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L’intersyndicale de la SONATEL réclame l’arrêt du projet ANO de France-Télécom

vendredi 27 mai 2016

C’est dans un mois, le début des négociations entre l’Etat du Sénégal et la Sonatel pour le renouvellement de la convention de concession qui expirera en juillet 2017. Face à la presse, hier, l’intersyndicale de la Sonatel a invité les autorités sénégalaises à ne pas céder au projet d’externalisation du cœur du réseau du groupe Sonatem dénommé Ano.

Voilà un peu plus de trois ans que l’intersyndicale de Sonatel se bat pour barrer la route à France Telecom dans le déploiement d’un projet « sournois » appelé Ano. Un vaste projet qui a pour objectif final, le « démantèlement, l’externalisation et la mutualisation de l’exploitation du cœur réseau du groupe Sonatel ». Après avoir déposé une plateforme revendicative, dont le premier point concerne l’arrêt de ces projets dits de transformation, l’intersyndicale de la Société national es telecommunication du Sénégal (Sonatel) n’a pas baissé ses ardeurs.

Face à la presse, hier, en marge des négociations entre l’Etat du Sénégal et la Sonatel pour le renouvellement de la convention de concession qui expirera en juillet 2017, Boubacar Sarr et ses camarades ont dit leur détermination à aller jusqu’au bout. « Normalement, dans la configuration du Conseil d’administration, il y a 6 Sénégalais et 4 Français. Donc, l’Etat ne devrait pas avoir un problème de majorité pour faire imposer sa volonté. Mais, malheureusement, qui représente l’Etat ? Qui croit–on être Sénégalais ? », s’interroge Cheikh Ibrahima Ndiaye, un des membres actifs de l’intersyndicale.

« Nous ne l’accepterons jamais »

Très déçu de ces représentants Sénégalais au niveau du Conseil d’administration de Sonatel, Ibrahima Ndiaye prévient : « L’ancien Dg de la Sonatel ne peut être considéré comme Sénégalais, car il est nommé conseiller du Pca. Ce qui prouve qu’il s’est rangé aux côtés des Français, défendant dans ce sens les intérêts des Français. Alors que ces derniers nous amadouent en nous qualifiant de nullards juste pour faire passer ce projet qui va causer la perte de notre souveraineté dans le secteur de la télécommunication. Nous ne l’accepterons jamais ».

Boubacar Sarr, le Secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Sonatel, quant à lui, a invité l’Etat à ne surtout pas céder à la pression française sur ce projet « sournois », lors de ses prochaines négociations avec France Telecom. « L’Etat n’a qu’à prendre les bonnes décisions et ne doit pas se précipiter. Il doit maîtriser les contours afin que le règlement se passe dans les règles de l’art. Ça doit être le moment de poser le bilan dans le secteur des télécommunications. Que l’Etat en discute avec tous les acteurs de la société civile, tout en tenant compte du standing de notre intersyndicale pour qu’on puisse tenir notre rang et participer aux négociations », a-t-il lancé.

« L’ancien Dg de la Sonatel s’est rangé aux côtés des Français »

« La préservation des intérêts du Sénégal est le minimum que l’on peut attendre de notre Etat. Nous ne comprenons pas que l’Etat, fort de la détermination des travailleurs de Sonatel, des centrales syndicales, de la société civile, du peuple sénégalais, à s’opposer à ce néo-colonialisme, nommé très cupidement projets de transformation, ne démontre pas plus de détermination à arrêter France-Télécom », a déploré Boubacar Sarr. Venu preter main forte à l’intersyndicale de la Sonatel, Lamine Fall, Secrétaire général adjoint de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), a dénoncé ce laxisme de l’Etat face à France Telecom. « L’Etat hésite encore pour faire face à la multinationale Orange qui est en train de bafouer notre souveraineté. C’est inconcevable pour un Etat souverain. Le moment est venu pour que l’Etat joue pleinement son rôle, sans crainte d’une quelconque puissance étrangère. L’intersyndicale de Sonatel, avec l’ensemble des forces vives de la Nation, va entamer dans les prochains jours son second plan d’actions contre ces projets d’externalisation », a prévenu Lamine Fall.

(Source : Flash Actu, 27 mai 2016)

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