissance du secteur.

Charles Bouessel du Bourg

(Source : Jeune Afrique, 5 mai 2017)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 11 081 424 abonnés Internet

  • 10 817 325 abonnés 2G+3G+4G (97,62%)
    • 2G : 33,28%
    • 3G : 54,50%
    • 4G : 12,13%
  • 97 453 clés et box Internet (0,88%)
  • 145 964 abonnés ADSL/Fibre (1,341%)
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  • 2729 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 825

- Taux de pénétration des services Internet : 70,46%

(ARTP, 30 juin 2019)

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- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
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- 236 665 lignes résidentielles (77,08%)
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- 91 lignes publiques (0,03%)
- Taux de pénétration : 1,952%

(ARTP, 30 juin 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 201 494 abonnés
- Taux de pénétration : 109,38%

(ARTP, 30 juin 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)